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nobodycares
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Il doit faire à peu près 1 mètre 80, 75 kilos, les yeux bleux et les cheveux bruns. Beau gosse quoi!
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01.05.2007
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26.02.2008
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Run, Fatboy, Run

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
On est plus proche du téléfilm que du cinéma, c'est plat, prévisible et dégoulinant de bons sentiments, mais ça se laisse regarder sans trop de déplaisir.
Les acteurs sont bons mais pas inoubliables et l'on était en droit d'attendre beaucoup plus d'un tel cast, Thandie Newton est moins pire que d'habitude, c'est déjà ça ....
J'attendais tout de même beaucoup mieux du premier film de David Shwimmer en tant que réalisateur, parce que question mise en scène, c'est le vide cosmique, aucune inventivité, rien ne se dégage du film et on l'oublie 5 minutes après l'avoir vu.
Voilà, si vous êtes fan des comédies familiales un peu niaises mais mignonnettes, "Run, Fatboy, Run" est fait pour vous, pour les autres ça n'est pas très intéressant.

4/10 pour être gentil avec Schwimmer ...

Pitch Black

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Avant de m'atteler à la vision de "The Chronicles Of Riddick", je me suis refait "Pitch Black", ça faisait un moment que je ne l'avais pas revu et, même si c'est un peu moins bon que dans mon souvenir, ça reste un très bon petit film de S.F.
Je ne vais pas m'attarder deux heures dessus, c'est une petite perle que tout amateur de S.F. se doit de voir au moins une fois dans sa vie.
Le film est bourré de bonnes idées et David Twohy exploite à merveille son budget modeste, certaines séquences sont vraiment impressionnantes et c'est bien la preuve que l'on a pas besoin d'un montant énorme pour faire un film intéressant visuellement. Alors il en fait peut-être un peu trop par moments, mais c'est pardonnable, c'est l'enthousiasme de la jeunesse, et puis il fait mouche la plupart du temps et c'est finalement tout ce qui compte.
Le scénario est intelligent, l'idée du personnage de Riddick est géniale et les acteurs sont plus que corrects dans l'ensemble. Le film évite de plus à peu près tous les clichés du genre et la fameuse scène tragique de la fin me fait toujours autant plaisir, c'est tellement rare un film qui tente ce genre de choses que cela rend "Pitch Black" immensément attachant.
Et puis il faut saluer le travail de David Egby à la photographie, le film est splendide et, je me répète, pour un budget aussi modeste c'est remarquable. L'idée des trois soleils aux teintes différentes est, à ce titre, une des meilleures du film, chapeau bas !
Voilà, je matte "The Chronicles Of Riddick" et je vous en parle, en attendant mattez "Pitch Black", ça vaut franchement le coup !

