Films M S
Posté le 04.01.2008 par nobodycares
Dans la première scène de "Shoot 'Em Up" il y a: un mec qui fait un regard caméra en mangeant une carotte, ce même mec qui bute une dizaine de "méchants" armés jusqu'aux dents, toujours ce même mec qui tue un mec avec une carotte et, pour compléter le tableau, Paul Giamatti qui cabotine à l'extrême et Clive Owen (carotte man :-D) qui ne s'exprime qu'à coup de punchlines.
On est donc prévenu, le film ne se prend pas beaucoup au sérieux et la recette de "Shoot 'Em Up" est toute simple: du fun, du fun et ........... malheureusement pas que du fun !
Finalement c'est un peu "Crank" mais en plus marrant et surtout avec une mise en scène beaucoup moins insupportable.
Les gunfights sont bien chorégraphiés, originaux et complètement irréalistes, c'est le genre de "pop corn movie" devant lequel il faut débrancher son cerveau. Quelques scènes d'actions sont un peu brouillonnes à cause d'un montage parfois trop épileptique, mais dans l'ensemble c'est vraiment réussi, complètement débile mais bien gore et surtout très divertissant.
Giamatti et Owen se livrent un duel dantesque à coups de personnages caricaturaux à l'extrême et c'est un plaisir de tous les instants de le voir s'amuser comme des gosses devant les caméras de Michael Davis.
Si le film s'arrêtait à ces deux personnages charismatiques qui se foutent sur la gueule en débitant des conneries, "Shoot 'Em Up" pourrait prétendre au titre tant convoité de "Commando des années 2000", malheureusement pour le spectateur, une intrigue bien lourde et quelques personnages secondaires loin d'être judicieux viennent gâcher un peu la fête.
A commencer par Monica Bellucci, alors ok elle est splendide, mais putain qu'est ce qu'elle joue mal !!! Je crois que c'est même encore pire en Anglais qu'en Français !! Toutes les scènes qui la mettent en scène jouent sur un sentimentalisme très mal venu quand on voit la débilité profonde du reste et ce n'est pas son jeu horrible qui vient arranger les choses.
Et pour ce qui est de l'histoire, on veut nous faire passer un message avec la finesse d'une chanson de Patrick Sebastien et, au final, c'est plus ridicule qu'autre chose.
Pour conclure on dira que "Shoot 'Em Up" est un divertissement correct mais quelque peu plombé par de grosses longueurs et lourdeurs entre les scènes d'action jouissives. Mais il ne faut pas bouder son plaisir, si vous avez l'occasion de le voir pour pas cher (hum hum ....), vous pouvez y aller tête baissée, c'est le seul film que je connaisse dans lequel on peut voir un mec se faire tuer par une carotte sur une bande-originale bourrée de classiques "Hard-Rockeux", priceless !
6.5/10
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Posté le 22.12.2007 par nobodycares
J'ai enfin pu voir "Paris, Je T'aime", alors je n'en attendais plus grand chose il faut le dire, tellement de noms prestigieux ont été attachés au projet que l'équipe finale ne fait finalement pas si rêver que cela. Il reste cependant quelques grands noms, aussi bien acteurs que réalisateurs, et je m'attendais à passer un bon moment sans être surpris. Et bien, pour une fois, mes expectations se sont avérées totalement réalistes tant ce "Paris, Je T'aime" est, dans l'ensemble, très sympathique mais loin d'être inoubliable.
Pour ceux qui ne connaitraient pas le concept du film c'est très simple, 18 réalisateurs, 18 quartiers de Paris, 18 court-métrages et 2 thèmes: Paris et l'Amour.
Je vais donc, succintement, vous donner mon avis sur les 18 segments du film, par ordre chronologique.
Montmartre de Bruno Podalydès:
On commence par une petite rencontre sympathique entre un parisien blasé et une femme qui fait un malaise devant sa voiture. C'est très anecdotique mais loin d'être désagréable, Bruno Podalydès livre une interpretation tout à fait correcte et une mise en scène un peu trop fade à mon goût, mais c'est peut-être aussi le contexte qui veut cela. Florence Muller est bien, même si son rôle se résume à quelques lignes.
