Masters Of Horror
Posté le 14.10.2007 par nobodycares
C'est Takashi Miike qui s'y colle pour le dernier épisode de cette première saison des "Masters Of Horror". Le réalisateur prolifique est capable de quelques fulgurances, mais il livre le plus souvent des films bancals et médiocres.
On ne savait donc pas bien à quoi s'attendre avec ce "Imprint" mais le fait que l'épisode ait été interdit de diffusion à télévision américaine du fait de sa violence graphique attisait forcément la curiosité.
L'action de "Imrpint" se déroule dans le Japon du milieu du XIXème siècle et plus particulièrement dans un bordel dans lequel a atterrit un Américain à la recherche de son amour perdu nommé Komomo.
Le premier constat que l'on peut faire c'est que c'est effectivement très violent, on comprend tout de suite pourquoi l'épisode ne fut pas diffusé, c'est gore, c'est Miike quoi !
L'histoire, bien qu'étant très simple, est vraiment très efficace, on ne voit pas le temps passé et l'atmosphère mystérieuse qui règne tout le long de l'épisode est vraiment très bien rendue.
Miike livre une mise en scène très ample et fluide, c'est peut-être une de ses plus grandes réussites de ce côté-là. La photographie de Toyomichi Kurita est sans aucun doute la grande force de "Imprint" chaque plan vraiment magnifié par l'éclairage et les différents filtre utilisés. La séquence d'introduction sur le fleuve est à ce titre un petit bijou, c'est splendide.
La musique de Kôji Endô est classique, mais fonctionne très bien.
Mais là où ça se gate un peu, c'est au niveau de l'interprétation, Billy Drago est absolument insupportable. Tout ce qu'il dit sonne faux, il en fait des tonnes et au final, il n'est pas du tout crédible, vraiment horrible.
Et le fait d'avoir fait s'exprimer tous les Japonais du cast en anglais est une erreur fatale, car si certains s'en sortent bien, la plupart du temps on a tout de même la lourde impression que les acteurs débitent phonétiquement des dialogues qu'ils ont apprit par coeur, c'est vraiment dommage.
Ce "Imprint" aurait donc put être un excellent épisode s'il n'avait pas été autant gâché par une interprétation générale plus que médiocre.
5/10
Posté le 27.09.2007 par nobodycares
Episode signé John Mcnaughton, réalisateur de l'excellent "Henry : Portrait Of A Serial Killer".
Ce n'est pas mauvais, mais ça ne m'a pas passionné non plus.
Une histoire de Necromancie mélangée à un film d'époque. Toute la première partie et bonne mais ça tombe un peu trop dans le grand-guignol à la fin.
La mise en scène est bonne sans être originale non plus. Mcnaughton fait ce qu'il faut mais jamais on ne ressent quoique ce soit devant son épisode.
Les acteurs sont eux plutôt très bon dans l'ensemble, mais aucun des personnages n'est vraiment intéressant. Ils sont tous à peine effleurés et au final, on ne parvient ni à s'identifier ni à s'attacher à l'un d'entre eux. Par contre Leela Savasta cartonne, ceux qui ont vu l'épisode comprendront :-D.
Voilà, rien à rajouter un épisode anonyme, pas mauvais mais bien fade.
5,5/10
Posté le 16.09.2007 par nobodycares
Épisode mineur d'un réalisateur qui l'est tout autant.
"Pick Me Up" un des seuls épisodes de la série qui ne fait pas intervenir le fantastique, c'est une histoire de tueurs en série, et oui, tueurs au pluriel.
Le tout se laisse suivre sans trop de déplaisir et ce notamment grace au second degré présent tout le long.
La mise en scène de Larry Cohen est classique, mais plaisante, il n'en fait jamais trop et se contente de suivre ses personnages avec application.
Les acteurs sont corrects sans plus, aucun de sort vraiment du lot.
"Pick Me Up" est donc un épisode qui se laisse gentiment suivre mais qui ne marquera certainement pas les esprits tant il paraît transparent.
6/10
Posté le 13.09.2007 par nobodycares
Lucky McKee, réalisateur du génial "May" choisit de traiter son épisode de façon totalement décalé. C'est sur le ton de la comédie qu'il va nous conter cette histoire d'insecte bizarre sur fond de lesbianisme, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il confirme après "May" qu'il fait vraiment parti des ténors de la nouvelle génération.