8/10

Michael Clayton

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Pour son premier film en tant que réalisateur, Tony Gilroy, l'excellent scénariste de la série des "Bourne" ou encore du très bon "The Devil's Advocate", à choisit de se livrer à l'exercice difficile du "thriller juridique".
Le genre nous a offert quelques perles, dont la plus brillante est certainement ce grand chef-d'œuvre de Michael Mann qu'est "The Insider", mais beaucoup tombent dans le piège de l'excès d'explications ou du dialogue indigeste.
Le risque était donc grand, plus encore pour un premier film, mais force est de constater que Tony Gilroy s'en sort bien, il livre même avec ce "Michael Clayton" un très bon film.
Je ne me lancerais pas dans un résumé laborieux du scénario car il est très dense et j'en oublierais forcément en route, sachez simplement que c'est franchement bien écrit, et surtout passionnant de bout en bout.
La meilleure idée de Tony Gilroy, c'est d'avoir permis l'identification totale du spectateur avec le personnage titre, ce Michæl Calyton "subit" les faits, il les découvre en même temps que nous et ses réactions sont donc très liées aux notres.
Le suspense fonctionne parfaitement, les deux heures passent très vite et on se demande tout le long où tout cela va nous amener, les enjeux sont énormes et le côté très "humain" de la grande méchante fait froid dans le dos. L'identification avec Clayton se termine dans le dernier acte dans lequel c'est lui qui tire les ficelles, cette dernière partie est, par conséquent, la moins intéressante du film, même si l'on comprend parfaitement son utilité.
La mise en scène de Tony Gilroy est, dans l'ensemble, très sobre et c'est une immense qualité pour un film dont l'intérêt principal est sans aucun doute le scénario. C'est très fluide, il laisse ses personnages respirer et il installe une atmosphère lourde et mystérieuse qui contribue grandement à renforcer le suspense qui fait toute la force du film, un réalisateur prometteur.
Et pour couronner le tout, il s'est entouré d'un casting quatre étoiles et très éclectique qui est pour beaucoup dans le succès du film.
D'un George Clooney proche de la perfection dans un rôle pourtant très compliqué, en passant par un Sydney Pollack dont les courtes apparitions nous rappellent à quel point il est immense, jusqu'à un Tom Wilkinson ahurissant dans justesse et absolument fascinant, on ne dénote aucun faux pas de leurs parts et ils méritent tous un grand coup de chapeau.
Mais celle qui m'a le plus impressionné, c'est sans hésitation la très sous-estimée Tida Swinton. Son personnage est très important même si son temps à l'écran n'est finalement pas si élevé que cela, mais à chaque fois qu'elle apparaît, elle illumine le film de son charisme, elle est à la fois bouleversante dans ses faiblesses et très terrifiante dans son jusqu'au boutisme, une grande performance !
À souligner également une excellente partition de James Newton Howard pleine de mystère et de discrétion, très efficace.
Au final ce "Michael Clayton" est une grande réussite, pour un premier film, c'est même remarquable, un bon scénario servi par une mise en scène limpide et des acteurs excellents, que demander de plus ?