Quais de Seine de Gurinder Chadha:
Les intentions du réalisateur sont bonnes bien que très naïves. Le problème c'est que c'est bourré de clichés et que l'on n'y croit pas une seule seconde. Reste deux acteurs principaux bien sympathiques qui débitent des niaiseries, le reste du casting, en particulier les "potes", étant quant à lui, très médiocre. Sinon, Leïla Bekhti est splendide et son sourire rend l'insupportable pas si insupportable que cela, et c'est déjà pas mal.
Le Marais de Gus Van Sant:
Alors là je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé, d'habitude j'adore Gus Van Sant mais j'ai vraiment du mal à comprendre l'intérêt de ce segment. Sa mise en scène, d'ordinaire si fluide et virtuose, est ici d'une banalité affligeante, comme son histoire de rencontre bilingue sans aucune envergure ou profondeur, à oublier au plus vite.
Tuilleries de Joel et Ethan Coen:
Les frères Coen qui mettent en scène Steve Buscemi dans le genre qui leur sied le mieux: le burlesque.
J'adore, c'est très drôle, ça passe très vite et on en redemande.
Loin Du 16ème de Walter Salles et Daniela Thomas:
Superbe !!
L'histoire de cette jeune fille qui quitte son enfant pour aller s'occuper de celui d'une autre transperce le coeur. La mise en scène toute en économie est aussi délicate que le sujet qu'elle sert. Catalina Sandina Moreno est bouleversante dans ce rôle quasi muet et le son de sa voix chantant cette contine en espagnol a quelque chose de profondément touchant.
Je suis littéralement conquis !!
Porte De Choisy de Christopher Doyle:
Complétement loufoque, le segment de Doyle a l'immense qualité d'être très divertissant.
On ne comprend à peu près rien à cette rencontre entre un vendeur en cosmétique et cette gérante d'un salon de coiffure à la fois boxeuse et mannequin mais ce n'est pas grave, on s'amuse, et c'est bien là le principal.
La mise en scène, très dynamique, termine d'installer la grande sympathie qui se dégage de ce "Porte De Choisy".
Et puis il y a Barbet Schroeder, quand même ....
Bastille d'Isabelle Coixet:
Très touchant, l'histoire de cette "quasi-rupture" qui s'avèrera en fin de compte n'être qu'un ultime renouvellement d'une relation condamnée à s'éteindre.
La réalisation toute en délicatesse est en parfait accord avec le sujet très émouvant et le couple d'acteurs est très bon.
La voix-off de Sergio Castellito est parfaite, comme le texte qu'il récite.
Place Des Victoires de Nobuhiro Suwa:
La photographie de Pascal Marti est splendide, les éclairages sont vraiment la grande force de ce segment. A part cela c'est, malheureusement, très anecdotique. J'attendais beaucoup plus d'un segment avec Juliette Binoche et Willem Dafoe. ça reste tout à fait correct mais on est loin d'exploiter le potentiel infini de ces deux grands acteurs, c'est franchement dommage.
Tour Eiffel de Sylvain Chomet:
La rencontre amoureuse de deux mimes, en prison, c'est rigolo, c'est un peu moche mais c'est bien marrant.
Parc Monceau d'Alfonso Cuaron:
Enorme, un plan séquence de plus de 7 minutes, dans ta gueule.
Cuaron ne déçoit pas une seule seconde, la virtuosité caractéristique de sa mise en scène est ici mise au service de cette rencontre trompeuse, je n'en dis pas plus mais c'est assez savoureux.
Nick Nolte et Ludivine Saigner sont tous les deux parfaits, ce qui n'est pas peu dire quand on sait qu'il ne fallait pas faire une faute pendant sept minutes, chapeau bas.
Quartier Des Enfants Rouges d'Olivier Assayas:
Celui-là j'en attendais beaucoup, bah oui, il y a Maggie Gyllenhaal dedans et j'ai déjà eu l'occasion de m'étendre longuement sur l'admiration que je lui porte.
Et bien au final c'est plutot très décevant, non pas que Maggie ou Assayas soient mauvais mais ça m'a plutôt gentiment ennuyé.
En gros: une actrice qui cherche du shit, c'est tout con mais, pour le coup, c'est tout !!
