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nobodycares
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Il doit faire à peu près 1 mètre 80, 75 kilos, les yeux bleux et les cheveux bruns. Beau gosse quoi!
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01.05.2007
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Films M S

Sicko

Posté le 28.10.2007 par nobodycares
Devant les films de Michael Moore, deux grandes catégories de personnes se dessinent.
D'un côté ceux qui sont allergiques à la "manipulation" d'informations, la mise en scène trop appuyée et la roublardise du bonhomme. Et de l'autre ceux qui pensent que, malgré les défauts évidents de sa méthode, Moore est un réalisateur sincère et nécessaire.
Alors pour mettre les choses au clair tout de suite, je fais partie de la seconde catégorie. J'ai vu et aimé tous les films de Moore, avec une grosse préférence pour "Bowling For Columbine" et un avis bien plus pondéré que la critique internationale sur "Farenheit 9/11" que je trouve un peu "vain" et redondant.
Alors on peut clairement appliquer les défauts dont je parlais plus haut à "Sicko", peut-être même encore un peu plus que d'habitude. Non, l'Angleterre, le Canada ou la France ne sont pas des "paradis". Oui, les cas choisis ici sont certainement extrêmes et traités de manière mélodramatique. Oui, la dernière partie à Cuba est forcément biaisée du fait de la présence des caméras qui offre une chance de propagande gratuite immanquable pour le gouvernement cubain.
Mais le fond du problème reste absolument irréfutable: les USA sont à la traîne (et de très très loin) sur les autres pays "riches" en ce qui concerne la santé, et si pour faire prendre conscience de ça à une grosse partie de la population américaine abrutie à coups de "fox news" il faut amplifier la réalité, je dis pourquoi pas.
Parce qu'au-delà de son apparente roublardise, je ne peux pas penser une seule seconde que Michael Moore n'est pas sincère et surtout il est impossible de croire à l'anti-américanisme dont il est accusé de l'autre côté de l'Atlantique. Au contraire, c'est peut-être un des plus grands patriotes que l'on connaisse, il montre dans ses films les "vrais" Américains, loin de toute idée de pays parfait, il montre les défauts du pays qu'il aime et appui là où ça fait mal pour essayer de changer les choses, quitte à se faire taxer de l'inverse de ce qu'il tente de faire.
On peut même apprécier ses films sur un niveau humain, les histoires qu'il raconte sont bouleversantes et extrêmement bien mises en scène (trop diront certains) et elles sont surtout véridiques. Car s'il choisit des cas extrêmes, il ne les invente pas non plus, les personnes interviewées dans ce "Sicko" sont toutes bouleversantes de sincérité et il est parfois très difficile de retenir ses larmes. Je pense en particulier à ces patients qui sont "expulsés" des hôpitaux du fait de leur incapacité à payer la facture et "déposés" sur le trottoir par taxi interposé, c'est révoltant et un mélange de rage et de profonde tristesse se fait ressentir.
Et en plus d'être intelligents et nécessaires, les films de Moore sont de plus toujours très divertissants. On rit à de nombreuses reprises et ce malgré la dureté du sujet, la tête des patients anglais quand il leur demande combien ils ont payé en est l'exemple parfait.
Au final, deux conclusions peuvent être tirées de ce "Sicko", la première est que Michael Moore réussit encore un film fort, qui marquera les esprits et qui, on l'espère, changera ne serait-ce qu'infimement les choses (on peut toujours rêver). La seconde est que la France est, malgré ses défauts, un pays dans lequel il fait bon vivre :-D