8/10

Sweeney Todd: The Demon Barber Of Fleet Street

Posté le 18.02.2008 par nobodycares
On s'était fait une raison, depuis quatre films, la carrière de Tim Burton s'était écartée de l'univers gothique et des personnages marginaux et torturés. Je ne fais pas partie des fans qui se sont sentis trahis (à part pour le vilain "Planet Of The Apes"), j'aime bien "Big Fish", "Charlie And The Chocolate Factory" et "Corpse Bride", mais il est aussi clair que l'on est de loin de ces meilleurs films. Et bien réjouissez-vous fans déçus, "Sweeney Todd: The Demon Barber Of Fleet Street" marque le retour en grandes pompes du Tim Burton qui a fait aimer le cinéma à toute une génération, Amen !
Et ce magnifique retour se fait sous forme de comédie musicale, les trois quarts du film sont chantés et les paroles des chansons s'imbriquent directement dans la narration, si vous êtes allergiques au genre, il faut très vite passer votre chemin, sinon c'est que du bonheur.
Le mélange entre la comédie musicale et l'univers sombre et violent de Burton fait des merveilles, quand une œuvre finie rencontre le réalisateur qui était destiné à la mettre en scène, ça donne "Sweeney Todd : The Demon Barber Of Fleet Street".
Parce que la gande force de Burton c'est bien entendu d'avoir transcendé le matériau original avec sa mise en scène qui est ici plus virtuose que jamais. C'est virevoltant, inventif, dynamique tout en restant centré sur les personnages et leurs performances musicales, du point vu de la mise en scène pure c'est peut-être un des meilleurs films de Tim Burton, c'est vraiment impressionnant et maîtrisé de bout en bout, une bonne petite claque.
Il subsiste tout de même quelques petites fautes de goût comme ce générique d'ouverture pas très réussi, mais très intéressant quand on le met en parallèle avec celui de "Charlie And The Chocolate Factory", ou encore ce long travelling numérique dans les rues de Londres qui fait vraiment tache, mais c'est vraiment pour chipoter.
Et puis l'aspect visuel du film est vraiment magnifique, la photographie de Dariusz Wolski est d'une beauté formelle à couper le souffle, les tons froids et même presque monochromes contrastent magnifiquement avec les éclairages chauds et les gerbes de sang d'un rouge très vif, rarement l'imagerie gothique n'aura été aussi réussie que dans "Sweeney Todd : The Demon Barber Of Fleet Street". Et puis Dariusz Wolski confirme qu'il est vraiment à l'aise dans le genre, c'est quand même lui qui avait travaillé sur "The Crow" et "Dark City" qui sont deux immenses réussites visuelles.
Ce qui me faisait le plus peur, c'est l'absence de Dany Elfman, mais je n'ai vraiment pas ressenti de manque, les chansons de Stephen Sondheim sont magnifiquement composées et servies par des paroles très bien écrites, tellement qu'il faudra revoir le film plusieurs fois pour en saisir toutes les nuances. Ces morceaux chantés sont de plus dans la plus pure tradition de Broadway, les grandes envolées lyriques sont ici de mise, cela en irritera certains, mais j'aime beaucoup, et encore plus lorsque l'on voit le contraste entre le contenu et le contenant, c'est proche d'être génial.
Et pour interpréter toutes ces réjouissances musicales, Tim Burton s'est encore une fois entouré d'un casting proche de la perfection. Johnny Depp est, comme toujours, parfait et c'est presque énervant, il sait même chanter le mec, ça fait peur tant de talent. Helena Bonham Carter trouve enfin un rôle digne de son talent dans un film de Burton, elle est énorme de bout en bout et son duo avec Depp, qui est le cœur du film, fonctionne parfaitement et les deux acteurs nous offrent même le meilleur passage musical du film avec le magnifique "A Little Priest".
Et autour de ce duo principal, on a le droit à une galerie de personnages secondaires tous plus excellents les uns que les autres, d'un Sacha Baron Cohen qui confirme film après film qu'il fait bien partie des meilleurs, à un Alan Rickman jouissif en méchant ultime, en passant par un Timothy Spall énorme, un Jamie Campbell Bower touchant ou encore un Ed Sanders plus que prometteur, les acteurs sont tous parfaits, aussi bien dans le jeu pur que dans la chanson, c'est remarquable.
Et puis ce crescendo dans la violence, quel plaisir, la dernière demi-heure est d'une puissance lyrique et émotionnelle qui n'a d'égale que son horreur totale qui culminera dans un plan final exceptionnel qui est un des plus beaux de la carrière du cinéaste, c'est immense.
Au final "Sweeney Todd: The Demon Barber Of Fleet Street" est le film qui marque le retour du "vrai" Tim Burton et est, malgré ses petits défauts, une immense réussite que l'on ne se lassera pas de voir et de revoir, un classique immédiat !

9/10

"They all deserve to die.Tell you why, Mrs. Lovett, tell you why.Because in all of the whole human race Mrs. Lovett there are two kinds of men and only two.There's the one staying put in his proper place and one with his foot in the other one's face.Look at me, Mrs Lovett! Look at you!. No, we all deserve to die. Even you, Mrs Lovett, even I !" Sweeney Todd