Place Des Fêtes d'Olivier Shmitz:
Aïssa Maïga est excellente, comme d'habitude.
En dehors de ça j'ai vraiment du mal à comprendre l'intérêt, il y a sûrement un truc qui a dû m'échapper, parce-qu'à part un ramassis de clichés je ne vois pas grand chose d'autre.
Pigalle de Richard LaGravenese:
Excellent, cette histoire de couple qui tente d'un peu pimenter leur quotidien monotone est vraiment excellente.
Voir Fanny Ardant et Bob Hoskins interagir de la sorte est un régal de tous les instants, surtout quand le texte est aussi savoureux.
Sinon la photographie est magnifique.
Quartier De La Madeleine de Vincenzo Natali:
Seul segment qui s'aventure dans le genre fantastique, et c'est franchement très bien.
Ce "coup de foudre" nocturne improbable entre un passant et une vampiresse est très rafraîchissant.
Elijah Wood est très bon dans ce rôle muet et la mise en scène très stylisée de Natali est en parfait accord avec le sujet.
Les tons bleutés très froids et le rouge très vif du sang contrastent merveilleusement bien, un très bon point pour Gérard Sterin à la photographie.
Père Lachaise de Wes Craven:
Wes Craven, qui enchaîne les daubes depuis maintenant plus de 10 ans, se prête à un autre genre que l'horreur et c'est, à ma grande surprise, franchement excellent.
Cette "presque rupture" a quelque chose de très touchant, de très "vrai".
Emily Mortimer et Rufus Sewell sont parfaits et on sent que le courant passe vraiment très bien entre eux.
En bref j'ai adoré !!
Faubourg Saint-Denis de Tom Tykwer:
Natalie Portman est, encore et toujours, excellente. Elle est, de plus, tout à fait resplendissante, ce qui ne gâche rien.
En dehors de cela, c'est très inégal, cette rencontre entre un aveugle et une aspirante actrice est, au mieux, moyenne.
La seule bonne scène c'est justement la rencontre, c'est astucieusement amené et plutôt bien exécuté. Pour le reste c'est franchement mauvais, à commencer par un Melchior Belson proche de l'exécrable, et puis cette séquence façon "Les Poupées Russes" mais en version dépressive est très irritante.
Quartier Latin de Gérard Depardieu et Frederic Auburtin:
La mise en scène de Depardieu et Auburtin se concentre sur l'essentiel: Gena Rowlands et Ben Gazzara.
Le dialogue est excellent, voir deux légendes se balancer de telles saloperies en sirotant un bon petit verre de vin a quelque chose d'assez jouissif. On est de plus totalement captivé par le charisme énorme de ces deux immenses acteurs.
Je n'ai qu'une chose à dire: encore !!
14ème d'Alexander Payne:
Pas mauvais mais sans aucun intérêt, on avait connu Payne beaucoup plus inspiré et on se dit que c'est vraiment très dommage de finir là dessus.
Posté le 21.12.2007 par nobodycares
Ce que l'on pouvait craindre à l'annonce de la durée encore plus excessive que celle des deux premiers volets se réalise malheureusement : les défauts prennent, dans ce "At World's End", définitivement le pas sur les qualités.
Alors je ne m'étendrais pas trois heures sur ce dernier opus d'une trilogie finalement très moyenne, les qualités et les défauts étants les mêmes que dans le deuxième film dont j'ai déjà eu l'occasion de parler en ces lieus.
C'est BEAUCOUP trop long, il y a bien une heure en trop, beaucoup de scènes n'apportent rien à l'histoire et sont là simplement pour allonger artificiellement la durée du film. Et même les séquences qui sont ELLES indispensables au bon déroulement de l'intrigue s'étalent souvent beaucoup trop en longueur ou sont plombés par un humour très lourd ou un romantisme à vomir.
Même durant l'énorme bataille finale on a le droit à un mariage qui n'est ni drôle, n divertissant, c'est vraiment dommage.
Les deux principales qualités restent la performance d'un Johnny Depp encore une fois excellent et la musique de Hans Zimmer qui est toujours aussi efficace.
