Créer un blog Présentation

Nom du blog :
nobodycares
Description du blog :
Il doit faire à peu près 1 mètre 80, 75 kilos, les yeux bleux et les cheveux bruns. Beau gosse quoi!
Catégorie :
Blog Cinéma
Date de création :
01.05.2007
Dernière mise à jour :
26.02.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· 24 (4)
· Arrested Development (3)
· Battlestar Galactica (4)
· C.S.I. (15)
· Californication (12)
· Desperate Housewives (16)
· Dexter (12)
· Films 0-9 (8)
· Films A-F (55)
· Films G-L (36)
· Films M-S (50)
· Films T-Z (45)
· Grey's Anatomy (15)
· Heroes (15)
· Littérature (3)
· Lost (11)
· Masters Of Horror (16)
· Nip/Tuck (14)
· Paranoia Agent (1)
· Prison Break (12)
· Pushing Daisies (11)
· Studio 60 (5)
· The Office (1)
· The Shield (3)
· The West Wing (7)
· The Wire (8)
· Veronica Mars (4)
· Wonderfalls (1)

Navigation

Accueil
Livre d'or nobodycares
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Desperate Housewives s04e09 Something's Coming
· Dexter s02e05 The Dark Defender
· Rescue Dawn
· Dexter s02e10 There's Something About Harry
· Grey's Anatomy s04e10 Crash Into Me: Part 2
· Prison Break s03e05 Interference
· Desperate Housewives s04e08 Distant Past
· Heroes s02e11 Powerless
· Grey's Anatomy s04e09 Crash Into me Part I
· Dexter s02e06 Dex, Lies And Videotapes

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

interessant
01.05.2008
Futu-RAMA lol
30.03.2008
Je vais te gronder
30.03.2008
l_superval_l@hotmail.fr
27.03.2008
Vous avez du bol
27.03.2008
Puréee
09.03.2008
merci
02.03.2008
bonjour
23.02.2008
salut
20.02.2008
bonjour
20.02.2008
EcrireSonLivre
18.02.2008
un peu dure !
15.02.2008
Superman Returns
15.02.2008
HEROES
15.02.2008
futurama
15.02.2008
Bien
15.02.2008
yes
14.02.2008
Alien 3
11.02.2008
En accord avec toi...
07.02.2008
AAAAHHHH
18.01.2008
RSS

Blogs 17 à découvrir :

· cineznick
· filmced
· passiondurohan
· rocky20
· david16
· allbollywood
· moumoursmimi
· cinemaforever0o0
· voyageauboutdelecran
· alexfaitsoncinema

Films T Z

The Chronicles Of Riddick

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Fort du succès critique de son "Pitch Black", David Twohy s'est vu confier un budget cinq fois plus important pour en réaliser la suite. "The Chronicles Of Riddick" se déroule donc cinq ans après le fin de "Pitch Black", Riddick est toujours en exil et poursuivi par des chasseurs de primes, il va aussi très vite découvrir qu'il est une sorte "d'élu" qui est censé sauver la race humaine qui est sous la menace d'un race/secte : les Necromongers.
Pour tout vous dire, je n'ai pas grand-chose à dire sur le film, c'est du space opera assez classique, ça se laisse regarder sans trop de déplaisir, mais on est loin de la fraîcheur et de l'originalité de "Pitch Black".
La mise en scène de Twohy est très inégale, il tombe parfois un peu trop dans la surenchère et certaines scènes d'action, particulièrement au début, sont un peu brouillonnes, mais dans l'ensemble c'est plutôt bien, on sent toujours ce soucis du cadre et cette recherche du plan originale, alors ça ne fait pas toujours mouche, mais il a au moins le mérite d'essayer.
Techniquement le film est magnifique, les décors sont splendides et les planètes ont toutes leur personnalité, et puis les effets spéciaux sont, dans l'ensemble, parfaitement maîtrisés.
Les acteurs sont très moyens, Vin Diesel est toujours charismatique, mais autour de lui ce n'est franchement pas terrible. Je pense notamment à Thandie Newton, il faut qu'elle arrête, c'est juste pas possible, elle enchaîne les performances catastrophiques, elle en fait des tonnes et ça sonne affreusement faux, elle gâche toutes les séquences qui la mettent en scène, horrible !!
Voilà, je n'ai rien d'autre à ajouter, un film dispensable, quelques scènes sympathiques, mais ça n'a plus grand-chose à voir avec "Pitch Black", les capacités "oculaires" de Riddick n'étant, par exemple, pratiquement pas exploitées, un film anecdotique.

