Films T Z
Posté le 16.07.2007 par nobodycares
Le grand David Cronenberg qui adapte à l'écran un des meilleurs romans du prolifique Stephen King, cela a de quoi laisser rêveur.
Et la première constatation que l'on peut faire c'est que le film est fidèle au livre, Cronenberg reprend tous les points importants du roman et toutes les séquences marquantes sont bien présentes dans le film.
La seconde chose qui se détache du film c'est sa facilité d'accès, c'est peut-être le Cronenberg le plus accessible au grand public, là génial réalisateur laisse de côté ses obsessions charnelles le temps d'un film et signe un métrage finalement plutôt calme et sans explosions stylistiques.
Le gros point fort du film vient, bien entendu, de l'interprétation du fantastique Christopher Walken, il trouve ici un de ses meilleurs rôles en la personne de Johnny Smith et son regard est toujours aussi fascinant.
Alors c'est clair que la psychologie du personnage n'est pas aussi développée que dans le roman mais la prestation de Walken permet de combler ce manque de profondeur tant ce dernier habite son personnage, il est tout simplement parfait et il en devient même difficile après avoir vu le film d'imaginer quelqu'un d'autre dans le rôle.
Enfin la musique de Michæl Kamen (encore lui) est magnifique, délicieusement angoissante par moments et extrêmement touchante par d'autres, c'est du très haut niveau.
Voilà, ce "The Dead Zone" est donc un excellent film en plus d'être une adaptation fidèle, ce n'est pas le meilleur Cronenberg, mais c'est un bon point de départ pour qui souhaite découvrir la carrière de cet immense metteur en scène.
8,5/10
"Bless me ? Do you know what God did for me? He threw an 18-wheeled truck at me and bounced me into nowhere for five years! When I woke up, my girl was gone, my job was gone, my legs are just about useless... Blessed me? God's been a real sport to me!" Johnny Smith
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Posté le 08.07.2007 par nobodycares
Le remake de "The Hills Have Eyes" + "The Descent" – le talent et l'orignalié = de la merde.
Rien à sauver de ce fiasco, "The Hills Have Eyes 2" ou quand hollywood pompe un concept jusqu'à la moelle.
C'est dommage, le remake D'Aja était pourtant réussi, mais là c'est vraiment très mauvais, aucune tension, des "acteurs" catastrophiques, un réalisateur aux abonnés absents et une suite de scènes prévisibles et sans aucun intérêt.
C'est gore d'accord, mais on se fait royalement chier !!!
0/10, j'ai beau chercher, je vois pas pourquoi ça mériterait ne serait-ce qu'un point .....
Posté le 06.07.2007 par nobodycares
En ces temps où les "star academy" et autres "secret story" pullulent sur nos petits écrans, il était nécessaire d'aborder ce qui est, à mon humble avis, une des plus grandes réussites de l'histoire du cinéma (si, si, j'vous jure !).
Ce film, c'est donc l'histoire de Truman Burbank, héros malgré lui de l'émission de télévision la plus regardée de tous les temps. Le "Truman Show" suit donc l'évolution de Truman depuis sa naissance qui fut la première diffusée en direct à la télévision.
Sur les bases de cette histoire finalement très simple, un nombre incalculables d'éléments miraculeux vont venir se greffer pour faire de ce "Truman Show" un immense chef-d'œuvre !
Et le premier de ces miracles, c'est bien évidement Jim Carrey, il porte le film sur ses épaules, il sait tout faire et il le prouve ici avec une maestria hallucinante. Il est bien sûr drôle, mais il est aussi bouleversant, attendrissant, sombre, il suscite une sympathie infinie et il réussit tout cela avec un naturel assez… déconcertant.
Si ce "Truman Show" est à ce point exceptionnel c'est donc d'abord Grace à son interprète principal, on se demande comment Jim Carrey n'a pas encore gagné d'Oscar, il est ici tellement au-dessus de la moyenne que cela parait totalement aberrant.
Tous les seconds rôles sont aussi excellents et en particulier Ed Harris qui se prend ici pour Dieu.
La mise en scène de Peter Weir est encore une fois magistrale, il s'autorise ici nombre de fantasies qui ne sont possibles que Grace au sujet du film. Une émission de "télé-réalité" de cette envergure se doit d'avoir des caméras placées partout, cela donne quelques plans vraiment originaux comme celui du taille-crayon, cela contribue grandement à installer cette ambiance unique qui fait tout le charme du film.