Gore Verbinski s'en sort avec les honneurs durant les séquences spectaculaires, bien aidé il est vrai, par un budget astronomique et donc des SFX sans failles. Le problème, c'est qu'en dehors de ces scènes d'action, il filme du vide la plupart du temps et cela rend le film à la longue presque insupportable.
Voilà, ce "At World's End" vient clore une trilogie potentiellement très intéressante mais qui est, au final, gâchée par une durée excessive et donc un manque de rythme évident et croissant au fil des épisodes, et c'est bien dommage !!
5/10
Posté le 10.12.2007 par nobodycares
Adaptation éponyme du roman de Neil Gaiman que j'ai vraiment adoré, ce "Stardust" était l'une de mes plus grosses attentes cinématographique pour cette année 2007. Alors le film fait-il honneur au bouquin ou est-ce une adaptation ratée comme le fut "The Black Dahlia" l'année dernière ?
Et bien le fait que Gaiman soit derrière l'adaptation avait déjà de quoi rassurer, mais voir "Stardust" prendre vie sur grand écran de si belle manière, c'est tout de même le pied total, que ce soit bien clair !!
Parce qu'en plus d'être une adaptation totalement réussie, le film est de plus un grand film d'aventure bourré de tendresse et d'humour, on en prend plein les mirettes et on retrouve son âme de gosse, c'est simple, on n'avait pas connu un tel cocktail d'humour et d'aventure depuis... "The Princess bride", ça c'est du compliment !!
Toutes les idées principales du roman sont ici magnifiquement retranscrites et optimisées pour être le plus cinématographique possible, on retrouve tous les personnages que l'on avait adorés et certains gagnent même largement en profondeur et en intérêt dans le film, je pense, bien entendu, au génialissime pirate interprété par le non moins génialissime Robert Deniro.
Ce qui m'emmène à parler d'une des (la ?) grande force du film : son casting. Et bien c'est simple, ils sont tous excellents, il n'y a absolument rien à jeter. De Michelle Pfeiffer en sorcière vieillissante à la recherche de la jeunesse éternelle avec un humour douteux, à Sienna Miller en petite pimbêche imbue de sa personne et de sa beauté en passant par Claire Danes exceptionnelle en étoile perdue dans un monde qu'elle n'a pas l'habitude de côtoyer, les personnages du livre prennent vie dans un torrent de justesse et d'émotion et le temps de ces deux heures totalement féeriques, on oublie le quotidien pour se plonger dans le monde merveilleux de Neil Gaiman.
Et pour tenir tête à ces trois fortes femmes, le jeune Charlie Cox s'en sort parfaitement bien, il incarne un Tristan Thorne exactement comme on l'imaginait en lisant le roman et une grosse partie de la réussite du film est due à son incarnation sans failles du personnage le plus important de l'histoire, un grand coup de chapeau à ce "newbie" dont on suivra la carrière de très près.
Mais, comme je le disais plus haut, c'est encore une fois Deniro qui "vole" le film, son personnage est anecdotique et même banal dans le livre, mais, dans le film , cest tout simplement le personnage le plus réussi de cette année cinématographique 2007 !
On retrouve aussi une galerie de seconds rôles absolument irrésistibles, de Peter O'toole en roi cynique jusqu'à Ricky Gervais absolument hilarant en vendeur de camelote ou bien encore des sept frères qui "se tirent la bourre" pour la succession, on n'a pas le temps de s'ennuyer ne serait-ce qu'une seule seconde.
La mise en scène de Matthew Vaughn est parfaitement maîtrisée, bien aidé par des SFX de toute beauté et une musique splendide d'Ilan Eshkeri, le réalisateur du sympathique "Layer Cake" donne vie au royaume de Stormhold et à tous les lieux magiques qui parcourent ce magnifique "Stadust".
Pour conclure je dirais simplement qu'on est en présence d'un film qui marquera sans doute toute une génération de cinéphiles comme "The Princess Bride" a marqué la mienne et on les voit bien revoir "Stardust" dans 10 ans les yeux bercés de larmes et le cœur remplie de nostalgie, une œuvre inestimable en quelque sorte.
10/10
"What do stars do ? .... they shine !!" Yvaine
Posté le 08.12.2007 par nobodycares
Cela va être très dur de mettre des mots sur ce que m'a fait ressentir ce monument du film de guerre, du film russe et du cinéma tout court.