5/10

The Darjeeling Limited

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Wes Anderson est un des réalisateurs qui me touche le plus, je ne peux pas l'expliquer, mais à chaque fois que je regarde un de ses films, j'ai l'impression très agréable qu'il a été fait juste pour moi. J'ai vu, et aimé, tous ses films, avec une grosse préférence pour ses deux immenses chefs-d'œuvre que sont "Rushmore" et "The Royal Tenebaums".
Trois ans après "The Life Aquatic With Steve Zissou", Anderson est donc de retour avec ce "The Darjeeling Limited" qui conte le périple de trois frères qui ne s'étaient plus parlé depuis l'enterrement de leur père il y a un an. Les trois frères Whitman se retrouvent à bord d'un train qui traverse l'Inde à la manière de l'Orient Express: le Darjeeling Limited.
C'est à peu près tout ce que j'ai d'objectif à raconter sur le film, c'est du Wes Anderson pur jus et ça m'a donc encore une fois touché en plein cœur, je ne sais pas comment il fait, mais pour le moment ça marche à tous les coups.
Le mélange si particulier du tragique et du burlesque, l'utilisation si particulière de la musique, les personnages décalés et immensément touchants et surtout ces constantes ruptures dans le ton, tout me parle, je ne peux pas l'expliquer avec des mots, mais j'ai encore une fois pleuré.
La mise en scène est toujours aussi maîtrisée, les multiples plans-séquences, les travellings latéraux et les petits mouvements fluides sont bien présents et le style Wes Anderson est immédiatement reconnaissable, que l'on aime ou pas, il est indéniable que le réalisateur possède une personnalité unique et que l'on sait instantanément que l'on est devant l'un de ses films.
Les acteurs sont parfaits, on retrouve la "grande famille" du réalisateur, à commencer par Owen Wilson qui trouve encore une fois un rôle qui lui sied parfaitement, c'est bien chez Anderson qu'il est le plus à l'aise, cela transparaît dans chacune de ses scènes. On retrouve également Jason Schwartzman qui avait fait ses grands débuts dans "Rushomre", les habituels Bill Murray, Anjelica Huston ou bien encore l'inénarrable Kumar Pallana, inutile de préciser qu'ils sont tous énormes.
Le "petit" nouveau n'est autre que l'excellent Adrien Brody, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il se fond dans la masse avec une facilité déconcertante. Son regard de "chien battu" colle à merveille avec le personnage et il a su capté toute l'essence des personnages "Andersonien", un membre de plus dans la famille en quelque sorte.
Les seconds rôles Indiens sont tous parfaits, en particulier le génial Waris Ahluwalia et la très charmante Amara Karan.
Voilà, je crois que je vais m'arrêter là, la B.O. est parfaite, mais c'est une habitude, la photographie aussi etc. etc ...
"The Darjeeling Limited" est donc dans la plus pure tradition des films de Wes Anderson, si vous n'avez pas aimé ses premiers opus, passez votre chemin, sinon c'est que du bonheur.
Et pour ceux qui n'auraient pas encore tenté l'expérience Wes Anderson, je ne peux que les encourager à sauter le pas, ça mérite au moins un coup d'œil.

10/10

"I wonder if the three of us would've been friends in real life. Not as brothers, but as people." Jack Whitman