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Pusher III

Posté le 22.10.2007 par nobodycares
Dans la continuité des deux précédents volets, ce "Pusher III" est peut-être l'épisode le plus profond de la trilogie. Mais ce qu'il gagne en profondeur, le film le perd un petit peu en rythme, c'est toujours aussi passionnant à suivre mais on sent clairement que l'intensité a baissé d'un cran par rapport à "Pusher II". C'est surement aussi le personnage qui veut ça, Milo le vieux parrain qu'on avait déjà aperçu dans les deux premiers tient ici la vedette. Ce sont ses interrogations, ses doutes et son addiction à l'héroïne qui sont ici mises en avant et c'est bien entendu fait avec un grand talent, mais ça on s'en doutait bien.
La mise en scène de Nicolas Winding Refn est toujours aussi percutante et même si on s'y est un peu habitué avec les deux premiers films, ça fait toujours un choc. Une atmosphère étouffante règne aussi sur le film, on observe cette descente aux enfers nihiliste avec une fascination morbide et la dernière demi-heure du film est presque irrespirable.
Car c'est peut-être là la plus grande force de "Pusher III", la dernière partie du film nous montre quelque chose que l'on avait rarement vu (jamais ?) au cinéma. Refn demistifie totalement le glamour des gangsters et cette séquence de nettoyage est d'une violence graphique et psychologique très rare, c'est le réalisme total, aucune concession ne sera faite et Refn termine sa trilogie de manière à l'ancrer à tout jamais dans l'inconscient de ses spectateurs.
La performance de Zlatco Buric est encore une fois époustouflante, c'est le seul acteur qui apparaît dans les trois films et c'était logique qu'il obtienne son opus personnel tant il est convaincant et tant son personnage est intéressant.
On notera aussi le retour de Slavko Labovic dans le rôle de Radovan, l'homme de main de Milo dans "Pusher, qui revient uniquement dans la séquence insoutenable dont je parlais plus haut.
Avec ce "Pusher III", Refn clot sa trilogie choc de la plus belle des manières et prouve que la réputation de son œuvre maîtresse n'est en rien usurpée, superbe !!

8,5/10
A noter que le making-of, intitulé "Gambler", présent sur le quatrième DVD de du coffret édité par Pathé est un des meilleurs qu'il m'est été donné de voir. C'est touchant, il n'y a pas de langue de bois et c'est surtout à des kilomètres de la complaisance et des autocongratulations que l'on nous refourgue 95% du temps.

Pusher II

Posté le 21.10.2007 par nobodycares
Réalisé huit ans après le premier volet, cette "suite" se focalise sur le personnage de Tonny, un jeune junkie, fils du parrain local, qui va devoir à sa sortie de prison faire face à ses responsabilités, celui-ci étant en effet le malheureux papa d'un petit garçon.
"Pusher II" reprend tout ce qui avait contribué au succès du premier opus et y rajout une certaine profondeur qui fait qu'il surpasse son prédécesseur dans tous les domaines.
L'intensité est toujours au rendez-vous, bien aidée par une mise en scène bien plus virtuose que dans "Pusher", le film fascine le spectateur et celui-ci retient son souffle jusqu'à un climax final proche de l'insupportable. Nicolas Winding Refn suit toujours ses protagonistes de très près et il utilise de nombreux plans-séquences pour rendre le tout très fluide et donc absolument passionnant.
Mais la grosse claque de ce second volet, c'est bien entendu la prestation hallucinante de Mads Mikkelsen. Il a incontestablement franchi un palier (voir même deux ou trois) depuis sa petite apparition dans le premier film. Bien aidé par un personnage très bien développé et surtout magnifiquement écrit, ce dernier enchaîne les morceaux de bravoure durant toute la durée du film.
Tony est un être détestable, personne ne dira le contraire, mais il parvient tout de même à susciter une sympathie immense. La dernière demi-heure est, à ce titre, un sommet de puissance émotionnelle comme l'on en a rarement vu au cinéma.
"Pusher II" garde donc la même recette que son grand frère mais y rajoute un petit "supplément d'âme" qui fait qu'il peut sans aucun problème accéder au rang de chef-d'œuvre.
Nicolas Winding Refn réussit lui une fusion parfaite entre les cinémas des deux côtes de l'Atlantique il allie la puissance du récit propre au cinéma américain au réalisme documentaire des films européens et sa trilogie n'a certainement pas usurpé sa réputation.