Parce que "Requiem Pour Un Massacre" est avant tout un film émotionnellement très intense, de la tristesse, de l'horreur, de la tendresse, de l'incompréhension, de la colère, de l'impuissance etc etc ...
On passe par tous les états, Elmi Kilmov réalise peut-être le film qui exprime le mieux toute l'horreur de la guerre. Loin des classiques américains du genre, Kilmov nous plonge au cœur de la seconde guerre mondiale par le biais d'un adolescent Bielorusse qui va s'engager volontairement dans l'armée. Il part "la fleur au fusil" avec une idée très "glamourisée" de la guerre et il va vite se rendre compte que la folie guerrière des hommes n'a pas de limites.
L'identification est totale, le fait d'avoir choisi un être aussi "innocent" comme personnage principal se révèle, et ce dès les premières minutes du métrage, payant et le spectateur est tout de suite pris aux tripes et la tension ira crescendo jusqu'à un final d'une violence psychologique presque insoutenable.
Et le fait d'avoir réussi à aussi bien retranscrire l'enfer du conflit avec autant d'efficacité est encore renforcé par le peu de violence graphique et même de "scènes de combats", on se sent toujours au cœur du conflit, mais les séquences spectaculaires présentes dans à peu près tous les films américains du genre sont ici réduites au strict minimum. La guerre est ici comme un fantôme, elle est omniprésente, mais on en prend vraiment conscience que par de petites bribes, un avion par là, des tirs de mitrailleuses par ici et quelques bombardements d'un ennemi invisible.
L'horreur totale ne prendra finalement place que dans la dernière partie du film avec la décimation totale d'un petit village Bielorusse. Les scènes sont d'une violence rare, les images hanteront longtemps le spectateur et, je me répète, c'est peut-être la vision la plus proche de ce qu'a été cette terrible période de l'histoire qu'il m'est été donné l'occasion de voir.
La mise en scène de Klimov et purement et simplement parfaite. Le montage très fluide et les innombrables plans-séquences qui parcourent ce "Requiem Pour Un Massacre" contribuent grandement à plonger le spectateur au cœur de l'horreur. On pense inévitablement à l'immense Andreï Tarkovsky et ça c'est le plus grand compliment que l'on peut lui faire.
La photographie d'Aleksei Rodionov est tout simplement magnifique, entre la triste grisaille de ces paysages décimés et la beauté époustouflante de certaines séquences oniriques comme celle l'averse au début, son travail est remarquable et il faut lui tirer un grand coup de chapeau.
Mais plus encore que le travail sur l'image, c'est tout ce qui a été fait sur le son qui impressionne finalement le plus. Le point de vu de Florya est adopté en permanence et tous les sons sont retranscrits comme il les entend lui. Cela a pour effet d'encore renforcer l'identification et de faire de la vision de "Requiem Pour Un Massacre" une expérience éprouvante et inoubliable.
Mais l'énorme force du film, bien plus encore que son aspect visuel ou sonore, c'est la prestation hallucinante de son jeune acteur principal, à 15 ans, Aleksei Kravchenko livre une interprétation d'une justesse surnaturelle. C'est même effrayant de voir à quel point il devient son personnage, on croirait presque à un documentaire par moments, ça sentirait presque le vécu. Sa transformation physique entre le début et la fin du film en est l'exemple le plus flagrant, on dirait qu'il a pris 20 ans en deux heures, c'est tout simplement exceptionnel. Les nombreux gros-plans sur son visage meurtri par l'horreur resteront à tout jamais gravés dans la mémoire de quiconque à un jour visionné le film.
Au final "Requiem Pour Un Massacre" dépasse le simple cadre de l'œuvre cinématographique, c'est une œuvre dont la vision est presque nécessaire, et avec cette dernière scène suffocante d'intensité émotionnelle, Elmi Klimov pose une question, certes, maintes et maintes fois abordée mais qui trouve une pertinence toute nouvelle après la vision de son chef-d'œuvre : jusqu'où faut-il remonter pour trouver l'origine du Mal ?