The Assassination Of Jesse James By The Coward Robert Ford

Posté le 11.02.2008 par nobodycares
Je connais un mec qui clamait partout que "Zodiac" c'était le film de l'année 2007, il avait tort, il disait ça tout simplement parce qu'il n'avait pas encore vu cet immense chef-d'œuvre qu'est "The Assassination Of Jesse James By The Coward Robert Ford" !!
Ce n'est que le deuxième film d'Andrew Dominik, celui-ci nous avait déjà offert "Chopper" en 2000, je ne l'ai pas vu, mais je vais rectifier cela au plus vite, si ça arrive ne serait-ce qu'à la cheville de son second film, ça sera déjà très bien.
Tout est dans le titre, l'événement principal du film, les deux personnages centraux et un petit "coward" (lâche) en plus pour Robert Ford, un titre à l'image du film : parfait !!
Jesse James étant un personnage mythique et donc maintes et maintes fois abordé au cinéma, il fallait vraiment une approche radicalement différente de tout ce que l'on avait vu jusqu'ici pour être véritablement intéressant. Et c'est bien là le gros coup de génie du film, se focaliser sur l'homme derrière la légende et surtout sur son bourreau qui est, sans aucune hésitation, le personnage le plus fascinant du film.
Et pour nous conter cette "chronique d'une mort annoncée", Andrew Dominik prend son temps, le film s'étale sur 2h40, il s'envole souvent vers le contemplatif et atteint des sommets de beauté que l'on croyait inaccessibles. Car la première chose qui saute aux yeux dès les premières minutes du métrage, c'est bien entendu cette hallucinante beauté formelle qui, alliée à la partition majestueuse de Warren Ellis, nous met les larmes aux yeux dès le plan d'ouverture.
La photographie de Roger Deakins, le directeur photo attitré des frères Coen, est peut-être une des plus belles jamais vu à l'écran, on a l'impression qu'il a travaillé chaque plan comme si c'était un tableau de maître, les éclairages sont magistraux, le choix des teintes est, en plus de varié selon l'humeur des personnages, d'une justesse affolante et on s'émerveille chaque seconde un peu plus devant tant de beauté. Les plans dans la neige sont particulièrement réussis, l'arrivée de Jesse James chez Éd à cheval et vu par une petite lucarne est, par exemple, à couper le souffle, la mélancolie est presque palpable, à vous briser le cœur à tous les coups, rien que d'y repenser j'en ai des frissons.
Et puis la mise en scène de Dominik est d'une autre planète, je ne pense pas que son film soit de ce niveau parce que si c'était le cas, il serait bien plus connu que cela. Ce n'est que son deuxième long-métrage, mais je crois bien que l'on tient ici son œuvre ultime, il va être difficile de faire mieux ou même de réitérer un tel tour de force. C'est bien simple, je n'y vois aucun défaut, chacun des plans est parfait, les mouvements sont rares et donc précieux, mais ils ne sont jamais vains, on sent une immense maîtrise et surtout une réflexion longuement mûrie derrière chacune des scènes du film, une sorte d'état de grâce, je m'incline.Il arrive de plus à installer une tension suffocante durant tout le long de son film, il ne se passe jamais grand-chose, mais on est toujours en état d'alerte, un film lent et pas long, il prend son temps et il a bien raison. Il suffit de voir la scène qui donne son titre au film, j'ai pleuré, tout en économies, c'est simple, mais c'est d'une profondeur et surtout d'une tristesse infinies.
Et puis les deux acteurs principaux sont immenses, Brad Pitt trouve ici le rôle de sa vie, je crois qu'il surpasse même Tyler Durden, il était né pour jouer ce rôle, c'est une évidence qui transparaît à chaque instant. Et puis on ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec sa vie, le mec dépassé par son image et sa légende, parfois épuisé physiquement et psychologiquement de devoir être constamment à la hauteur de sa réputation, c'est l'osmose parfaite d'un acteur et de son personnage.
Mais la grosse claque, c'est clairement le jeune Casey Affleck, on l'avait déjà aperçu dans de multiples seconds rôles et souvent dans des films médiocres et jamais on ne l'aurait attendu à un tel niveau. Il incarne un personnage complexe et bouleversant, toujours dans l'ombre du grand Jesse James et pourtant tout aussi intéressant que celui-ci, il ne sera reconnu que pour un acte qu'il regrettera toute sa vie, sa fascination pour Jesse James et sa relation avec celui-ci dépassent même l'amour, c'est presque du domaine métaphysique, il ne se définit que par rapport à son idole et entrera dans la même légende que lui au prix de sa propre vie, c'est magistral.
Et les seconds rôles ne sont pas en reste, on retrouve un excellent Sam Rockwell, un Paul Schneider énorme, une Marie Louise-Parker dans un petit rôle mais époustouflante dans la scène clé du film et surtout Zooey Deschanel dans deux petites scènes qui arrivent au moment où l'on pensait, à tort, que le film ne pouvait pas être plus beau.
Et cette musique !!! C'est plus que magnifique, une des plus belles partitions de l'histoire, Warren Ellis se surpasse le temps d'un film et offre à "The Assassination Of Jesse James By The Coward Robert Ford" la musique qu'il méritait, il transcende même les images avec ses mélodies simples mais envoûtantes, rien qu'à l'écoute des premières notes du thème principal on sent les larmes monter, c'est précieux et inoubliable.
Andrew Dominik signe donc avec ce "The Assassination Of Jesse James By The Coward Robert Ford" un anti-western définitif, il choisit la mort d'un des plus célèbre représentant d'une époque pour en raconter la fin, il offre aussi une réflexion extrêmement intéressante sur le culte de l'image qui commença finalement bien plus tôt qu'on ne le pense.
Un film à voir et à revoir, à décortiquer, à vivre, à déguster, un immense chef-d'œuvre qu'il me tarde de revoir, d'ailleurs c'est ce que je vais faire de ce pas...