9,5/10

Pusher

Posté le 18.10.2007 par nobodycares
Plus de onze ans après sa sortie initiale au Danemark, j'ai enfin pu jeter un œil sur le film culte de Nicolas Winding Refn. Alors on m'avait dit beaucoup de bien du film, tellement de bien que c'est avec une appréhension certaine que j'ai commencé la séance.
Pour couper court au suspens, oui "Pusher" est un excellent film, mais il n'a cependant rien de révolutionnaire.
Le film raconte une semaine de la vie de Frank, un dealer qui se débat tant bien que mal dans les bas-fonds de Copenhage pour gagner sa vie et surtout pour rester vivant.
Voilà, le pitch n'a rien d'original, mise à part la ville dans laquelle se déroule le film, c'est du déjà-vu.
Mais "Pusher" fonctionne parfaitement bien, tout d'abord grace à l'aspect très brut de la mise en scène de Refn, c'est filmé caméra à l'épaule, près des personnages, c'est très nerveux et au bout d'un moment on se croirait même devant un documentaire.
L'impression de réalisme est encore renforcée par l'excellence de tous les interprète du film. On retrouve le désormais célèbre Mads Mikkelsen dans un second rôle et celui-ci fait déjà preuve d'un charisme exceptionnel. Il est au final peu présent à l'écran, mais sa prestation est une des plus mémorables du film.
Zlatko Buric est, lui aussi, énorme en parrain de la mafia locale, il impressionne et son personnage suscite une certaine fascination.
Mais la grosse performance de ce premier volet de la trilogie vient bien évidement de Kim Bodnia.
Celui-ci est présent dans absolument toutes les scènes du film et son personnage est finalement le seul à être développé correctement. Il est tellement naturel que l'on en vient à croire qu'il ne joue pas un rôle, il EST Frank. Son personnage nous réserve de plus quelques magnifiques séquences plus "calmes" qui permettent au film de respirer un peu, je pense notamment à la courte scène chez sa mère qui, même si elle est très peu dialoguée, est bouleversante de justesse.
Mais là où le film peine un peu c'est au niveau de son scénario qui est finalement très superficiel. Et c'est bien là que la comparaison évidente avec le "Mean Streets" de Scorsese s'arrête, car si "Pusher" est un bon petit film très efficace et agréable à suivre, il ne possède en aucun cas la puissance lyrique de l'opus Scorsesien.
Mais ne boudons pas notre plaisir, "Pusher" est une œuvre forte et violente, un film passionnant, mais auquel il manque une petite étincelle pour accéder au rang de chef-d'œuvre, peut-être que les deux suites rattraperont la donne.

8/10

Shrek The Third

Posté le 11.10.2007 par nobodycares
Après un très bon premier volet et une suite exceptionnelle, l'ogre le plus célèbre du monde est de retour pour de nouvelles aventures. Toujours accompagné de ses fidèles acolytes, il a cette fois-ci la lourde tâche d'aller chercher le successeur du royaume de "far far away", dans son lycée, celui-ci étant un adolescent et très peu populaire de surcroît.
Voilà, le pitch de ce "Shrek The Third" est très simple et même déjà vu. Et c'est bien là le principal défaut du film, toutes les situations sentent le réchauffé et si on ne peut s'empêcher de sourire, les éclats de rire que suscitaient deux premiers épisodes se font ici vraiment très rare. On nous ressort à peu de chose près les mêmes gags, l'âne et le chat-botté sont toujours efficaces mais l'effet de surprise et la fraîcheur qui avaient fait tout le succès de la série sont ici totalement absents.
Heureusement qu'il se passe des choses à "far far away", l'idée du siège fait par tous les grands méchants de contes de fées est vraiment excellente et celle d'enfermer toutes les princesses ensemble aussi.
Tout cela me conduit à ce qui a toujours été un point fort dans la saga : le doublage. On retrouve Mike Myers, Cameron Diaz, Eddy Murphy et Antonio Banderas et Rupert Everett dans les rôles principaux et ils sont toujours excellents. Je ne m'attarderai pas sur leurs performances, tous ceux qui ont vu les deux premiers films savent de quoi ils sont capables et ils sont tous au même niveau d'excellence dans ce troisième volet.
Parlons plutôt des petits nouveaux, avec en tête un Justin Timbelake qui m'a vraiment agréablement surpris. Dans le rôle du légendaire Arthur, celui-ci est très à l'aise, il crée son personnage de toutes pièces, faisant fi des multiples interprétations que l'apprenti-roi a engendré des années durant. Sa version du bonhomme est vraiment attachante et il parvient à donner vie à son personnage, vraiment un très bonne surprise.
On retrouve aussi l'immense Eric Idle (des Monthy Pythons pour les incultes) dans le rôle de l'inénarrable Merlin qui sort ici d'une dépression nerveuse… ça vaut vraiment le détour.
Et enfin il y a toute la clique des princesses, et là c'est que du bonheur, à un tel point qu'on en vient à regretter que la storyline qui les met en scène ne soit pas plus développée. On retrouve Amy Poelher et Maya Rudolf du "Saturday Night Live", toutes les deux en grande forme, mais ma préférence va sans aucune hésitation à l'hilarante Amy Sedaris, elle a peu de répliques, mais sa voix très expressive fait qu'il est impossible de ne pas la remarquer. Je profite de l'occasion pour vous conseiller à tous de matter "Strangers With Candy", un grand moment de surréalisme.
Sinon la B.O est encore une fois parfaite, avec notamment une courte séquence sur du Led Zeppelin absolument jouissive.
Au final, "Shrek The Third" fait moins bien que ses deux glorieux aînés, mais reste un bon divertissement. On sent tout de même que tout cela s'essouffle et à moins de totalement renouveler le concept de la saga, il serait bon d'arrêter après ce troisième volet (même si j'en doute fortement vu la pompe à dollars que représente la série).