Et puis il y a la musique et là c'est de l'or en barre !!!
Absolument TOUTES les musiques du film sont sublimes, impossible de ne pas sentir les larmes montées quand on écoute de tels monuments.
La plupart des partitions sont signées Burkhar Von Dallwitz et je me répète mais elles sont vraiment splendides. Il y a aussi des musiques reprisent d'autres œuvres et notamment l'énorme ouverture de "Mishima" de Phillip Glass ou bien encore le concerto pour piano n°1 de Frederic Chopin que tout le monde connaît.
Tous ces éléments s'assemblent pour former un film parfait ( j'm'en fous j'me lâche), et la thématique du film est de plus d'une finesse et d'une intelligence rare.
Le script du génial Andrex Niccol est fantastique, c'est peut-être un des films d'anticipation les plus justes de tous les temps, le film à maintenant 10 ans et l'on sent bien que la réalité va un jour ou l'autre rattraper la fiction.
Alors pour ceux qui ne l'ont jamais vu, cela va sans dire qu'il faut rectifier cela au plus vite. Pour les autres il faut le revoir sans modération, c'est tellement bon !!!
10/10
"Good morning, and in case I don't see ya, good afternoon, good evening, and good night!" Truman Burbank
Posté le 30.06.2007 par nobodycares
Troisième vision et c'est toujours aussi bon.
Le film ne perd absolument pas de sa puissance, ça me conforte dans mon idée, c'est bien un putain de chef-d'oeuvre !
J'attends le prochain Aronofsky avec impatience.
Petit mot aussi sur la musique, Clint Mansell est en train de se construire une carrière hors du commun, c'est clairement et de très loin le meilleur compositeur actuel.
10/10
Posté le 29.06.2007 par nobodycares
Quand le co-scénariste de "Pulp Fiction" s'attaque à l'adaptation d'un bouquin de l'immense Brest Easton Ellis, cela ne peut que susciter la curiosité.
Dès les premières minutes de ce "The Rules Of Attraction" on sent qu'on est en présence d'un film fort, d'un film fou, d'un film hors du commun.
Sous des airs de "Teen Movie" à la mode dont il reprend tous les thèmes, le film est en fait un OFNI, un grand film malade mais dans le bon sens sur terme.
On suit donc les déambulations chaotiques de trois personnages dans les couloirs de cette université fantôme, rien ne leur sera épargné et un grand sentiment de malaise se fait ressentir durant toute la durée du métrage.
Roger Avary démonte le mythe de l'étudiant hollywoodien, à l'aide d'une réalisation complètement barrée et surtout du détournement des codes du genre, il livre un film inoubliable, un film qui hante le spectateur longtemps après sa vision.
Il suffit pour s'en convaincre de voir les nombreux effets de styles utilisés tout le long du film, du retour en arrière jusqu'au split-screen d'anthologie, Avary use et abuse d'artifices tapes à l'œil.
Mais ça colle parfaitement avec le sujet, dans une société qui voue un culte à l'image, il nous livre une sorte de "best-of" de la mise en scène clipesque mais il le fait dans un but précis et c'est ce qui différencie son film des autres "teen movies".
L'autre coup de génie c'est bien entendu d'avoir engagé une icône de la série pour adolescent pour incarner ce grand malade qu'est Sean Bateman. James Van Der Beek est tout bonnement hallucinant, il démonte lui-même le mythe de son Dawson et prouve par la même occasion qu'il sait faire autre chose, c'est très intelligent de la part d'Avary et c'est magnifiquement joué pour Van Der Beek.
Le reste du cast est du même niveau et même encore un cran au-dessus en ce qui concerne la prestation de la craquante Shannyn Sossamon, dès la scène d'intro elle vampirise l'attention, elle en devient presque hypnotique, fascinante.
Un petit mot aussi sur la bande-originale, c'est là aussi du grand art, mélanger Blondie, The cure et Gainsbourg dans le même film relève du génie, j'adore !!
Vous l'aurez compris, le film est une grande réussite, il parvient même à mes yeux à atteindre le statut de chef-d'œuvre par le biais d'une scène qui coupe le souffle.
Theresa Wayman dans un rôle muet livre une scène de suicide qui vient rappeler cruellement au spectateur que la vie ce n'est pas "American Pie", ce qu'elle réussit à faire passer sans dire un mot est presque du domaine du surnaturel, c'est grand !!!