10/10 !!!

"He's just a human being." Robert Ford

The Heartbreak Kid

Posté le 03.01.2008 par nobodycares
Un nouveau film des frères Farelly ça fait toujours plaisir. Quand en plus le film s'annonce comme une comédie "trashouille" avec dans le rôle principal un Ben Stiller que les frangins retrouvent près de 10 ans après l'immense "There's Something About Mary", il y a de quoi être comblé.
Sur le papier, ce "The Heartbreak Kid" s'annonçait donc comme un sommet d'humour "Farelliesque", mais dans les faits, ce n'est que partiellement le cas.
Alors rassurez-vous, le film n'est pas mauvais, très loin de là même, mais il est aussi loin d'être ce que les deux réalisateurs cultes ont fait de mieux.
Le scénario est dans la plus pure tradition des Farelly : un quarantenaire célibataire est mis sous pression par tout son entourage parce qu'il n'est pas encore marié, il décide de sauter le pas avec la charmante lila qu'il ne connaît que depuis 6 semaines et il emmène celle-ci au Mexique pour leur lune de miel, pour le meilleur… et surtout pour le pire.
L'idée de départ est excellente, et la soudaine transformation de femme idéale en cauchemar total est vraiment bien amenée. On rit de bon cœur et les gags "crus" qui ont fait la renommée légendaire des frères Farelly s'enchaînent pour notre plus grand plaisir.
Le problème, c'est que ladite mariée se retrouve très rapidement enfermée dans une chambre d'hôtel est c'est alors un second film, totalement différent, qui commence.
Le côté comédie romantique de cette seconde partie est loin d'être désagréable, mais ce n'est clairement pas ce que l'on attend d'un film des frères Farelly, et l'on est, au final, un peu frustré par la situation. Heureusement, la fin du film remettra les choses à leur place et toute la partie "immigré clandestin" est à se pisser dessus, énorme !!
Le casting est par contre tout à fait excellent. À commencer par une immense Malin Akerman, je ne connaissais pas cette actrice, mais elle entre désormais au panthéon des actrices qui "donnent tout" dans un rôle pourtant très loin d'être glamour. Alors je ne vous gâcherais pas la surprise, mais sachez que son personnage est juste mythique, elle ose tout, elle va très loin et l'on sent vraiment qu'elle s'amuse à le faire. La courte séquence post-générique restera certainement longtemps gravée dans la mémoire du spectateur abasourdi, c'est grand !!!
Jerry et Ben Stiller font du Stiller, et ça tombe bien, c'est tout à fait ce qu'on leur demande.Je ne me lasse pas du numéro du mec dépassée par événements de Ben Stiller, il est vraiment le MAÎTRE absolu lorsqu'il s'agit d'interpréter ce genre de personnage.
Et puis il y a la toujours aussi craquante Michelle Monaghan, son rôle est beaucoup moins comique que les autres puisque son personnage est la pièce maîtresse de la partie comédie romantique du film, mais rend cette "aparté fleur bleue" plus que plaisante. On s'identifie totalement au personnage de Stiller et on tombe amoureux, forcément.
La mise en scène est classique et laisse une large place aux personnages qui sont de toute façon "l'âme"du film. Enfin, la bande-originale n'est justement pas "original" mais tout à fait plaisante.
Au final, on peut dire que "The Heartbreak Kid" est loin d'être le meilleur film des Farelly, mais ils sont tellement au-dessus de la concurrence que même un film "moyen" dans leur filmographie reste une excellente comédie, on passe un très bon moment et, au final, c'est tout ce qui compte !