Serpico

Posté le 10.02.2008 par nobodycares
Première collaboration entre Sydney Lumet et Al Pacino, et quand un réalisateur de génie prend sous son aile un jeune acteur qui vient d'enchaîner coup sur coup l'excellente "Scarecrow" et le mythique "The Godfather", ça ne peut que donner quelque chose d'énorme.
Alors je ne vous ferais pas l'affront de résumer le film, tout le monde le connaît par cœur, et si ce n'est pas le cas, il faut vraiment réparer cela au plus vite, "Serpico" étant un monument qui se doit d'avoir été vu au moins une fois par tout amateur de cinéma.
Sydney Lumet livre ici une de ses plus belles réussites, ses thèmes favoris sont plus que jamais présents et l'on retrouve encore une fois un individu incorruptible dans un environnement gangrené par la corruption. Il utilise sa mise en scène discrète mais jamais simpliste pour nous décrire ce personnage fascinant, marginal mais d'une intégrité sans concessions et on ne peut qu'avoir le plus grand respect pour Frank Serpico, et encore plus lorque l'on sait que le film est tiré de faits réels.
Mais si "Serpico" a à ce point marqué le septième art, c'est bien entendu grace à la performance mémorable d'un Al Pacino qui commençait à prouver au monde qu'il faisait partie des géants.
Car plus encore que la mise en scène parfaite de Lumet ou que du script sans failles de Waldo Salt, c'est bel et bien la prestation exceptionnelle de Pacino que l'on retient.
Celui-ci, magnifiquement dirigé par un Sydnet Lumet qui prouvera avec "Dog Day Afternoon" qu'il fait partie de ceux qui savent le mieux diriger le bonhomme, crée un personnage mythique, à commencer par le physique marquant et totalement inédit pour un flic : cheveux longs, barbe, costumes divers et variés, il s'invente un personnage haut en couleurs dont l'excentricité vestimentaire n'a dégale que l'intégrité rigide du caractère.
Pacino retranscrit à merveille tous les tourments qui torturent son personnage, cette corruption le ronge de l'intérieur et il ne peut pas simplement fermer les yeux, il veut faire quelque chose mais à chaque étage du système, il trouve la même malhonnêteté ambiante.
Les séquences dans lesquelles il "passe ses nerfs" sur son entourage font parties des meilleures que le génial acteur nous ait offert, mais si on ne devait retenir qu'une seule scène de ce "Serpico", ce serait sans hésitation celle de la "médaille d'or" à la fin du film, peu d'acteurs sont capables de faire passer autant d'émotion, immense scène pour un gigantesque acteur, respect éternel.
En conclusion je ne dirai qu'une chose : IL FAUT VOIR SERPICO, C'EST UN ORDRE !!!!!!

10/10 facile !

Rendition

Posté le 01.02.2008 par nobodycares
Deux ans après le très remarqué "Tsotsi" (que je n'ai pas vu), le réalisateur sud-africain Gavin Hood tente, comme beaucoup, l'aventure à Hollywood.
Et pour son premier film américain, il choisit un sujet pour le moins délicat: les conséquences du 11 septembre et en particulier les "raccourcis" juridiques que l'attentat a engendré.
"Rendition" c'est en effet l'histoire d'un jeune cadre américain d'origine égyptienne qui se voit "kidnapper" par la C.I.A. dans un aéroport car il est soupçonné d'avoir aidé un terroriste.
Les tortures commises par le gouvernement américain sur un de ses propres citoyens, voilà un sujet couillu pour un premier film, et si le film proposait une réflexion intelligente ou au moins poussée sur le sujet, ça aurait pu être un coup de maître. Malheureusement, quelques storylines bien niaises viennent se greffer à la trame principale et l'excès de didactisme et surtout de "sentimentalisme forcé" du film gâchent un petit peu le tout.
Parce que les intentions sont bonnes, on ne peut pas le nier, on sent le réalisateur concerné par son sujet et il évite même quelques-uns des clichés inhérents au genre, le problème, c'est que l'on se sent toujours tenue par la main, les idées sont exposées oralement par les personnages et surtout tout est fait pour que l'on s'identifie au personnage interprété par Jake Gyllenhaal et surtout pour nous tirer des larmes tout le long du film, il n'y avait pas besoin d'autant forcer le trait, le sujet est suffisamment tragique qu'il n'y avait pas besoin de tant en rajouter.
Je pense notamment à tout ce qui touche aux deux adolescents "nord africains" (aucun pays n'est précisé) qui, même si ils sont plutôt touchants, font clairement balancer le film dans la "tragédie sentimentale" à la limite du manichéisme, on n'avait pas besoin de cet exemple étiré en longueur pour comprendre les conséquences de ces tortures. Certaines des scènes mettant en scène Reese Witherspoon sont aussi bien trop grossières pour être réellement touchantes, on a très vite l'impression que cela tourne en rond et, au final, cela n'apporte pas grand-chose au film.
Par contre c'est vraiment un très bon point du côté de la mise en scène, Gavin Hood évite tous les effets "tape-à-l'œil" et il livre un film fluide, très lisible et sans aucun sensationnalisme mal venu, même la séquence de l'attentat est sobrement mise en scène, et ça c'est une très bonne chose. Cela m'a vraiment donné envie de découvrir son "Tsotsi".
Les acteurs sont plutôt bon dans l'ensemble, mais j'attendais vraiment plus d'un tel casting. Omar Metwally est franchement parfait, clairement la meilleure performance du film, on ressent sa souffrance et la scène dans laquelle il "craque" est sans aucun doute la plus puissante du film.
Jake Gyllenhaal est tout juste correct, il nous avait habitué à beaucoup mieux que cela et on ne le sent pas très investie dans son rôle, c'est vraiment dommage.
Reese Witherspoon est par contre parfaite, son personnage n'est pas très épais psychologiquement parlant, mais elle parvient à être touchante à plusieurs reprises, dommage que sa storyline soit aussi maladroitement écrite.
Et puis il y a Meryl Streep qui cachetonne, elle est excellente mais son rôle est anecdotique, en gros c'est très loin d'être le rôle de sa carrière.
Yigal Naor en fait des caisses et il n'est finalement pas très crédible. Moa Khouas et Zineb Oukach sont plutôt bons, mais leur histoire est tellement "guimauvesque" que leurs personnages deviennent assez vite très irritants.
À noter également un excellent Peter Sarsgaard dans un rôle secondaire, cet acteur prouve, film après film, qu'il fait partie de la catégorie des "sous-estimés" et j'aimerais le voir plus souvent en tête d'affiche.
Au final "Rendition" est un film maladroit et quelque peu plombé par un excès de sentimentalisme inutile qui exaspère le spectateur plus qu'il ne renforce l'impact émotionnel. Mais, sur un tel sujet, on pouvait s'attendre à bien pire, les intentions étaient bonnes, mais c'est finalement un semi-échec. On suivra tout de même d'un œil la carrière de Gavin Hood qui s'en sort plutôt bien dans sa mise en scène.