7/10

Surf's Up

Posté le 24.09.2007 par nobodycares
Les films d'animation en 3D arrivants toujours par paires, on a donc le droit avec ce "Surf's Up" à une seconde fournée de pingouins près d'un an après l'excellent "Happy Feet" de George Miller.
Nos petites peluches adorées sont cette fois-ci plongées dans l'univers "cool" du surf.
Alors commençons par parler technique, c'est à peu de chose près du même niveau que "Happy Feet", c'est-à-dire excellent. L'eau est notamment encore une fois de toute beauté et l'on sent bien que les divers studios d'animation maîtrisent maintenant parfaitement cet élément. On reste cependant encore un cran (voir deux ou trois) en dessous des productions PIXAR qui nous ont livré cette année une nouvelle référence avec leur "Ratatouille".
Au niveau du scénario, c'est classique et même assez prévisible. Mais le tout se laisse suivre avec plaisir, les personnages sont attachants et le duo Big Z/Cody fonctionne parfaitement bien.
Mais on ne rit malheureusement pas tant que ça, les situations donnent, certes, le sourire mais il y peu de scènes ou l'on rit vraiment de bon cœur. À ce niveau-là, "Happy Feet" faisait beaucoup mieux. L'émotion est cependant bien présente et même si tout cela reste finalement très convenu, les valeurs que fait passer "Surf's Up" sont respectables mais furent abordées maintes et maintes fois par le passé.
La grosse qualité de "Surf's Up" est peut-être, en fait, , son doublage. on retrouve une palette d'acteurs tous plus célèbres les uns que les autres pour donner vie à tous les personnages.
On retrouve notamment Shia Labeouf dans le rôle-titre et ce dernier s'en sort admirablement bien. C'est lui qui a le plus de dialogues (forcément) et il arrive en rendre une palette d'émotion variée et à rendre Cody très attachant.
Mais ma préférence va sans hésiter à la sublime Zoœy Deschanel, elle a une fois magnifique et surtout très expressive, et c'est une qualité immense lorsqu'il s'agit de doubler un film d'animation.
Elle n'a malheureusement que peu de répliques, mais elle délivre chacune d'entre elles à la perfection.
Jeff Bridges, John Heder, James Woods ou encore Kelly Slater en "Guest" complètent le tableau.
La réalisation de Ash Brannon et Chris Buck est très bonne, le concept original du reportage "télé réalité" permettant des fantasies bien sympathiques. Les scènes de surf sont, elles aussi, splendides et on s'y croirait vraiment, un très bon point de ce côté-là donc.
La bande son est correcte mais de très loin inférieure à celle de "Happy Feet".
Au final ce "Surf's Up" est donc un bon film d'animation qui se laisse suivre avec beaucoup de plaisir.

7,5/10

"Heh, you mean like, singin' and dancin'? Naw, man, I just surf." Cody Maverick

Ocean's Thirteen

Posté le 15.09.2007 par nobodycares
Steven Soderbergh nous revient avec sa "Dream Team" pour son troisième épisode des aventures de Danny Ocean.
Alors rien de nouveau vous vous en doutez bien, on prend les mêmes et on recommence. Retour à Las Vegas pour ce "Ocean's Thirteen" avec comme ambition cette fois-ci de changer le plus grand principe des casinos du monde entier : c'est toujours la banque qui gagne.
Notre joyeuse bande, qui a toujours autant la classe, va donc truquer tous les jeux d'un grand casino le jour de son ouverture.
Et l'heureux propriétaire de ce casino et son assistante personnel sont joués par les deux petits "nouveau" de ce troisième opus : Elle Barkin et Al Pacino.
Avec des acteurs de ce calibre, la transition se fait forcément sans aucun accroc et ils se mêlent tous les deux à la masse comme s'ils avaient toujours été là.
Le scénario est toujours aussi roublard, même si maintenant on est habitué, et incohérent mais peu importe, on est là pour passer un bon moment en compagnie du gotha hollywoodien et de ce côté-là on est encore une fois servi.
Les deux heures passent très vite et l'on passe un bon moment, comme pour les deux premiers quoi !
"Ocean's Thirteen" délivre donc exactement ce qu'on lui demandait, il ne fait ni mieux ni moins bien que les deux premiers volets. Si vous avez aimé le 11 et le 12, vous aimerez certainement le 13, par contre si vous êtes allergique aux paillettes, passez votre chemin...