7/10

"COCK ME !!!!!" Lila

We Own The Night

Posté le 17.12.2007 par nobodycares
Le voilà, le troisième film tant attendu de James Gray, alors j'ai déjà eu l'occasion de vous dire tout le bien que je pensais de ses deux premiers films et j'attendais « We Own The Night » avec une excitation à peine contenue.
Alors autant le dire tout de suite je suis légèrement déçu, non pas que le film soit mauvais, loin de là même, mais je suis un peu resté sur ma fin. J'ai l'impression d'être passé à côté de la force du film, de ne pas totalement être rentré dans l'œuvre, mais en même temps, plus j'y repense et plus je me dis que c'était franchement excellent. Peut-être qu'une deuxième vision me sera nécessaire pour formuler un avis vraiment définitif mais pour l'instant je dois bien dire que je classerais « We Own The Night » un cran en dessous de « Little Odessa » et surtout de « The Yards ».
Je n'ai pourtant objectivement rien à reprocher au film, je risque même parfois d'être dithyrambique dans les lignes qui suivront, mais je ne peux pas l'expliquer, je n'ai pas ressenti « l'étincelle » qui est la force caractéristique des grands chefs-d'œuvres.
« We Own The Night » est d'abord une histoire de famille, une famille dont le père et l'un de ses fils sont deux membres éminents de la police New-yorkaise et dont le second fils, le vilain petit canard, est une figure montante du milieu de la nuit et qui fréquente de loin quelques caïds de la mafia russe. On retrouve donc les grands thèmes qui « obsèdent » James Gray et même si cela peut sembler d'apparence très classique, le traitement qui en est fait est loin de l'être.
Alors commençons par la mise en scène, comme l'on pouvait s'en douter, c'est encore une fois du grand art, Gray prend son temps entre ses films (sept ans je le rappelle entre « The Yards » et « We Own The Night ») mais quand il termine son œuvre, force est de constater que c'est à chaque fois techniquement irréprochable. Une réalisation très posée, très fluide, avec quelques moments de fulgurances bien impressionnants. Gray sait faire monter la pression comme peu, deux séquences sortent vraiment du lot à mes yeux, tout d'abord la « visite de l'atelier » dans laquelle le réalisateur fait preuve d'une maîtrise assez impressionnante du rythme et de l'espace et puis bien sûr cette poursuite en voiture sous la pluie tout bonnement suffocante d'intensité.
La photographie de Joaquin Baca-Asay n'est pas en reste, le bonhomme livre un travail splendide, notamment quelques extérieurs qui rendent à merveille l'ambiance nocturne d'un New York à la fois magnifique et dangereux. Il est aussi pour beaucoup dans la réussite des deux séquences dont je parlais plus haut, dans la première il contribue grandement à retranscrire cette « moiteur claustrophobique » et dans la seconde et bien il suffit d'avoir des yeux pour se rendre compte de la fulgurante beauté de ces scènes sous la pluie, superbe !!
Mais, on le sait, c'est bien à cause de sa direction d'acteurs que James Gray est un réalisateur exceptionnel, et son travail avec les acteurs de « We Own The Night » ne vient certainement pas me contredire, tous les acteurs sont parfaits, tout simplement. A commencer par LA grosse surprise du film: Eva Mendes sait jouer, alors je sais dit comme ça cela paraît assez improbable mais c'est vrai, elle est ici vraiment très bonne (oui je sais, elle était facile celle-là ...). Loin de ses interprétations habituelles de la bonasse de service, son personnage trouve ici une vraie profondeur, et, même si elle n'est finalement pas très présente à l'écran, son rôle est vraiment essentiel.
On retrouve aussi Robert Duvall et Mark Wahlberg, ils sont tous les deux comme d'habitude excellents même si l'on pourra regretter la trop grande discrétion de Wahlberg mais c'est clairement le rôle qui veut cela.
Et puis il y a Joaquin Phoenix, immense !! C'est lui qui tient le film sur ses épaules, l'évolution de son personnage est très complexe et pourtant magnifiquement bien écrite. Il nous livre un personnage complet, et il crève littéralement l'écran. Alors on commence à en avoir l'habitude, mais il continue d'impressionner film après film, et ce quel que soit le rôle qu'il interprète. Après avoir raté deux fois l'Oscar pour « Gladiator » et « Walk The Line », gageons qu'il sera encore une fois nominé cette année et que c'est peut-être cette fois qui sera la bonne pour lui, je lui souhaite de tout cœur, il le mérite vraiment !
Un petit mot sur la musique du film, la partition de Wojciech Kilar est très bonne même si je trouve qu'elle est par moments un peu trop envahissante. Et puis le film contient deux morceaux de Blondie, et ça, ça m'enlève forcément toute objectivité parce que : Deborah Harry je t'aime !!!!!!!!
Voilà, je ne trouve donc aucun défaut majeur à « We Own The Night », une histoire intéressante et loin des clichés habituels du genre, des personnages charismatiques, profonds et magnifiquement interprètés, une mise en scène splendide, vraiment rien à redire.
Mais pour une raison que j'ignore, le film ne m'a pas si emballé que cela, et j'en suis le premier surpris, je lui laisserais volontiers une seconde chance et je vous dirais si « l'illumination » m'est venue, mais pour l'instant je suis contraint de le classer derrière les deux premiers films de James Gray. Cela dit, pour un « moins bon film » c'est tout de même une sacrée réussite et l'admiration que j'ai pour Gray ne s'en trouve en rien diminuée.