5/10

Smiley Face

Posté le 28.01.2008 par nobodycares
Je ne vais pas m'étendre des heures sur "Smiley Face", et ce pour une raison toute simple: je n'ai rien d'objectif à reprocher au film.
Il ne m'a tout simplement pas fait rire, l'humour étant peut-être ce qu'il y a de plus subjectif, cela ne servirait à rien d'argumenter.
La déception est d'autant plus grande que j'ai beaucoup aimé les trois films de Gregg Araki que j'ai vu : "The Doom Generation", "Nowhere" et "Mysterious Skin". Avec une légère préférence pour "Nowhere". Mais là je ne suis absolument pas rentré dans le film, la mise en scène est pourtant toujours aussi reconnaissable et Anna Faris prouve encore une fois qu'elle est excellente dans n'importe quel rôle mais ce n'est pas mon style d'humour, peut-être qu'il faut avoir été (ou être) "stone" pour comprendre mais franchement je n'ai pas ri une seule fois.
J'attends tout de même de voir ce qu'Araki nous réserve pour la suite de sa carrière, mais s'il continue à faire des comédies, ça sera certainement sans moi.
Je ne le note pas, ça ne sert à rien :-D

Persepolis

Posté le 20.01.2008 par nobodycares
Commençons par rétablir une vérité, on a pu lire un peu partout que "Persepolis" était un film politique, une certaine presse, trop contente de pouvoir se masturber l'esprit, a très vite hissé le film comme étant un "fabuleux coup de gueule contre l'horrible régime iranien" etc. etc ....
Alors cela a certainement contribué à faire du film un succès et amenant un public par forcément client du genre animé dans les salles et c'est tant mieux.
Le problème, c'est que "Persepolis" n'est pas un film politique, et encore moins un pamphlet contre quoi que ce soit, c'est juste l'histoire de Marjane Satrapi, racontée de manière sincère, parfois crue mais toujours poétique. Il se trouve qu'elle est née dans l'Iran gouverné par le Shah et qu'elle connaîtra la révolution, l'installation du régime islamique et la guerre contre l'Irak avant d'avoir 12 ans.
Et certains n'ont retenus que le contexte alors que celui-ci est toujours une toile de fond et que ce qui est réellement important dans "Persepolis" ce sont ses personnages touchants.
Les dialogues sonnent justes, les situations ne sont jamais édulcorées et l'on sent que Marjane Satrapi n'est pas une adepte de la langue de bois. La galerie de personnages décrit est vraiment attachante et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Je retiendrais en particulier la grand-mère, doublée par une Danielle Darrieux en grande forme, elle est souvent drôle, toujours très juste et au final, c'est peut-être, après Marjane, le personnage le plus intéressant du film.
Le reste du casting est aussi d'excellente facture, avec peut-être un petit bémol pour Catherine Deneuve que l'on ne sent pas vraiment investie dans son personnage par moments.
Mais Chiara Mastroiani fait du bon boulot et c'était bien là l'essentiel, la palette d'émotions qu'elle fait passer est large et elle fait vivre le personnage et c'est bien là tout ce qui compte.
Mais là où le film m'a réellement surpris c'est au niveau de l'animation, je m'attendais à un truc vraiment très basique de ce côté-là, mais je fus agréablement surpris.
Le trait simpliste des dessins n'empêche à aucun moment le film d'être magnifique, le noir et blanc fait des merveilles, mais c'est surtout l'inventivité sans fin de la mise en scène qui impressionne.
Marjane Satrapi et Vicent Paronnaud nous livrent un petit bijou de poésie bourré de bonnes idées, le film est dynamique quand il le faut mais sait se poser lors des moments importants, il offre aussi quelques scènes d'une violence psychologique presque insoutenable, efin bref c'est un petit chef-d'œuvre visuel qui prouve qu'il n'y a pas besoin de 2000 ordinateurs pour rendre un film d'animation intéressant esthétiquement parlant.