7/10

"He owns all of the air south of Beijing." Linus Caldwell

Ratatouille

Posté le 10.09.2007 par nobodycares
Huitième film du studio PIXAR et huitième immense réussite.
Une idée par seconde, du rire, de l'émotion, de l'originalité… enfin le divertissement parfait quoi.
Vous ajoutez à cela une qualité d'animation jamais atteinte à ce jour et vous obtenez encore un chef-d'œuvre, c'est le parcours parfait pour le moment du côté de chez PIXAR.
"Ratatouille" c'est deux heures de bonheur brut sur pellicule, sourire aux lèvres garantie à la fin de la séance !!!

10/10

"I hate to be rude, but, we're French!" Colette

Spider-Man 3

Posté le 30.08.2007 par nobodycares
Devant la saga cinématographique des "Spider-Man", deux grands groupes se distinguent.
D'une part ceux qui trouvent que le côté fleur bleue un peu "gnan-gnan" est insupportable et les autres qui trouvent que ce romantisme exacerbé fonctionne au contraire très bien.
Autant le dire tout de suite, je fais partie de la seconde catégorie, j'avais vraiment apprécié "Spider-Man" et surtout j'avais trouvé "Spider-Man 2" presque "chef-d'œuvresque".
Et mon affection toute particulière pour cette saga, "blockbusterienne" est principalement due à une personne : Sam Raimi !
Et oui, celui qui fut un temps le roi du cinéma de genre fait avec beaucoup d'inventivité et trois copecs, est maintenant devenu un des seigneurs d'Hollywood.
Le succès interplanétaire, tant critique que public, des deux premiers volets de la série, fait qu'il a hérité pour ce troisième opus du budget COLOSSAL de 258 000 000 de Dollars !!!!!
Alors forcément ça donne le vertige, ça donnera même la nausée à certains. À titre de comparaison, le budget de son "The Evil Dead" s'élevait lui à environ 350 000 Dollars, soit 737 fois moins.
Alors je sais que je n'ai pas pour habitude de parler de budgets, mais là c'est tellement énorme qu'il fallait absolument que cela soit mentionné.
Sam Raimi n'avait donc pas le droit à l'erreur. Alors a-t-il réussit son pari ou s'est-il planté royalement ??
Et bien pour couper court au suspense, ce troisième épisode est, à peu de choses près, du même niveau que le second, c'est-à-dire excellent !!!
Et oui, je ne sais pas ce qui se passe à chaque fois avec l'homme-araignée mais je suis encore une fois totalement conquis.
Sam Raimi est encore une fois au top-niveau, les scènes d'actions une fois de plus hallucinantes et surtout limpides. Là où Len Wiseman nous livrait de la bouillie filmique avec les scènes spectaculaires de son "Die Hard", Raimi lui impressionne vraiment, c'est clair comme de l'eau de roche et donc jouissif.
Absolument toutes les séquences "chocs" sont réussies, ça part de tous les côtés, Spider-man se bat contre trois ennemies différents, c'est grand, c'est beau, c'est fort et c'est tout ce qu'on demande à un blockbuster : du divertissement !!!
Les SFX sont parfaits, le Sandman et Venom sont magnifiquement modélisés, je ne m'attarderais pas trois heures sur ce point, avec le budget, c'était prévisible et je dirais même normal.
Pour ce qui est de l'histoire, c'est très dense. Raimi jongle avec un nombre impressionnant de storylines et parvient par un miracle à toutes les développés de manière cohérente.
Alors si vous faites partie de la première catégorie dont je parlais plus haut, passez votre chemin, les "séquences émotion" étant ici très nombreuses.
Le duo Tobey Maguire/Kirsten Dunst fonctionne toujours aussi bien et tous les personnages secondaires récurrents sont au même niveau que dans les deux premiers volets.
Je parlerai plutôt des petits nouveaux, tout d'abord Topher Grace dans le rôle d'Eddie Brock.
Il est correct, mais j'attendais beaucoup plus de lui, à partir du moment où Venom fait son apparition, il cabotine un peu trop. Il lance des regards "méchants", montre ses dents et finit par être à la limite de la parodie, c'est vraiment dommage.
Bryce Dallas Howard est par contre encore une fois exceptionnelle. Dans un rôle presque anecdotique, elle éblouit à chacune de ses apparitions, elle a vraiment quelque chose de spécial et elle prouve en plus qu'elle est à l'aise dans la peau n'importe quel personnage, je suis définitivement conquis.
Un petit mot aussi sur la photographie et la musique toutes les deux très bonnes.
Le traitement de la double personnalité de Peter Parker est aussi tout à fait original. Au lieu de le faire devenir le "mal absolu", Raimi choisit plus une approche "Dr. Jeckyl et M.. Hyde " avec même une grosse pointe d'humour. Il nous réserve même une séquence tout droit sortie d'une "comédie musicale" que certains trouveront sans doute ridicule, moi j'adore, c'est totalement assumé et ça met le sourire aux lèvres.
Il y a encore 1001 raisons qui font de ce "Spider-Man 3" une réussite totale, le thème du pardon par exemple ou même le caméo hilarant de Bruce Campbell.
Allez, j'arrête là, je dirais juste meci à Sam Raimi qui prouve qu'il est encore possible de faire des films divertissants et pour toute la famille en gardant une certaine "éthique cinématographique", c'est remarquable et surtout de plus en plus rare.