7,5/10 jusqu'à nouvel ordre.

The Yards

Posté le 15.12.2007 par nobodycares
Il aura fallu attendre 6 ans pour voir débarquer le deuxième film de James Gray. Auréolé du succès critique quasi unanime de son "Little Odessa", le jeune réalisateur et son nouveau "bébé" se retrouvent propulsés sur le devant de la scène et c'est pendant le festival de Cannes que le monde découvre "The Yards". Alors les critiques ne seront pas tendres avec le film, il reçoit un accueil au mieux mitigé et quand, comme moi, on a littéralement adoré "Little Odessa" on doute forcément, on se dit: "Encore un réalisateur qui se plante dès son deuxième film, c'est triste."
La claque monumentale que je me suis mangé lors de ma première vision de "The Yards" a certainement été renforcée par ce "lynchage médiatique" et encore aujourd'hui je me demande ce qui a bien put passer par la tête de cette critique tant le film est, à mes yeux, un immense chef-d'œuvre !!
Gray reprend dans "The Yards" tous les ingrédients qui avait fait le succès de "Little Odessa" et si on pousse la comparaison un peu plus loin, on pourrait même dire que le premier est presque un remake du second.
Le retour du fils dans son foyer du Queens où il vit seul avec sa mère malade, et qui va, de par ses actions et celles de son entourage proche, détruire sa vie et très vite remballer ses rêves de réinsertion réussie.
Le pitch est donc, dans l'esprit, très proche de celui de "Little Odessa" et l'on commence déjà à comprendre les thèmes favoris de Gray : la famille, la trahison, la rédemption, la corruption etc ...
L'intrigue se déroule dans un milieu qui, à première vue n'est pas très célèbre pour la malhonnêteté qui y reigne : la lutte pour les contrats d'exploitation et d'entretien du métro new-yorkais.
Mais Gray dépeint un portrait peu reluisant de toute cette industrie, portrait qui voit sa force d'autant plus décuplée que son père travaillait dans ce milieu et qu'il a donc grandit dedans, alors bien sûr on ne saura jamais ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas mais cela donne tout de même matière à réfléchir.
La mise en scène de Gray gagne encore en maturité, les 6 ans qui se sont écoulé entre "Little Odessa" et "The Yards" n'auront certainement pas été vains. Le réalisateur qui faisait preuve d'une maturité impressionnante du haut de ses 25 ans nous offre à tout juste 31 ans un film ahurissant de maîtrise. C'est bien simple, c'est parfait, du premier plan qui voit le train qui ramène le personnage de Wahlberg chez lui sortir de la pénombre d'un tunnel, jusqu'au dernier qui voit ce même personnage y retourner. On cherche les défauts, James Gray est vraiment à l'aise dans tous les genres et il passe de l'un à l'autre de façon très naturelle, il fait passer le spectateur par un spectre d'émotion infinie et, à la fin de ces deux heures d'une intensité vertigineuse, on reste là, bouche bée par tant de classe et de maîtrise. Après "The Yards" un constat évident s'impose: James Gray est un grand et même un très grand, c'est irréfutable.
L'autre grande force de l'aspect esthétique du film c'est bien entendu la présence d'Harris Savides à la photographie. Il livre un travail d'une infinie beauté, son travail sur les clairs-obscurs est remarquable et il contribue énormément à rendre le film aussi "classe", vraiment magnifique.
James Gray confirme aussi avec "The Yards" qu'il est un grand directeur d'acteur, certains diront que c'est facile lorsque l'on a un cast de cette qualité, mais il parvient à chaque fois à tirer le meilleur de ses acteurs. Alors je ne vais pas détailler les prestations de chacun, ça serait beaucoup trop long et surtout redondant, pour faire court : ils sont tous parfaits. Et puis retrouver Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, Charlize Theron, James Caan, Ellen Burstyn, Faye Dunaway, Victor Argo et toutes une tripotée de seconds rôles tous plus excellents les uns que les autres dans le même film, ça fait forcément plaisir, surtout quand ils sont tous à leurs meilleurs niveaux.
Enfin la partition d'Howard Shore termine d'installer le souffle de "tragédie Shakespearienne" qui souffle sur "The Yards", c'est magnifique de bout en bout.
Au final "The Yards" est donc une œuvre forte, une pièce maîtresse du cinéma des années 2000, un film qui deviendra à n'en pas douter, au fil du temps, un immense classique.
Enfin c'est un bon gros chef-d'œuvre pour résumer et je ne saurais que vous en conseiller la vision, ça serait bien dommage de passer à côté d'un tel monument.