Au final "Persepolis" est donc un film tendre, touchant, intéressant, doté d'une forme magnifique et inventive, Marjane Satrapi nous ouvre son cœur pendant une heure et demie et il est très difficile de refuser l'invitation, chef-d'œuvre intimiste en quelque sorte...

9/10

Steak

Posté le 18.01.2008 par nobodycares
Alors celui-là il va être très difficile d'en dire quelque chose de constructif ou même de compréhensible, le film est tellement "autre" qu'il est très compliqué d'en parler.
"Steak" c'est donc un film DE Quentin Dupieux AVEC Eric et Ramzy, si j'insiste autant sur leurs fonctions respectives c'est tout simplement parce que l'on a pu lire tout et n'importe quoi sur le film.
Littéralement démolit par la critique, à quelques exceptions près, sous prétexte que le duo comique tient le haut de l'affiche ou bien encore sur le constat évident que ce n'est pas si drôle que ça.
Bah ouais, "Steak" ce n'est clairement pas un film comique, une comédie dramatique à la rigueur, mais plus un drame social et un hymne à l'anti-confrmisme, on est loin de l'univers habituel d'Eric et Ramzy même si l'on en retrouve certaines petites touches tout au long du film.
Mais le style de la mise en scène, l'univers décrit et surtout le fond profondément intelligent du propos font que l'on est clairement en présence d'un réalisateur fort et avec des idées et qui les assume jusqu'au bout, quitte à être traîné dans la boue par une critique bien pensante et j'ai vraiment un profond respect pour cela.
La trame principale de l'histoire, même si elle est traitée de façon non-sensique et décalée, est profondément dramatique, l'histoire de ce jeune "marginal" interné à tort qui ressort de l'institut psychiatrique sept ans plus tard pour se rendre compte qu'il n'a plus de famille et que son seul ami tente désespérément de rentrer dans le moule qui le méprisa tant autrefois à quelque chose de très dérangeant et de mélancolique.
"Steak" ça parle d'internement psychiatrique, de l'obsession de l'image dans notre société actuelle, de la trahison de soi, de "l'américanisation" du monde, de la chirurgie esthétique (et de Michael Jackson par la même occasion :D) etc. etc ...
La critique est âpre et en total décalage avec le ton employé, Quentin Dupieux livre une mise en scène très lente, très clinique, des cadrages travaillés, mais des plans presque toujours immobiles donnent au film une atmosphère unique, une vraie personnalité, alors on aime ou on n'aime pas mais on ne peut pas lui reprocher cela.
La musique est excellente, mais ça on pouvait s'y attendre, c'est quand même "Mr. Oizo" qui réalise donc la musique, il connaît.
Mais la grande surprise vient finalement d'Eric et Ramzy, et d'autant plus grande que j'avais lu un peu partout qu'ils étaient ridicules dans le film. Ils sont tous les deux excellents, il nous refont leur petit numéro dans quelques séquences, mais là n'est pas le cœur de leurs performances. C'est clairement du domaine de l'auto-critique, ils campent deux personnages qui tentent désespérément de "rentrer dans le moule" et on ne peut pas s'empêcher de faire une analogie avec leur carrière qui, après cet O.F.N.I. que fut "La Tour Montparnasse Inférnale", n'a eu de cesse de dégringoler dans les bas-fonds de la comédie grasse et consensuelle. Alors certains me diront que je cherche du sens là où il n'y en a pas, et ils auront peut-être raison, mais je ne peux pas croire une seule seconde que cette similitude n'est pas entièrement réfléchie.
Le reste du casting est tout aussi excellent, avec notament un Jonathan Lambert en grande forme et surtout un énorme Vincent Belorgey qui livre une prestation sans failles.
Voilà, j'aurais au moins essayé de dire du bien de ce film même s'il est clair que mon petit texte est loin de lui faire honneur, mais tant pis, il fallait que j'en parle.
En tout cas j'ai beaucoup aimé "Steak", un film intelligent et original avec une mise en scène inventive, une bande-originale tout à fait excellente et surtout avec l'univers d'un réalisateur qui divisera (et a même déjà divisé) les spectateurs, moi j'aime beaucoup !!