9/10

"I forgive you !" Peter Parker

Reign Over Me

Posté le 28.08.2007 par nobodycares
Mike Binder, réalisateur médiocre, se lance pour son neuvième film dans un mélodrame sur fond de 11 septembre. Alors quand on connaît les états de faits du metteur en scène il y avait de quoi être dubitatif.
Mais le casting du film donnait tout de même quelques raisons d'espérer. Adam Sandler et surtout Don Cheadle tiennent les premiers rôles et l'on retrouve aussi, Liv Tyler ou encore Donald Sutherland dans de petits rôles.
Je ne savais donc pas vraiment à quoi m'attendre en commençant le visionnage, mais la première heure du film fut une agréable surprise.
L'histoire efficace de ces deux amis qui ne s'étaient pas revus depuis la fac et qui se retrouvent est vraiment efficace. Le fait que le personnage de Sandler ait perdu toute sa famille durant les attentats du 11 septembre est très bien traité et s'imbrique bien dans le déroulement de l'histoire.
Sandler est bon, mais de loin de sa performance exceptionnelle de "Punch-Drunk Love", il est convaincant en mec paumé, mais dès qu'il s'agit de hausser un peu le ton, cela sonne tout de suite beaucoup moins juste.
Don Cheadle est par contre tout à fait excellent quelle que soit la situation et j'ai même envie de dire quel que soit le film. Il campe un personnage complet et très intéressant et est vraiment un cran au-dessus des autres.
La mise en scène de Binder est efficace sans être mémorable, il fait ce qu'il faut mais il ne se dégage vraiment aucune personnalité de son travail, comme d'habitude quoi.
Le film serait tout à fait honorable s'il s'arrêtait à cette première heure, ce qui ne sera malheureusement pas le cas.
On a le droit un bon gros mélodrame bien larmoyant durant toute la seconde partie.Et tout de suite c'est beaucoup moins plaisant, c'est même très irritant.
Adam Sandler montre toutes les limites de son jeu et il en devient même presque ridicule à certains moments. Il pleure, il "s'ouvre" mais on ne ressent rien.
L'utilisation outrancière de la musique termine d'achever le film, c'est bon, on a compris qu'il était fan de "The River", pas la peine de nous le refourguer à toutes les sauces.
Et le fait d'avoir été si poussif dans cette deuxième heure est d'autant plus dommage que d'excellents personnages viennent la ponctuer. On retrouve donc une excellente liv Tyler en psy touchante et convaincante et Donald Sutherland en juge encore une fois parfait malgré le peu de temps qu'il apparaît à l'écran.
"Reign Over Me" est donc un film complètement gâché par la volonté du réalisateur de faire "pleurer dans les chaumières" alors qu'il avait si bien entamé son métrage. Le film démontre aussi qu'Adam Sandler n'est peut-être pas fait pour un rôle aussi complexe tant il peine à convaincre durant toute la partie mélodramatique du film.

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