10/10

The Holy Mountain

Posté le 04.11.2007 par nobodycares
Je crois que l'on tient avec ce « The Holy Mountain », l'œuvre ultime d'un réalisateur qui l'est tout autant, un film somme qui fera date dans l'histoire du cinéma.
Des quatre films de Jodorowsky que j'ai vus, celui-ci est sans aucun doute le plus directement porté sur le mysticisme en général avec bien sûr de fortes réflexions sur la religion.
« The Holy Mountain » c'est avant tout l'histoire d'une quête, spirituelle évidement mais aussi physique, Jodorowsky analyse et déconstruit tous les mécanismes de la nature humaine, dans toute son horreur mais aussi dans ce qu'elle a de plus beau.
Le film est encore une fois empreint d'un symbolisme omniprésent et de nombreuses visions seront nécessaires pour appréhender ce chef-d'eouvre le mieux possible, mais le film est d'une telle richesse qu'on lui découvrira de toute façon de nouvelles facettes à chaque fois.
Et la fin du film est d'une justesse et d'une pertinence à couper le souffle, impréssionant.
Voilà, il m'est difficile de parler de la perfection, car c'est ici le cas, mais je ne peux que vous encouragez (je sais je me répète) à tenter l'expérience Jodorowsky, on en sort à tout jamais changé.
Maintenant il va falloir que je me dégote « Tusk » et « The Rainbow Thief », les deux seuls films du génie que je n'ai pas encore vu, j'ai hâte !

10/10

Transformers

Posté le 25.09.2007 par nobodycares
2h30 remplies:
de stéréotypes vivants
de dialogues débiles
de combats entre des méchants et des gentils robots durant lesquels on ne comprend absolument RIEN
de musiques insuportables
de blagues racistes
d' US Army, "The Best Men In The World"
d'un scéna .... ah non, on me fait signe qu'ils l'ont enlevé à la dernière minute ...

C'est un peu un teen-movie à 150 000 000 de dollars.
Ah si, Megan Fox elle cartonne.
Voilà, c'est le nouveau film de Michael Bay quoi !!

2/10 pour Megan Fox et pour le "No sacrifice, no victory" balancé à Optimus Prime qui m'a fait chialer ..... de rire !! Un grand moment !!