8,5/10

"Blaise ?? C'est à chier ça !!! Moi je vais t'appeler Chuck." Dan

Once

Posté le 13.01.2008 par nobodycares
Un grand moment de fraîcheur et surtout de bonheur, voilà la façon la plus honnête de résumer ce petit film indépendant qu'est "Once".
À défaut d'être intéressant d'un point de vue purement cinématographique, cette petite chronique de la rencontre entre un homme et une femme qui se retrouvent unis par l'amour de la musique est un pur moment de beauté et de pureté cristalline, si bien qu'il en devient presque impossible d'être un minimum objectif.
Parce que si l'on veut chipoter, il y a grandement moyen de le faire. À commencer par la mise en scène inexistante de John Carney, celui-ci, peu aidé il est vrai par un budget famélique, se contente de suivre ses personnages caméra à l'épaule. Pas d'éclairages travaillés, un grain ultra-prononcé et surtout absolument aucun projet de mise en scène, c'est purement et simplement de l'amateurisme à ce niveau-là.
Oui mais voilà, cette pauvreté évidente de l'aspect technique du film est largement compensée par une profonde sincérité, quand on fait un film avec son cœur, cela transparaît obligatoirement à l'écran et c'est indéniablement le cas ici.
Les acteurs n'en sont pas, ce sont plutôt des musiciens qui se prêtent au jeu de la comédie et cela fonctionne paradoxalement à merveille. À aucun moment on ne se doute qu'ils jouent la comédie, on a l'impression d'un documentaire tellement c'est juste, très simple mais infiniment touchant.
L'histoire de cette rencontre est de plus tout à fait originale, loin des clichés habituels du genre, on nous raconte cette histoire qui ne dépassera jamais le cadre de l'amitié, pas de deus ex-machina mal venu pour qu'ils finissent ensemble, ce n'était pas leur destin et c'est finalement bien plus réaliste et touchant comme cela.
Mais le cœur du film, ce qui lui donne toute sa force, c'est bien entendu sa bande-son, et là c'est du caviar. Les compostions de Glen Hansar et de Marketa Irglova sont sublimes, vraiment rien à jeter.
De la première chanson interprétée dans la rue jusqu'au marathon final dans le studio en passant par le splendide duo dans le magasin de musique, c'est un sans faute, c'est magnifique, simple, sincère, bien écrit et surtout magnifiquement interpreté.
Je vais de ce pas me jeter sur tout ce que ces deux artistes ont sorti et je ne pense pas être déçu, si c'est du même niveau que la B.O. de "Once" ça sera inestimable.
Au final "Once" est un film touchant et sincère, et, même s'il n'a rien d'intéressant au niveau cinématographique, il serait dommage de passer à côté d'un tel moment de bonheur.

8/10
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