10/10
Posté le 06.12.2007 par nobodycares
Plus de 6 mois après avoir vu la désormais mythique bande-annonce de "Suck My Dick !", dire que j'attendais ce documentaire français sur les geeks serait un pléonasme.
L'attente fût longue, mais, après ces 50 minutes de pur bonheur, on se dit que cela en valait vraiment le coup !!!
"Suck My Geek !" est une réussite totale, un documentaire qui parle des geeks sans faire de caricature ou de langue de bois c'est tout simplement une première mondiale à ma connaissance, et c'est français messieurs dames !
On pourrait résumer le film comme une introduction à l'univers très varié des geeks, en 50 minutes on ne s'attendait de toute façon pas à voir une œuvre exhaustive tant le sujet est vaste et passionnant. Mais malgré sa courte durée, "Suck My Geek !" est un documentaire complet, intéressant, original et, si l'on fait partie de cette communauté, absolument jouissif !!
Beaucoup d'aspects de cette culture sont abordés, le cinéma bien sûr mais aussi les jeux vidéos, de rôles, de plateaux ou même de cartes, la bande-dessinée, le cosplay, l'informatique etc. etc ...
Les intervenants sont tous excellents, les geeks "anonymes" se partageant l'affiche avec des geeks "superstars" comme Edgard Wrigt et Nick Frost, notre frenchie Alexandre Astier et le "maître des geeks" : le légendaire Kevin Smith. C'est vraiment une excellente surprise de voir intervenir de telles icônes et les entendre converser sans aucune langue de bois ou censure procure un plaisir inouï.
Le seul défaut que j'ai trouvé au film n'en est même pas vraiment un: pratiquement rien de ce qui se trouvait dans la bande-annonce ne se retrouve dans le film. Adieu donc les répliqués cultes dont la plus emblématique restera certainement la magnifique : "Je peux très bien être féminine et poutrer du zombie dans God Of War !", énorme !!!
Au final ce "Suck My Geek !" est tout simplement indispensable pour quiconque s'intéresse de près ou de loin à la culture geek et cela fait vraiment plaisir de voir cette communauté enfin respectée, il était temps.
Il me semble de plus qu'une version longue est prévue pour la sortie dvd, j'en salive d'avance.
Vive les geeks et FUCK THE SYSTEM !!!!!
10/10
Posté le 03.12.2007 par nobodycares
Alors celui-là je l'attendais avec impatience, tout d'abord il est écrit par Seth Rogen et que j'aime beaucoup le bonhomme et surtout parce que le casting était très alléchant. Ce ne sont pas moins que Seth Rogen lui-même, Michael Cera que j'adore depuis "Arrested Development", Jonah Hill qui est dans tous les bons coups depuis quelques temps et même Bill Hader du "Saturday Night Live".
Avec tous ces facteurs réunis, il était impossible de ne pas passer un bon moment, et "Superbad" remplit allégrement son contrat, c'est très drôle et les deux heures passent très vite, c'est tout ce que je demandais, contrat parfaitement remplis.
Alors si vous êtes plutôt friand d'un humour fin et raffiné, passez votre chemin, "Superbad" c'est le comique gras et en dessous de la ceinture élévé au rang de référence absolue, j'adore !!!
Le pitch est finalement très proche d'un "American Pie" mais la comparaison s'arrête là, "Superbad " est beaucoup mieux interprèté, beaucoup plus "borderline" et surtout beaucoup mieux écrit.
Comme je le disais plus haut, le cast est vraiment excellent, tous les acteurs que j'ai cité sont parfaits et ils sont accompagnés par de jeunes actrices et acteurs très prometteurs, à commencer par Christopher Mintz-Plasse qui partage le haut de l'affiche avec Cera et Hill.
C'est son premier rôle et quel rôle !!!! Il entre dans la peau d'un personnage qui devient automatiquement culte: McLovin !! Alors je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise, mais c'est juste énorme, un des trucs les plus surréalistes et hilarant que j'ai vu depuis longtemps.
L'autre grande force de "Superbad" ce sont ces dialogues. Là aussi c'est parfait de bout en bout, c'est très cru mais finalement c'est bien ça qui fait que ça sonne aussi juste. Quelques répliques resterons à n'en pas douter dans la légende geekienne, je pense en particulier au fabuleux "We could be that mistake !!!", énorme.