Roger Avary livre avec "The Rules Of Attraction" son grand chef-d'œuvre et brosse un portrait peu reluisant de la génération X.
10/10
"I no longer know who I am and I feel like the ghost of a total stranger." Victor
Posté le 19.06.2007 par nobodycares
On se fait chier et on a envie de vomir, rarement un titre n'aura été aussi judicieux !
0/10
"blablabla hhhhhaaaaaahhhhaaaaahhhhhhhiiiiiiihhhhoooooo ooooooouuuuu blujcn" Des bonnasses en detresse.
Posté le 17.06.2007 par nobodycares
Entre deux Batman, Christopher Nolan prend le temps de nous raconter l'histoire de la rivalité entre Robert Angier et Alfred Borden, deux jeunes magiciens surdoués dans le Londres de la fin du XIXème siècle.
Il nous emmène donc dans les coulisses de ce monde fascinant qu'est celui de la magie, cela nous donne l'occasion de voir un peu l'envers du décor, et l'on constate que le monde des prestidigitateurs est finalement très proche de celui du cinéma.
Et ce cinquième film du jeune surdoué confirme tout d'abord que son thème préféré est bien évidemment celui de la dualité, il était la base de ses trois derniers films (je n'ai pas vu "Following"), et est encore une fois au centre du récit.
Mais avant d'être un film sur l'art de l'illusion, "The Prestige" c'est d'abor l'histoire de deux hommes, tout d'abord alliés, ils deviennent rivaux après un accident tragique, et le moins que l'on puisse dire c'est que ces deux personnages sont merveilleusement bien développés et parfaitement interprétés.
Ce ne sont en effet pas moins que Hugh Jackman et Christian Bale qui tiennent les deux rôles principaux, ils livrent tous les deux une performance mémorable, bien aidés par la direction artistique d'un Nolan au top de sa forme. Les seconds rôles sont, eux aussi, tous très bons, on retrouve même David Bowie dans un rôle qui lui va comme un gant : celui du génie visionnaire que fut Nikola Tesla.
La mise en scène est, elle aussi, brillante, elle est très discrète mais aussi particulièrement classieuse, ici tout se fait dans la fluidité et cela confirme que Nolan est bien plus à l'aise dans un registre plus classe, pour s'en convaincre il suffit de revoir les scènes d'action particulièrement indigestes de son "Batman Begins". Peut-être s'en sortira-t-il mieux dans son prochain "Dark Knight", wait and see.
La photographie de Wally Pfister est également très classe, en particulier les scènes se déroulant aux USA, la séquence dans la neige avec toutes les ampoules est tout simplement sublime par exemple.
La musique de David Julyan est bonne et sait se faire discrète, qualité qui se fait de plus en plus rare à Hollywood.
/! ATTENTION SPOILER DE LA MORT /!
La fin du film est de plus absolument énorme, Nolan va jusqu'au bout dans sa comparaison de l'art de la magie et de celui du cinéma, son film est donc construit comme un tour de magie et le "Prestige" de son film irritera sûrement ceux qui ne sont pas friands de métaphores, moi j'ADORE.Il ne recule donc devant rien et nous sort un double "Deus Ex Machina" qui restera dans les annales, l'histoire du jumeau étant finalement très conne mais totalement évidente.
/! FIN DU SPOILER DE LA MORT /!
An final "The Prestige" est donc une excellente surprise qui inscrit définitivement Christopher Nolan parmis les réalisateurs les plus talentueux de sa génération.
8,5/10
"Are you watching closely ?" Alfred Borden
Posté le 15.06.2007 par nobodycares
Gabriele Muccino quitte son Italie natale et vient s'installer à Hollywood pour nous parler d'un sujet tout de même assez vaste : la recherche du bonheur.
Le film, tiré de faits réels, nous raconte l'histoire de Chris Gardner, un père de famille très intelligent qui essaye de s'en sortir et d'offrir une vie meilleure à son fils Christopher.
Voilà, le pitch est donc très simple et même souvent déjà vu, on suit donc les déboires de ce père et son fils avec un intérêt très relatif et l'ennuie pointe même assez rapidement le bout de son nez.
Alors le film n'est pas mauvais, mais il n'est pas bon non plus, il est juste quelconque , aussitôt vu, aussitôt oublié.