The Reaping

Posté le 05.09.2007 par nobodycares
Le combat entre la foie et la science est ici transposé dans le contexte d'un énième film d'horreur hollywoodien sans aucune originalité, mais alors aucune !
Je ne m'attarderais donc pas trois heures sur ce "The Reaping", c'est médiocre, l'histoire est assez consternante de banalité et la fin ridicule finit d'achever un film déjà peu intéressant.
La seule grosse satisfaction du film s'est bien entendu Hilary Swank, elle est encore une fois parfaite, comme toujours quoi. La miss Swank est le prototype parfait de l'actrice au talent plus qu'exceptionnel mais qui fait des choix de carrière parfois très douteux. Si elle choisissait ses rôles avec autant d'implication qu'elle les interprètes, elle en serait déjà à son 14ème Oscar, malheureusement elle se complaît à gâcher son talent dans des productions aussi insipides que ce "The Reaping", c'est vraiment dommage.
Sinon la mise en scène de Stephen Hopkins est tout à fait correcte et les effets spéciaux assez réussis.
À noter aussi la présence d'Annasophia Robb, l'héroïne bouleversante de l'extraordinaire "Bridge To Terabithia".
Voilà, rien de plus à ajouter, revoyez plutôt "Million Dollar Baby" ou "Bridge To Terabithia" au lieu de perdre votre temps avec un film aussi fade que "The Reaping".

4/10

The TV Set

Posté le 31.08.2007 par nobodycares
Excellente surprise que ce "The TV Set", sortie en 2006 aux "States" et pas encore annoncé en France, j'ai, à la base, visionné ce film uniquement parce que Duchovny joue dedans (et oui, on ne se refait pas).
Et je dois bien dire que j'ai été agréablement surpris. "The TV Set" raconte l'histoire de Mike, un scénariste de télévision qui va tenter de mettre sur pied un Pilote pour un grand "Network".
Le film nous entraîne donc, sur le ton de la comédie, dans les coulisses impitoyables du monde de la télévision américaine.
Et c'est franchement très drôle et très tristement réaliste à la fois. Le fait de voir un projet depuis son casting jusqu'au produit final est véritablement passionnant.
De nombreux acteurs présents au générique sont de plus issus de la télévision, ce qui donne une crédibilité et une touche d'ironie appréciable à l'ensemble.
On a donc le droit à des scènes aussi hilarantes qu'effrayantes, rien ne semble aller comme Mike le souhaiterait, du casting jusqu'au montage en passant par le tournage, il est en conflit constant avec les responsables du "Network" ce qui donne lieu à des séquences énormissimes.
Ma préférence va au tournage de la "scène des funérailles" qui est un grand moment d'anthologie !!
Les acteurs sont tous très bons, à commencer par Sigourney Weaver et David Duchovny, ils campent deux personnages radicalement opposés, le créateur à l'esprit artistique avant tout et la carriériste obsédée par l'audimat.
Les seconds rôles sont tous aussi excellents les uns que les autres, on retrouve pêle-mêle Judy Greer, Justine Bateman, Lindsay Sloane ou bien encore Ioan Gruffudd. Mais ma préférence va largement à Fran Krantz, il est énorme tout du long, il joue le rôle d'un acteur un peu trop "intense" il m'a fait mourir de rire dans la scène "des funérailles" dont je parlais plus haut, vraiment excellent.
Au niveau de la réalisation, c'est ironiquement plus proche du téléfilm que du cinéma, Jake Kasdan se contente de planter ses caméras et de laisser les acteurs faire leur boulot. On se demande même qu'elle est l'utilité du cinémascope dans un tel contexte. Ce n'est pas mauvais, mais c'est vraiment trop plat pour être intéressant.
J'ai aussi beaucoup aimé la grille des programmes du "Network" et tout particulièrement la magnifique "Slut Wars", tout un programme !
Et enfin la dernière grande qualité de "The TV Set" c'est d'aller jusqu'au bout dans son propos, ici pas de "happy end" comme je les exècre, le film finit comme il devait finir est c'est tellement rare de nos jours qu'il était important de le signaler.
Au final "The Tv Set" est une excellente surprise, une réflexion acide sur la télévision américaine.
Si vous vous intéressez un tant soit peu à ce milieu, jetez-y un coup d'œil, vous ne serez pas déçus.

8/10

"Let's just think about it for a second. What if it weren't ??!!" Lenny
1 2 3 4 5 | >>> | Dernière page


Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus