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nobodycares
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Il doit faire à peu près 1 mètre 80, 75 kilos, les yeux bleux et les cheveux bruns. Beau gosse quoi!
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01.05.2007
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26.02.2008
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Films T Z

Trust The Man

Posté le 04.06.2007 par nobodycares
La plus vieille histoire du monde : un couple, ils se séparent, ils doivent surmonter un tas d'épreuves pour mieux se retrouver à la fin.
Est-il encore possible à notre époque de faire un bon film avec ce postulat de départ vu et revu des centaines de fois ?
Et bien la réponse est oui, et la recette et simple, il suffit juste d'avoir les bons ingrédients.
Il faut tout d'abord de bons acteurs, et de ce côté-là, "Trust The Man" fait dans le très haut niveau, les quatre personnages principaux sont en effet interprétés par : Julianne Moore, Maggie Gyllenhaal, Billy Crudup et Dieu… euh David Duchovny !
Ensuite il faut un pitch simple mais efficace, ici aussi c'est du carré : deux couples sont en difficulté, le premier pour des raisons sexuelles et le second par manque d'engagement de la part de l'homme.
Il faut aussi de bons dialogues et là c'est peut-être le point fort du film, ça sonne toujours juste, c'est parfois cru mais jamais vulgaire, en fait ça fait vrai.
Pour avoir la cerise sur le gâteau il aurait fallu une fin du même niveau que le reste du film, ce ne sera malheureusement pas le cas.
Vous l'aurez compris, "Trust The Man" est une réussite, c'est loin d'être un chef-d'œuvre, mais c'est un bon film, et c'est déjà pas mal.
Si le film fonctionne c'est d'abord grace aux acteurs, le quatuor principal est excellent, Maggie Gyllenhaal est encore une fois parfaite, Billy Crudup est très bon en adolescent de 30 ans, David Duchovny est génial (je sais, je ne suis pas objectif) en père de famille obsédé sexuel, mais la palme revient forcément à Julianne Moore, une fois de plus exceptionnelle, son rôle est de plus un peu autoparodique, celle-ci interprétant une actrice, il est difficile de ne pas faire le rapprochement.
La réalisation de Bart Freundlich est efficace, assez discrète mais très agréable.
Les dialogues sont très bons comme je le disais plus haut, comment ne pas sourire en voyant Julianne Moore décrire un film porno à David Duchovny qui se masturbe à côté d'elle, ça fait toujours mouche et ce n'est jamais forcé, c'est naturel, grande qualité pour des dialogues.
Le tout est quelque peu plombé par une fin guimauvesque que l'on voit venir à des kilomètres, c'est dommage, mais c'est malheureusement souvent le cas dans le cinéma Hollywoodien.
Voilà, rien de plus à ajouter si ce n'est qu'on passe un bon moment et que David Duchovny est [Mode X-filesgeek ON] le plus grand homme que la Terre ait jamais porté, un Dieu vivant, une légende, le meilleur acteur de l'univers etc ... [Mode X-filesGeek OFF]

7,5/10



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Zatoïchi Le Défi

Posté le 02.06.2007 par nobodycares
Episode mineur de la saga, je ne m'attarderai pas longtemps dessus.
La mise en scène de Kimiyoshi Yasuda est très statique, presque inexistante, il contente de planter sa caméra et de laisser faire les acteurs.
Ce n'est pas que ce soit mauvais, mais ça manque cruellement de personnalité.
Reste une performance encore une fois excellente de Shintaro Katsu, il laisse ici transparaître les quelques faiblesses de Zatoïchi et montre encore une fois à quel point l'aveugle à un grand cœur.
La meilleure scène du film met en scène une femme yakusa et fugitive, la tension est à son comble, on pense que Ichi va l'éliminer mais, en fait, il la sauve, il lui donne une chance de prendre un nouveau départ, chance qu'elle prendra volontiers.
Tous les combats du final sont corrects sans plus, la faute encore une fois à une réalisation sans ambition, c'est vraiment dommage, le fait que Zatoïchi soit blessé aurait pu donner cours à de grandes choses, tant pis.
Au final un épisode moyen, vite vu et vite oublié, on regrette vraiment que Misumi n'ait pas été aux commandes.

6/10

The Fountain

Posté le 31.05.2007 par nobodycares
Darren Aronofsky, adulé par certains, hais par d'autre, une chose est sûre, il ne laisse personne indifférent. "The Fountain" c'est donc avant tout le film d'un cinéaste à part, sa vision des choses sur un sujet bien délicat: la mort.
Alors comment le réalisateur à la mode, adoré des djeuns, s'en sort-il sur un sujet aussi difficile, et bien il dépasse toutes les espérances, il laisse de côté ses effets tape à l'œil et réalise un film d'une beauté infinie !
Car la première chose qui se dégage du film, c'est sans aucun doute sa beauté, que ce soit au niveau de la forme ou du fond, le film émeut, il est même bien difficile de ne pas verser une petite larme devant tant de sincérité.
Parce que si "The Fountain" fonctionne aussi bien, c'est d'abord parce qu'il est d'une sincérité absolue, Aronofsky embrasse totalement son sujet, il assume le design très original du film et se donne corps et âme.
Comme tous les chef-d'œuvres, le film est toujours à la limite du ridicule, sur le fil du rasoir, mais il ne bascule à aucun moment dans ce ridicule car le réalisateur ne calcul jamais, il ne joue pas avec le spectateur, il ouvre son cœur et fait ce qu'il aime, cela a pour effet de transcender le matériau original et de faire décoller le film vers les sommets.
Cela aurait pu être un mélodrame "tire larmes" avec des visuels aussi ridicules que ceux du médiocre "300" mais cela donne au final un film touchant, et dont la beauté plastique n'a que rarement été atteinte au cinéma !
Si le film fonctionne aussi bien c'est aussi et même peut être d'abord grace aux acteurs, la performance d'Hugh Jackman est purement et simplement miraculeuse, il hante chaque plan, il délivre chaque réplique avec une justesse frôlant l'irréalisme et trouve ici de loin le meilleur rôle de sa carrière, il y a quelque chose d'inexplicable dans ce qu'il réussit, cette petite touche magique qui fait la différence entre une bonne et une immense performance.
Et puis il y a bien sûr Rachel Weisz, elle est belle, belle à en pleurer, chacun de ses sourires, chacune de ses larmes se rapproche tout simplement de la perfection.
Elle est d'un naturel et d'une simplicité qui désarme totalement le spectateur, lui enlevant tout esprit critique, elle est belle, un point c'est tout, ça ne s'explique pas, ça se savoure, on pleure avec elle et on sait qu'on en sortira à tout jamais changé.
Rachel Weisz est de plus la femme d'Aronofsky, et voir un cinéaste offrir un tel rôle à sa femme et la sublimer de cette manière, c'est la plus belle des déclarations d'amour.
Autre élément primordial du film : la musique.
La partition de l'énorme Clint Mansell est de celles que l'on n'oublie jamais, de celles qui resteront à tout jamais dans la légende, faire passer autant d'émotions à travers une musique d'une telle simplicité relève encore une fois de la magie. On pourrait fermer les yeux et comprendre le film, le ressentir, et ce à la simple écoute du score, magistral !!
La photographie de Matthew Libatique est d'une beauté et d'une originalité rare, chaque plan, chaque époque, chaque rayon de soleil à sa personnalité propre et on est ébloui à chaque seconde du film, vraiment sublime.
Rarement dans l'histoire du cinéma, le fond et la forme d'un film auront à ce point été en harmonie, ce qui en résulte est tout simplement magnifique.
Le grand François Truffaut a dit un jour : "Le cinéma, c'est plus important que la vie.", et bien avec "The Fountain", ce n'est pas loin d'être vrai !

10/10

The Goonies

Posté le 28.05.2007 par nobodycares
Ah les années 80, âge d'or du cinéma d'entertainment decompléxé, quand en plus on a Richard Donner derrière la caméra et Steven Spielberg à la production, cela ne peut donner que du bon, et ça tient toutes ses promesses, film culte de toute une génération, ce "The Goonies" est une réussite totale.
Faire interpréter tous les rôles principaux d'un film par une bande d'enfants n'est jamais chose aisée, Richard Donner dirige donc cette colonie de vacance et la magie opère, le film fonctionne à 100 % et quand on le découvre alors que l'on est soi-même un enfant, on sort de cette expérience avec des rêves plein la tête et l'envie d'être à la place des personnages.
Les acteurs sont donc tous bons, ils font les gosses, mais c'est ce qu'on leur demande, certains deviendront célèbres, d'autres non, mais peu importe, le temps d'un film ils sont tous des héros pour les millions d'enfants qui ont suivit et qui suivront leurs aventures.
Richard Donner assure comme d'habitude, et l'on sait que l'on peut avoir une totale confiance en lui lorsqu'il s'agit de divertir le spectateur.
Les personnages sont tous fantastiques, plus particulièrement les méchants, les Frattli entre dans l'histoire cinématographique et Sinok entre même dans la légende !
Steven Spielbeg produit encore une fois un immense succès, il enchaînera en produisant un autre petit succès : "Back To The Future".
"The Goonies" est donc au final un bon film, mais c'est bien plus que ça pour les gens de ma génération, c'est un film qui nous rappelle des souvenirs et devant lequel on ne peut pas être objectif, on suivra donc les aventures de Mikey et sa bande avec nos yeux d'enfants jusqu'à la fin de nos vies, pour notre plus grand plaisir.

10/10 obligatoire.

Unforgiven

Posté le 21.05.2007 par nobodycares
7 ans après son "Pale Rider", Clint Eastwood renoue avec le genre qui l'a fait connaître, portant la double casquette réalisateur-acteur, il signe ici son meilleur western en tant que metteur en scène et certainement un de ses meilleurs films tout court.
La scène d'introduction résume le film à elle toute seule, ça commence par un paysage splendide baigné dans un couché de soleil et ça enchaîne tout de suite avec une femme en train de se faire taillader le visage au couteau, beauté plastique et violence crue, voilà à quoi il faut s'attendre avec cet "Unforgiven".
Le film nous raconte donc l'histoire de Bill Munny, ancien tueur psychopathe, qui va reprendre du service après 11 ans passés dans sa ferme avec sa femme à élever ses enfants.
S'il le fait ce n'est pas par nostalgie, c'est purement et simplement pour des raisons pécunnières, il va donc s'allier avec son ancien partenaire, Ned Logan et un jeune chasseur de prime fougueux pour aller tuer les deux cowboys qui ont dévisagé la pute de la scène d'intro.
Mais les deux hommes en question vivent à "Big Whiskey", et le sheriff de la ville en la personne de Little Bill n'est certainement pas homme à laisser des meurtres se dérouler dans sa ville en toute impunité.
Le pitch est, comme dans tous les westerns, assez maigre et c'est donc du côté des personnages qu'il faut regarder pour comprendre à quel point "Unforgiven" est un chef-d'œuvre.
Ce sont en effet des légendes vivantes qui intérprètent les trois personnages principaux: Morgan Freeman, Clint Eastwood et Gene Hackman !
Rarement on aura vu trois acteurs de cette carrure dans un même film, ils sont tous plus magistraux les uns que les autres, Eastwood et Freeman en anciens tueurs rouillés sont absolument géniaux et leur duo fonctionne sans aucune fausse note, Hackman est franchement flippant en sheriff sadique et impitoyable, il livre ici une des meilleures performances de sa longue carrière ce qui n'est pas peu dire.
Clint gagnera pour ce film son premier Oscar en tant que réalisateur et que dire si ce n'est que c'est totalement mérité, il réalise ici son meilleur film jusque-là et commence, à 62 ans, une série de trois chefs-d'œuvre absolus, suivront en effet "A Perfect Wolrd" et "The Bridges Of Madison County", le tout en moins de 3 ans, impressionnant.
Sa mise en scène est magistrale, il nous met les larmes aux yeux en filmant des paysages absolument magnifiques et ses grands mouvements amples nous rappelent à quel point le western est un genre dans lequel les réalisateurs peuvent pleinement s'éxprimer, il démontre de plus encore une fois qu'il est un grand conteur et que sa direction d'acteur fait partie des meilleures du monde, grand respect à vous Mr. Eastwood !
Un petit mot sur la musique du film, un grand western ayant besoin d'une grande musique, Lennie Niehaus se transcende pour le film et nous offre tout simplement la meilleure partition de sa carrière, sublime de bout en bout.
Rien à ajouter si ce n'est que ce "Unforgiven" est et restera peut-être le dernier GRAND western.

9,5/10

"I've killed women and children. I've killed everything that walks or crawls at one time or another. And I'm here to kill you, Little Bill, for what you've done to Ned " William Munny

Unbreakable

Posté le 20.05.2007 par nobodycares
Après le succès fulgurant de son "The Sixth Sens", dire que Shyamalan était attendu au tournant avec son "Unbreakable" est un pléonasme. Il avait donc la pression, il devait faire au moins aussi bien que son précédent film sous peine de décevoir des millions de spectateurs, et bien il fait mieux que ça, il livre ici un immense chef-d'œuvre.
"Unbreakable" fait donc parti de cette catégorie de films touchés par la grâce, un film qui allie un fond profond et une forme proche de la perfection.
Shyamalan choisit un genre à la mode, le film de super-héro, mais il le traite avec sa sensibilité propre, pas d'action, et surout des personnages ultra développés.
Dans les thèmes qu'il aborde, le rapprochement avec "The Sixth Sens" est évident, les personnages des deux films cherchent en effet tous leur place dans ce monde et seront libérés une fois leur voie trouvée. Le film se déroule donc dans une atmosphère lourde, presque suffocante, peu ou pas d'humour durant tout le film, le personnage interpreté par Bruce Willis un modèle de morosité, il ne sourit jamais et il dit lui-même qu'il ressent une tristesse tous les matins quand il se réveil, tristesse qui disparaitra lorsqu'il aura totalement assumé de statut de super-héro. Elijah cherche lui désespérément un nemesis, ce n'est que quand il aura enfin trouvé qu'il trouvera la paix.
Ces deux personnages sont incarnés par deux acteurs en état de grâce, Samuel L. Jackson et Bruce Willis sont en effet tous les deux absolument parfaits, leur opposition dans le film est une des plus belles du genre et cela confirme que Shyamalan est un grand directeur d'acteur, il confirme également qu'il sait parfaitement diriger des enfants, le jeune Spencer Treat Clark étant hallucinant, plus particulièrement dans la scène avec le flingue dans la cuisine, grâce à lui la séquence est un sommet de tension. Robin Wright Penn est, elle aussi, excellente, elle offre le contrepoids parfait au super-héro, remplie de doutes et d'interrogations elle est tout simplement humaine.
Mais là où "Unbreakable" relève de la prouesse, c'est au niveau de la mise en scène, Shyamalan livre son meilleur film et il nous gratifie de nombreuses scènes extraordinaires, ce qu'il arrive à réussir dans la séquence du train est juste fantastique, pendant que les personnages échangent des banalités, il réalise un des plus belles scènes de toute sa carrière, dans un petit périmètre il nous en met plein les yeux, plan-séquence et petits mouvements fluides rendent la séquence exceptionnelle ! Le film est aussi bourré de références à la dualité, thème cher aux films du genre, beaucoup de plans "à l'envers" ou de scènes filmées dans un mirroir, notamment celle de la naissance d'Elijah, superbe !
La photographie d'Edurado Serra est, elle aussi, magnifique, les tons bleutés du film participent à mettre en place cette atmosphère si particulière, grand coup de chapeau.
Et cerise sur le gateau, la musique de James Newton Howard est tout bonnement parfaite, ce qui n'était pas gagné quand on voit la carrière du compositeur, il signe ici sans aucun doute la meilleure partition de sa carrière et contribu à faire du film un grand chef-d'œuvre.
Archétype du film sous-estimé, "Unbreakable" est en fait un énorme film, d'une intelligence rare, celui-ci se bonifie de plus au fil des visons, j'encourage grandement tous ceux qui n'ont pas aimé à lui donner une deuxième chance, il le mérite.

9,5/10

"Now that we know who you are, I know who I am" Elijah Price

Zodiac

Posté le 18.05.2007 par nobodycares
5 ans, 5 longues années, c'est le temps qu'il aura fallu attendre pour revoir un film de Fincher pointer le bout son nez dans les salles obscures, ce fut long, mais s'il pond un film de la trempe de "Zodiac" tous les 5 ans, ça vaut franchement le coup d'attendre.
Commençons tout de suite par un cliché: "Zodiac" est pour Fincher le "film de la maturité.Je sais c'est un terme tellement éculé qu'il en devient presque ridicule, mais c'est aussi totalement justifié danc ce cas, pas de folies à la "Fight Club", pas d'éxcès stylistiques à la "Se7en", pas d'éxpérimentations à la "Panic Room", ici c'est du solide, du classique, du pavé de 2h36 et c'est maîtrisé à chaque seconde, du grand art.
"Zodiac" c'est donc l'histoire vraie d'un tueur en série ayant traumatisé San Francisco dans les années 70, celui-ci étant aussi en quête perpétuelle de reconnaissance, il envoit des lettres au "San Francisco Chronicle" dans lesquelles il donne des détails sur ses meurtres et y joint des messages codés ou encore des morceaux de chemise d'une de ses victimes.
Le film raconte son histoire mais surtout les répercussions que cette série de meurtres aura sur trois hommes, l'inspecteur David Toschi chargé de l'enquête, le journaliste Paul Avery qui couvre l'affaire pour le Chronicle et le déssinateur du journal, Robert Graysmith, qui va se passionner pour l'affaire.
Et, dès les premières minutes du métrage, on en prend plein la tronche, Fincher fait tout simplement la meilleure utilisation d'une caméra HD jamais vu dans un film, c'est magnifique, tous les plans de nuit lors du premier meurtre sont à tomber par terre, la photographie d'Harris Savides est franchement sublime.
Comme je le disais plus haut, ici point de chichi, Fincher offre une réalisation léchée, calculée au millimètre et il ne s'offre pratiquement jamais de fantasie, il met tout son art au service du récit et pour la première fois de sa carrière, il met tout le monde d'accord, il est en effet incontestable après la vision de ce "Zodiac" qu'il est vraiment un grand réalisateur et que l'on ai aimé où pas le film, on est bien obligé de s'incliner devant une telle maîtrise, une telle justesse.
Le récit justement est extrêmement dense, il faut s'accrocher et être attentif tout le long du film, les plus de deux heures et demie que dure le film ne sont pas de trop pour couvrir tous les aspects de l'enquête et développer de façon cohérente les obsessions de chacuns des personnages principaux.
La densité du scénario est une des grandes forces du film, mais elle représente aussi sa limite, en effet, si on ne se passionne pas pour l'histoire de ce "Zodiac, " il deviendra très vite indigeste et l'ennui pointera sûrement le bout de son nez, à l'inverse si on rentre totalement dans l'histoire, cela devient passionnant et la longueur du métrage devient alors anecdotique.
"Zodiac" c'est aussi un hommage vibrant au cinéma, et plus particulièrement celui de la période dorée que furent les années 70, comment ne pas penser immédiatement aux "Hommes du Président" quand on voit les locaux du "San Francisco Chronicle" où de sourire quand on apprend que le mythique "Dirty Harry" serait inspiré de l'inspecteur David Toschi.En outre des références ouvertes à "Bullit" et surtout au génialissime "Les chasses du comte Zaroff".
Le film couvre aussi pratiquement 20 ans d'histoire et les reconstitutions du San Francisco des années 70 et 80 sont ahurissantes, on sent qu'il y a un énorme travail de documentation derrière chaque décor, chaque tenue, chaque coupe de cheveux, et on tire un grand coup de chapeau à l'équipe technique du film qui participe grandement à la réussite du film.
Maintenant parlons des acteurs, et là c'est sans aucun doute LE gros point fort du film, ils sont tous parfaits, des trois principaux rôles, avidement, au moindre petit second rôle (Clea Duvall je t'aime^^), ils sont tous parfaitement dans le ton et Fincher confirme encore une fois qu'il est un des meilleurs pour ce qui est de la direction d'acteurs.
Robert Downey Jr cabotinne à mort mais c'est exactement l'approche qu'il fallait avoir pour son personnage atypique, alcoolique et toxicomane de surcroît, de là à dire que c'est du sur mesure il n'y a qu'un pas.Toujours est il qu'il est génial et il est en ce moment dans la période la plus prolifique de sa carrière et ça fait vraiment plaisir de le revoir su le devant de la scène après son passage à vide.
Mark Ruffalo est certainement celui qui m'a le plus impressionné, je ne l'attendais certainement pas à ce niveau, il est d'une justesse incroyable, pas une réplique de travers, il est de plus assez touchant et on le sent vraiment désemparé devant tous les cul-de-sac de l'enquête, c'est sans aucun doute le meilleur rôle de sa carrière.
Et puis il y a Jake Gyllenhaal, il avait explosé au grand jour par le biais du déjà culte "Donnie Darko" et il s'est depuis forgé une petite liste de rôles dans lesquels il confirme clairement qu'il est un des meilleurs jeunes acteurs américain, en 2 ans il nous a quand même sorti trois performances époustoufflantes avec "Borkeback Mountain", Jarhead" et maintenant" Zodiac" , respect. Il est donc encore une fois parfait dans le rôle de Graysmith, marrant au début de l'histoire, il porte ensuite toute la fin du film sur ses épaules, il retranscrit à merveille l'obsession que le dessinateur a pour le tueur et il en devient par la même occasion très touchant, il fait définitivement parti des acteurs dont il faudra suivre la carrière de très près.
Enfin il y a tous les seconds rôles, le film comportant un nombre impréssionant de personnages, il fallait absolument qu'ils soient bons pour que cela fonctionne, et bons, ils le sont tous, très bons mêmes.Beaucoup de têtes connues, mais on retiendra en particulier Chloë Sevigny, son personnage représente en quelque sorte l'âme du film, le seul qui garde la tête froide dans cette affaire, elle regarde ainsi son mari sombrer peu à peu dans l'obsession, elle souffre en silence et même si son temps à l'écran est très réstreint, elle livre une interpretation des plus touchantes, on n'en attendait pas moins d'une telle actrice.
Il y a encore 1001 raisons qui font que ce "Zodiac" est une réussite totale, la musique par exemple, mélange d'un score original avec des classiques des seventies où encore les effets numériques très réussis disséminés tout le long du film mais qui savent se faire discrets, le montage est, lui aussi, parfait et cela a dû représenter un travail colossal de monter un tel pavé de façon à ce que ce ne soit jamais brouillon.
Voilà, vous l'aurez compris, ce "Zodiac" est donc une réussite totale, qu'on accroche où pas à l'histoire, on ne peut pas nier l'évidence, on est ici en présence d'un grand film, moins fou, plus maîtrisé, plus adulte que les précédents films du génial metteur en scène, un futur classique en somme.
Le film supportera de plus certainement les revisions et si on m'avait demandé avant ce "Zodiac" si David Fincher pourrait un jour gagner quelque chose à Cannes, j'aurais répondu par un "NON !" catégorique, après la vision du film, je dis "pourquoi pas", ce ne serait que justice finalement, Fincher étant (je sais je me répète) sans aucun doute le meilleur réalisateur de sa génération !

J'allais mettre 9/10 mais plus les heures passent et plus j'ai envie de le revoir, on est peut-être en présence d'un film qui va m'obséder pendant quelque temps encore.

Allez, 10/10 et vivement une seconde vision.

"There is more than one way to lose your life to a serial-killer" Le monsieur de la Tagline.

The Game

Posté le 15.05.2007 par nobodycares
Pour son troisième film, Fincher choisit de réaliser un pur divertissement, il ne faut donc pas chercher quelque chose de profond avec ce "The Game", il suffit juste de s'installer dans son faueuil et de se laisser porter par l'intrigue.
C'est en effet avec cet état d'ésprit qu'il faut regarder le film pour l'apprécier à sa juste valeur et ne surtout pas chercher à faire de comparaisons avec son précédent film sous peine de rejoindre le clan des déçus.
"The Game" c'est donc l'hisotire d'un riche businessman, Nicolas Von Orton, modèle de réussite sociale mais qui est blasé par la vie, aigris en permanence. Il va se voir offrir un cadeau d'anniversaire par son frère Conrad qui va totalement changer sa vie.
Ce cadeau c'est en effet l'incription à un jeux qui permet de vivre une aventure personnalisée dont on ne sait pas quand elle commence ni quand elle finit.
Va s'en suivre un enchaînement de situations toutes plus invraisemblables les unes que les autres et c'est au spéctateur de faire le tri entre ce qui est du domaine du jeux et ce qui est réel, un jeux de piste mental en quelques sortes.
Et le film réussit son pari haut la main, il divertit le spéctateur sans jamais chercher à trop en faire, et c'est tout ce qu'on lui demande.
L'intrigue est vraiment très bien ficelée et on retient notre souffle jusqu'au bout, les aventures de Nicolas sont très bien pensée et son duo avec Christine fonctionne à merveilles.
Michael Douglas est impeccable vieux blasé et la trop rare Deborah Kara Unger est elle aussi excellente comme à son habitude.
Au niveau de la mise en scène c'est du caviar, comme d'habitude chez Fincher et ce dernier sait très bien jouer avec les spéctateur et c'est en grande partie grâce à lui que le film fonctionne aussi bien.
Il enchaîne fausse piste sur fausse piste le tout avec un virtuosité et une facilité déconcertante, il est vraiment à l'aise dans tout les genres et prouve ici qu'il est tout à fait possible de faire du pur "Pop corn Movie" avec classe.
Alors ok la fin à derangée beaucoup de monde, et s'il est vraie qu'elle peut être un peu "too much", c'est tout à fait pardonnable quand on voit la qualité du métrage.
C'est donc encore une réussite pour Fincher et même si cela n'atteint pas le niveau de "Se7en", ça reste quand même du cinéma de qualité et un divertissement diablement efficace.

8/10

"Discovering the object of the game IS the object of the game" Daniel Schorr

Zatoïchi Route Sanglante

Posté le 06.05.2007 par nobodycares
Après une pause de 2 ans, Kenji Misumi reprend les commandes pour ce 17ème épisode de la saga, et ça fait plaisir.
Dès le début du métrage le decors est planté, Zatoïchi se trouve malgrès lui chargé de ramener un enfant dont la mère vient de mourrir à son père.
On sent vraiment la patte de Misumi et on ne peut s'empecher de penser au futur Baby Cart quand on voit notre aveugle péféré accompagné d'un marmot pendant tout le film.
Mais ça fonctionne complètement, Ichi est vraiment touchant et Katsu livre une intèrprétation toute en nuance, vraiment très bon.
L'histoire voit le masseur aveugle se retrouver aux prises non pas avec des Yakusas cette fois ci mais bien avec un samouraï !
Et ce sont deux concéptions bien distinctes de la justice qui s'affrontent, d'un côté une justice intraitable et une justice à visage humain du côté de Zatoïchi.
C'est vraiment passionant tout du long et une fois n'est pas coutume l'histoire est vraiment touchante et c'est bien là la force de Misumi, il est certes un excellent metteur en scène en ce qui concerne les combats mais est aussi un grand conteur et sa direction d'acteur est brillante, c'est clairement lui qui tire le mieux tout le potentiel de Katsu.
Les combats sont eux tous excellents et celui sous la neige à la fin est certainement le meilleur qu'il m'est été donné dans la série pour le moment, sublime.
Le film se termine sur un petite note triste et on ne peux s'empêcher d'être ému lors de la séparation.

Un 8,5/10 et une place parmis les meilleurs films de la saga.

Tai Chi Master

Posté le 04.05.2007 par nobodycares
Il fut un temps ou les superstars Jet Li et Michelle Yeoh n'étaient que de "simples" acteurs de films d'arts martiaux HK.
Et ce bon vieux temps donnait dans films comme ce Tai Chi Master, un pur concentré de spéctaculaire sans aucunes concessions.
Rapide résumé de l'histoire (peu importante) : Junbao et Chin bo sont deux jeunes élévés dans l'enceinte du temple Shaolin, après avoir désobéit au grand maître du temple, ils sont bannis et se retrouve à vivre avec le commun des mortels.Junbao se satisfera d'un vie modeste mais Chin Bo, assoifé de pouvoir, trahira ce dernier et ralliera la cause du tyran locale.
Voilà en gros le topo, mais l'important ce n'est certainement pas le script mais plutôt les combats.
Et ces derniers sont absolument géniaux, ils font sans aucun doute partis de mes préférés au côtés de ceux d'Il Etait Une Fois En Chine.
Les chorégraphie de Yuen Woo-Ping (Matrix, Kill Bill etc... pour ceux qui ne connaissent pas) sont magnifiques et la réalisation se contente de suivre les batailles sans trop en rajouter.Tout y passe: batons, tables, chaises, tissu, lustre, ballon, sabres, lances, rondins et autres tapis.
C'est millimétré et très artistique comme toujours chez Woo-Ping, Li, Yeoh et Chin sont au top niveau et s'en donnent à coeur joie pour notre plus grand bonheur.
Rien de plus à dire si ce n'est qu'on ne voit absolument pas passer les 90 minutes.
8,5/10 et vive HK !
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