LA grosse qualité du film nous vient du duo Will et Jadden Smith, ils sont tous les deux excellents et on en vient même à regretter que Will Smith livre une aussi bonne prestation dans un film aussi médiocre. Il délivre même une grande prestation, il est à la fois drôle et émouvant, toutes les scènes qui le mettent en scène avec son fils sont réussis sauvent finalement le film du naufrage total, on peut même dire qu'on ne l'avait pas vu aussi bon depuis "Ali" et on espère qu'il aura de meilleurs choix de carrière dans le futur.
La mise en scène de Muccino est juste correcte, il n'en fait pas trop et c'est plutôt une bonne nouvelle, il se contente de suivre l'action de manière simple et efficace.
La musique du film est horrible, dégoulinante de violons, on s'attendrai presque à voir venir la vilaine Celine Dion, tout est fait dans la partition pour nous tirer une larme, mais ça énerve plus qu'autre chose.
La morale du film est de plus assez nauséabonde, tous les SDF du film sont soit des voleurs, soit des dingues alors que les courtiers sont tous gentils et compréhensifs, c'est le clip de campagne de Sarkosy ou quoi ?? En gros si on travaille assez dur, on pourra devenir riche en arnaquant le maximum de petits contribuables grace à la magnifique invention qu'est la bourse. C'est beau le rêve américain, mais on n'y croit pas une seule seconde.
Reste donc un film anecdotique qui ne vaut finalement QUE pour l'excellente tenue du jeu de Will Smith et de son fils, à oublier.
5/10
"Allez banco on vous embauche quand même, vous n'avez pas pris de douche depuis trois jours, vous êtes habillé comme un clodo et vous avez de la peinture plein la gueule, mais on est comme ça à la bourse, on est super sympas c'est bien connu." Un Gentil Courtier
"J'suis une hippie, j'te vole ton scanner parce que les clodos c'est des voleurs c'est bien connu" Une Mechante Clocharde
Posté le 08.06.2007 par nobodycares
De son arrivée violente au pouvoir jusqu'à sa chute, le récit du règne du dictateur ougandais Idi Amin vu par les yeux d'un jeune médecin Ecossais.
Voilà, on ne peut pas faire plus simple, Kevin Macdonald choisit une façon originale et intelligente de traiter son biopic et c'est une très bonne idée.
On suit donc le jeune Dr. Nicholas Garrigan, peu après l'obtention de son diplôme, il se rend en Ouganda pour effectuer un travail humanitaire dans un petit village dans lequel il collaborera avec le Dr. Merrit et sa femme. Mais son destin changera le jour ou il soignera Idi Amin, ce denier se prendra d'affection pour lui et lui demandera de devenir son médecin personnel.
Et dans dès les premiers instants, le film séduit, il amuse même, les images joyeuses de l'Ouganda, la relation entre Garrigan et Sarah Merrit, tout ceci est très plaisant et brillamment mis en scène.
Le ton change évidemment dès que la relation Amin-Garrigan se met en place, c'est beaucoup plus sombre mais toujours excellent, le fait de donner au spectateur le point de vu du docteur est un excellent choix, cela permet de créer une tension et de permettre une forte identification, bien joué.
On est donc séduit par Amin et son charisme exceptionnel, mais aussi très effrayé, cette dualité est certainement le point le plus intéressant du film, on comprend tout à fait comment Garrigan a pu se laisser hypnotiser par un tel monstre.
Il y a malheureusement un petit passage à vide qui coïncide avec l'idylle entre Kay et Garrigan, cette partie de l'histoire est bien entendue très importante mais assez maladroitement traitée et surtout elle s'insère difficilement dans le métrage et par conséquent, elle casse un peu le rythme effréné, c'est dommage.
La fin du film prend la forme d'un thriller d'une tension insoutenable et tout la scène de la prise d'otages est un modèle du genre, on retient son souffle jusqu'au bout et ce même si on connaît la fin, très bon.
La réalisation de Kevin Macdonald est très nerveuse, il reste toujours près de ses personnages, c'est très rythmé et on ne s'ennuie presque pas, les paysages ougandais sont magnifiques et ce grace au travail admirable du directeur de la photographie Anthony Dod Mantle.
Parlons maintenant des acteurs, car ils sont le cœur du film, James Mcavoy est franchement excellent, il offre une solide prestation, son rôle est de plus très complet ce qui lui permet de démontrer une large palette d'émotions, il est très naturel et parvient à faire plus que bonne figure face à l'énorme Forrest Whitaker, bravo.
Vous l'aurez compris (et entendu un peu partout), Forrest Whitaker est époustouflant, il incarne un personnage très difficile avec une aisance et une assurance presque effrayantes ! Clairement adepte de la méthode "Actor's Studio", il devient Amin, tout d'abord physiquement, il mime chacune de ses mimiques avec une ressemblance bluffante et retranscrit la dualité du monstre à la perfection. Il est à la fois sympathique et horrible, il n'a pas volé son Oscar et gagne enfin la reconnaissance qu'il mérite, énorme.
Petit bémol pour la musique, sans être mauvaise, elle fait beaucoup trop "occidentale" et ne s'accorde pas très bien avec les images ou même le propos, dommage.
"The Last King Of Scotland" est donc un excellent film, mais ses quelques défauts et l'absence de scènes plus marquantes, plus puissantes, font qu'il ne peut pas prétendre au statut de chef-d'œuvre à mes yeux.
Sinon il y a aussi Gillian Anderson dans le film, son rôle est très anécdotique mais c'est quand même [Mode X-FilesGeek ON] la plus grande femme que la Terre ait jamais porté, une Déesse vivante, une légende, la meilleure actrice de l'univers etc...[Mode X-FilesGeek OFF]
8/10
Posté le 05.06.2007 par nobodycares
Commençons par les bons points du film : certaines idées sont amusantes et originales comme le distributeur de téléphones portales.
Voilà, c'est fait pour les qualités.
Pour le reste c'est du n'importe quoi, on se demande même comment un truc aussi nul a pu sortir au cinéma, c'est très impressionnant.
L'histoire du film est complètement débile, un délire complet sur une maladie qui donne les dents longues et une société fasciste, enfin un truc de merde quoi.
La réalisation est vomitive, pas un plan ne dure plus de 2 secondes, le montage épileptique n'aidant pas non plus. On se fait littéralement violer la rétine pendant 1h30, insupportable.
Pour s'en convaincre il suffit de voir le combat entre violette et le gang des "Blood Chinois" (je vous jure que ce n'est pas une vanne, ils s'appellent vraiment comme ça), c'est d'un mauvais goût absolu, quarantes zooms sur les lunettes des personnages, de mouvements horribles et surtout une scène qui doit compter pas loin de 5 000 000 000 de plans !!!!!
On ne comprend rien à ce qui se passe, c'est brouillon, c'est filmer à 2 centimètres de l'action, enfin bref c'est catastrophique.
La photographie fait mal aux yeux, le directeur photo s'est dit : "Je vais foutre toutes les lumières au maximum, j'm'en bats les couilles, j'uis un dingue !". Ça donne une esthétique horriblement sur-sur- sur-sur-saturée, autant regarder le soleil pendant 1h30 sans lunettes, ça fait le même effet et c'est beaucoup plus intéressant.
Les effets spéciaux sont risibles, on dirait des cinématiques de playstation, les textures ne sont pas détaillées DU TOUT, c'est juste des polygones colorés en gros. C'est de plus la première fois de ma vie que je vois des séquences qui saccadent dans un film, ils ont programmé ça sur Yaroze ou quoi ??!!!
Les acteurs sont tous mauvais, mais alors là VRAIMENT mauvais, Milla Jovovich se contente de fixer la caméra et de répéter "Vous allez tous mourrir !!" 14 fois au cours du film.
Le petit Cameron Bright a EXACTEMENT le même rôle que dans "X-Men 3" (autre grosse bouse cinématographique de 2006).
Les dialogues sont pathétiques, un enchaînement de phrases plus débiles les unes que les autres.
La musique est irritante au possible, un mélange de techno bourrine pour les scènes d'actions et de "Violons à 245 décibels pour vous faire chialer" pendant les séquences "émotion".
Vous ajoutez à ça un lot d'idées complétement connes comme un mec qui se bat à l'aide ses dreadlocks ou encore un combat final dans le noir total avec des sabres enflammés pendant lequel on ne capte absolument rien, et vous obtenez "Ultraviolet" !
Non mais même les fausses dents elles sont mal faites !!!! ELLES SONT PAS DE LA MÊME COULEUR QUE LES AUTRES DENTS PUTAIN !!! OUVREZ LES YEUX MERDE !!
Kurt Wimmer avait déclaré après "Equilibirum" qu'il arrêtait la réalisation, il aurait dû !
0/10, horrible, vraiment horrible !