Son épisode est en effet une réussite totale, l'humour très particulier ne plaira pas à tout le monde, mais moi j'ai adoré !
Lucky McKee est donc aussi à l'aise dans le domaine comico-fantastique que dans celui de l'horreur pur, mais la grosse satisfaction de "Sick Girl" vient sans aucun doute de l'interprétation d'Angela Bettis. Celle-ci est en effet hilarante tout le long, tantôt touchante tantôt bizarre, elle reste par contre attachante quelle que soit la situation, la charme à l'état pur, un rayon de soleil dans le monde des "Masters Of Horror".
Sa co-star Erin Brown ne démérite pas, mais elle est clairement en dessous du niveau de Bettis.
Mais leur couple fonctionne très bien, on passe un agréable moment, on rit et on ne voit pas le temps passer.
Et la cerise sur la gâteau c'est que les scènes horrifiques sont très réussies aussi, Mckee exploite à merveille le potentiel repoussant de nos amis les insectes et termine son épisode sur du grand-guignol tout à fait assumé, c'est assez jouissif !
Ce "Sick Girl" est donc un épisode original et rafraîchissant qui confirme tout le talent de Lucky Mckee et sa capacité à diriger Angela Bettis à la perfection, vraiment très bon.
9/10
Posté le 09.09.2007 par nobodycares
Épisode médiocre, je ne m'entendrai pas des heures dessus.
Alors déjà inviter William Malone dans une série qui s'appelle "Masters Of Horror" c'est un peu se foutre de la gueule du monde.
Ensuite cet épisode est pour l'instant le plus plat de tous, c'est largement mieux que la purge d'Hooper, mais qu'est ce que c'est plat !!
Prévisible de bout en bout, on en viendrait presque à penser que Malone en plus d'être un réalisateur au mieux moyen, est aussi un paresseux.
Alors O.K les acteurs font ce qu'il faut, O.K la mise en scène est fluide, mais le tout manque sérieusement de punch. Une succession de scènes prévisibles, le suspense est totalement absent et au final, on s'en fout un peu de Johnny et de tout ce qui gravite autour de lui.
Voilà, avec ce "Fair Haired Child", William Malone confirme qu'il fait partie des "Anonymous Of Horror", pas des "Masters".
4/10
Posté le 07.09.2007 par nobodycares
Le bruit d'une bobine de film qui tourne, le titre "John Carpenter's Cigarette Burns" qui apparaît, une musique angoissante et fascinante à la fois qui commence et là la première image de l'épisode : un projecteur.
John Carpenter est de retour, et quel retour mes amis !!!!
La première phrase de son épisode pour ces "Masters Of Horror" m'a mis les larmes aux yeux, carrément, une simple petite phrase, mais mise dans le contexte de ce retour derrière la caméra d'une de mes idoles, forcément ça me fait fondre.
"Film is magic, and in the right hands, a weapon."
Voilà, tout est dit, chacun dira ce qu'il voudra sur Carpenter mais cela ne changera rien, il est grand, immense même, un point c'est tout !!!
Et en plus d'être un épisode exceptionnel ce "Cigarette Burns" est purement et simplement le meilleur "film" de Carpenter depuis "In The Mouth Of Madness", c'est miraculeux.
Et l'ironie est d'autant plus grande que "Cigarette Burns" est une déclaration d'amour sans concessions au cinéma.
Alors le réalisateur maudit, boudé par les studios et le plus souvent par le public, qui réaffirme tout son amour pour le cinéma et plus particulièrement pour le cinéma de genre et qui le fait à la télévision, ça a le mérite de faire sourire et surtout de faire plaisir.
Alors comme c'est de la télévision, Carpenter est forcé d'abandonner le cinémascope qu'il maîtrise tant, pour s'essayer durant cette heure de pur bonheur au format hybride qu'est le 1.78.
Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il brille toujours autant malgré ce format, c'est bien entendu beaucoup moins classieux et impressionnant que du scope, mais il livre un épisode virtuose, maîtrisé et surtout il adapte magnifiquement ses cadrages légendaires au format, c'est génial.
Et la deuxième grande force de ce "Cigarette Burns" c'est bien entendu cette ambiance si "Carpenterienne" qui pèse sur le film tout le long, c'est délicieusement paranoïaque.
Cette histoire de film maudit est véritablement passionnante et ce "La fin absolue du monde" inventé de toutes pièces devient presque hypnotique, à la fois intriguant et terrifiant.
La musique de Cody Carpenter (le fiston) magnifique, vraiment excellente, et elle contribue grandement à installer cette ambiance dont je parlais plus haut.
Et enfin parlons du casting, je ne m'étendrais pas des heures, mais sachez qu'ils sont tous excellents, mais avec une mention spéciale pour le mythique Udo Kier, ce dernier nous offre de plus une des scènes les plus hallucinantes qu'il m'est été donné de voir, une utilisation très particulière d'un projecteur que Cronenberg n'aurait certainement pas renié.
Au final ce "Cigarette Burns" gagne la palme du meilleur épisode de la série jusqu'à maintenant et prouve que Carpenter n'a pas encore dit son dernier mot et ça vous ne pouvez pas imaginez à quel point ça me réjouit.
LONG LIVE "BIG JOHN" !!!
10/10
Posté le 01.09.2007 par nobodycares
Troisième très bon épisode, et cette fois-ci c'est John Landis qui s'y colle.
Landis, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le réalisateur du merveilleux "An American Werewolf In London" ou bien encore du cultissime clip de Michael Jackson "Thriller".
"Deer Woman" raconte donc, comme son nom l'indique, une enquête sur des meurtres atroces commis par… une femme-biche !
John Landis livre encore une fois une œuvre ultra-divertissante, il injecte une grosse dose d'humour dans son récit et traite cette histoire surréaliste avec une classe folle. Les scènes à la morgue, pourtant toutes horribles, sont hilarantes, et il en va de même pour tout l'épisode.
Landis arrive à instaurer une ambiance vraiment originale à son épisode, alors c'est clair que ça laissera certainement quelques spectateurs sur le bord de la route, mais moi j'aime vraiment beaucoup.
Au niveau des acteurs, c'est la grande classe, Brian Benben est excellent, tout en second degré, il interprète ce flic bourré de cynisme, un peu pince-sans-rire, très bon, vraiment très bon.
Anthony Griffith est, lui aussi, parfait, dans un rôle diamétralement opposé à celui de Benben.
Leur duo fonctionne vraiment très bien et l'on est même déçu que cela ne dure qu'une heure !
Et puis c'est la première apparition à l'écran de Cinthia Moura, alors on ne jugera pas ses talents d'actrice sur ce rôle muet, mais qu'est ce qu'elle est belle !! J'en bave encore !
"Deer Woman" est donc un épisode très fun et très réussit, bravo à John Landis et l'on est content que ces "Masters Of Horror" décollent enfin avec trois excellents épisodes sur sept, la balance commence à s'équilibrer.
8/10
Posté le 25.08.2007 par nobodycares
ATTENTION, CHEF-D'ŒUVRE !!!!
Quel pied mes amis, mais quel pied !!!
Ce sixième épisode de ces inégaux "Masters Of Horror" est signé par un réalisateur finalement plus connu pour ses divertissements familiaux que pour ses opus horrifiques.
C'est donc Joe Dante qui nous livre ce "Homecoming" et que dire si ce n'est qu'il signe un grand chef-d'œuvre, mais vraiment immense !!
Et c'est bien une parodie qui gagne la palme du meilleur des six premiers épisodes, "Homecoming" ou quand les soldats américains morts au combat reviennent zombifiés pour remplir une mission de la plus haute importance : VOTER !!!
Génial, c'est le premier mot qui vient à la bouche devant ce petit bijou, d'un pitch très astucieux mais aussi très délicat, Jœ Dante nous livre une merveille d'humour caustique, un épisode dont le cynisme et l'intelligence donnent carrément des frissons !
C'est donc brillant de bout en bout, du début avec cette émission politique magnifiquement parodiée, à cette fin extraordinaire, "Homecoming" enchaîne, minute après minute, des morceaux de bravoure tous plus brillants les uns que les autres.
Jœ Dante pilone les médias et les politiciens avec une efficacité et un humour redoutables, tout le monde en prend pour son grade, tous les gags font mouche et au final, on reste abasourdi par tant de justesse, et tout ça en moins d'une heure, c'est juste génial.
La mise en scène du père Dante est toujours aussi parfaite, il maîtrise parfaitement l'outil parodique et réalise plan après plan un de ses meilleurs opus. On retrouve le grand réalisateur qui nous avait offert les géniaux "Gremlins" ou encore "Explorers", il est plus en forme que jamais et même si c'est à la télévision, le voir revenir à un tel niveau d'excellence fait forcément un bien fou. Il parvient même à placer un clin d'œil à ses deux brillants collègues que sont Jacques Tourneur et Geaorge A.Romero, je n'en dis pas plus, mais sachez que c'est assez jouissif !
Au niveau du casting, c'est là aussi exceptionnel, Jon Tenney dans le rôle principal est excellent, mais la palme de l'épisode revient à Thea Gill qui nous offre un personnage anthologique !
Le prototype parfait de la républicaine sans morale, carrièriste, anthipathique enfin bref la garce que l'on adore détester, elle est fantastique, vraiment, un grand coup de chapeau.
Il y a encore 1001 raisons qui font de ce "Homecoming" une œuvre exceptionnelle, mais je vous laisse les découvrir, car il est évident qu'il FAUT ABSOLUMENT VOIR CE PETIT BIJOU !!
Si vous n'êtes pas totalement conquit, je vous rembourse !!
10/10
Posté le 23.08.2007 par nobodycares
Je ne m'attarderais pas trois heures sur cet épisode, il est bon, mais le problème, c'est que Mick Garris n'a rien d'un "Master" et que le pitch de ce "Chocolate" n'a rien d'horrifique.
C'est donc un opus plus fantastique qu'horrifique que nous offre Garris, une histoire de double vue déjà maintes et maintes fois abordée, notamment dans un épisode d'X-files (on ne se refait pas :-D).
La mise en scène de Garris est très classique, c'est efficace, mais ça manque de vie.
Les acteurs sont bons, Henry Thomas hérite du rôle le plus développé de l'épisode, mais comme la réalisation, sa prestation manque clairement d'amplitude.
Ce "Chocolate" est donc un épisode banal, parfaitement maîtrisé et exécuté, mais qui manque clairement de saveur et surtout qui ne s'intègre pas du tout au concept de la série et c'est d'autant plus incompréhensible que Mick Garris en est le créateur.
5/10
Posté le 21.08.2007 par nobodycares
Après le fiasco complet de l'opus Hooperien, je ne savais plus quoi attendre de ce "Jenifer", d'un côté il est réalisé par le VRAI maître de l'horreur, mais de l'autre on n'est pas à l'abri d'un plantage complet comme celui de "Dance Of The Dead".
C'est donc avec une grande appréhension que j'ai commencé à matter l'épisode, et dès les premières minutes, tous les doutes se sont envolés, Argento n'a lui rien perdu de sa superbe !!
Jenifer c'est donc le nom de cette "femme", plus monstrueuse qu'humaine, qu'un flic sauve pendant sa pause-déjeuner. Il l'hébergera ensuite chez lui pour découvrir que son aspect horrifique ne s'arrête pas à son seul physique.
À partir de ce pitch simple mais efficace, Argento nous livre un petit bijou du genre, sa mise en scène est toujours aussi reconnaissable et dès le premier plan dans la voiture, on sait qu'on est entre de bonnes mains.
C'est limpide, fluide, plein de style et d'idées et c'est surtout extrêmement efficace. Les scènes chocs fonctionnent à 200 % et le personnage de Jennifer est vraiment réussi.
Carrie Flemming nous offre une interprétation exceptionnelle dans un rôle qui était pourtant loin d'être évident. Elle ne parle pas, mais elle arrive à nous attendrir et à nous horrifier à tour de rôle, c'est vraiment une grande performance pour un grand personnage.
Steven Weber est, lui aussi, excellent. En plus d'avoir cosigné le scénario, celui-ci interprète le personnage de Frank Spivey à la perfection.
Et pour couronner le tout, la musique de l'immense Claudio Simonetti, compositeur attitré du maître, est absolument extraordinaire. La partition principale est d'une simplicité et d'une efficacité redoutables, l'aspect "comptine" de la musique la rend d'autant plus effrayante, et le rythme du chant de la petite fille rappelle fortement celui du chant de la sorcière du mythique "Suspiria", rien que ça !!
Avec son "Jenifer", Dario Argento nous offre un épisode d'une grande classe, excellent de bout en bout, il est de plus le premier à vraiment faire honneur à son rang de "Master Of Horror" !
9/10