Toutes les séquences entre McLovin et les deux flics sont exceptionnelles, on se les repassera certainement en boucle pendant des années.
Au niveau de la réalisation c'est classique mais efficace, mais l'éssentiel n'est vraiment pas là.
La bande-originale très "funky" est, elle aussi, exellente et en parfait accord avec le propos.
Voilà, "Superbad" n'est pas révolutionnaire, pas de bon goût et ne méritte sûrement pas la note que je lui attibut mais que voulez vous, un film dont le générique de fin est composé de dessins de bites, bah moi ça m'enlève toute objéctivité.
Ah oui, j'oubliais, Michael Cera, je t'aime !!!
10/10
Posté le 01.12.2007 par nobodycares
Werner Herzog, l'excellent réalisateur qui nous a offert "Aguirre" et "Fitzcarraldo" pour ne citer que les deux plus marquants, choisit avec ce "Rescue Dawn" de nous raconter l'histoire vraie de Dieter Dengler, un pilote de l'armée américaine qui, après avoir été abattu en plein vol, va se retrouver prisonnier dans un camp au Laos pendant de très longs mois.
Et dès les premières minutes du film, on reconnaît la patte du réalisateur allemand, les plans dans la jungle sont tout simplement splendides. De longs panoramiques qui prennent leur temps pour nous montrer l'immensité de cette environnement à la fois fascinant de beauté et dangereux. Werner Herzog fait vraiment partie de ceux, avec Terrence Mallick, qui filment le mieux la nature, il n'a jamais cédé à la mode de la "caméra à l'épaule" ou du montage clipesque, ses plans sont travaillés jusqu'à la perfection et il prend le temps qu'il faut prendre pour nous présenter chacun des magnifiques décors de son film
Il est bien aidé, il faut le dire, par une photographie époustouflante de Peter Zeltingler ; les couleurs sont resplendissantes et le film est vraiment d'une beauté plastique impressionnante, et ce n'était certainement pas une chose aisée quand on sait que le film se passe pratiquement tout le long en extérieurs, un grand coup de chapeau, vraiment.
L'autre aspect qui nous confirme que l'on est bien chez Herzog, c'est dans la naïveté optimiste de son personnage principal. Les personnalités qui parcourent les films du bonhomme sont souvent en total décalage avec les situations dans lesquelles elles se trouvent, et le Dieter Dengler de ce "Rescue Dawn" ne fait certainement pas exception à la règle.
Christian Bale est encore une fois exceptionnel, il interprète un personnage attachant et il a encore une fois soumis son corps à rudes épreuves. Sa perte de poids n'est pas aussi extrême que dans "The Machinisté", mais cela reste tout de même assez impressionnant. Les réactions de Dieter Dengler sont de plus, comme je le disais plus haut, en contradiction totale avec la situation horrible de laquelle il tente de sortir. Il est prisonnier d'un camp dans lequel certains de ses codétenus sont depuis plus de deux ans, mais il garde toujours le sourire, on a l'impression qu'il prend ça comme un jeu et qu'à aucun moment il ne doute qu'il va s'en sortir, et ça, Bale l'a retranscrit à merveille, cela donne un côté assez bouleversant au personnage et il est impossible de ne pas avoir une immense sympathie pour Dieter.
Le reste du cast est tout aussi excellent, Steve Zahn et Jeremy Davies en tête. Le trio improbable que forment ces trois Américains dans un camp au Laos n'ayant aucune information sur ce qui se passe à l'extérieur suffit à passionner le spectateur. Leurs personnalités sont de plus tellement différentes que tout le monde y trouvera son compte.
Le seul reproche que je pourrais faire à ce "Rescue Dawn" c'est finalement toute cette dernière partie un peu trop "guimauvesque" à mons goût, Herzog ne nous avait pas habitués à cela et c'est un peu dommage tant le reste du film est vraiment excellent. Alors certains me répondront que c'est une histoire vraie et que le "happy end" était forcément inévitable, mais ce n'est pas le fond qui me dérange, c'est plutôt la forme un peu trop euphorique à mon goût, j'aurais préféré que le film se termine avec Dieter dans l'hélicoptère, on sait qu'il est sauvé, on est heureux, mais on sait aussi que tout ce qui suit n'est, cinématographiquement parlant, pas très intéressant.
Mais ne crachons pas dans la soupe, "Rescue Dawn" est un excellent film, et Werner Herzog est décidément un des réalisateurs les plus intègres et intéressants du cinéma moderne.
8,5/10
Posté le 23.11.2007 par nobodycares

Ça y est, je l'ai enfin vu le film qui devait révolutionner l'animation française. Le réalisateur Christian Volckman et son équipe ont mis plus de 6 ans à mettre sur pied ce "Renaissance", ils n'avaient donc pas le droit à l'erreur. Alors "Renaissance" tient-il toutes ses promesses ou est-ce encore un de ces gros "pétards mouillés" ?Commençons tout de suite par mettre les choses au clair: "Renaissance" est techniquement et artistiquement le plus beau film d'animation français de l'histoire, ni plus, ni moins.C'est magnifique tout du long, le choix de ce noir et blanc façon encre de Chine est très judicieux, dès les premières minutes on en prend plein les mirettes, les effets sur les ombres et les lumières sont splendides et on met même quelques minutes à s'en remettre.L'animation n'est pas en reste, la "motion capture" fait des merveilles et les personnages sont très expressifs, les visages sont quant à eux magnifiquement modélisés, c'est superbe !Mais plus encore que le reste, ce sont bel et bien les décors qui impressionnent le plus, ce Paris rétro-futuriste est d'une beauté et d'une personnalité à couper le souffle et ça c'est un point très important, il est si facile de faire de la redite dans un genre aussi souvent abordé que celui de l'anticipation mais "Renaissance" possède une personnalité qui lui est propre. On n'évite bien entendu pas les multiples références aux classiques du genre mais au final c'est bien un univers totalement nouveau et original qui est crée, bien joué.Si l'on ne devait juger "Renaissance" que sur sa qualité technique, il ne ferait aucun doute que le film soit une réussite totale, malheureusement quand on fait un long-métrage, il faut aussi une histoire un minimum intéressante, et ce n'est clairement pas le cas ici.Passé le premier quart d'heure durant lequel on ne cesse de se répéter: "OUAH c'est beau !!", on en vient à se demander : "Mais ça parle de quoi au fait ??!!" et au bout d'une heure, lutter contre la somnolence devient de plus en plus difficile.
Une histoire déjà vue mille fois, des clichés à tous les étages et surtout des dialogues d'une platitude abyssale viennent plomber le spectacle visuel qui était pourtant si agréable.
Ce n'est même pas la faute des doubleurs, ceux-ci font leur boulot plutôt correctement, mais le texte qu'on leur a demandé de jouer est vraiment très fade. On devine tout une demi-heure à l'avance et cette séquence finale qui se veut dramatique devient risible tant elle arrive comme un cheveu sur la soupe, on se demande même comment on a fait pour tenir jusque-là.
Au final "Renaissance" laisse un immense sentiment d'inachevé et, même s'il est techniquement irréprochable, on ne peut pas dire que le film soit réussi, un beau gâchis !
5/10
Posté le 18.11.2007 par nobodycares
Près de 15 ans après avoir réalisé l'immense "Usual Suspects", Bryan Singer est devenu un des grosses pointures d'Hollywood. Fort du succès planétaire, et amplement mérité, de ses deux "X-Men", il est même devenu un des références en ce qui concerne le film de "super-héros".
C'est donc tout naturellement que lui fût confié ce "Superman Returns", et pour réaliser cette énième version d'un des personnages de Comics les plus célèbres de tous les temps, le génial metteur en scène à hériter de la coquette comme de 270 000 000 de dollars. Il n'avait donc pas le droit à l'erreur et il avait sûrement une pression énorme des exécutifs du studio. Alors a-t-il réussi à conserver son intégrité artistique sur un projet aussi conséquent comme il avait su le faire brillamment avec ses "X-men", ou a-t-il complètement vendu son âme au diable et réalisé un film d'action bourrin et sans saveur ?
Et bien comme l'on pouvait s'en douter, Singer s'en sort bien, il s'en sort même avec une excellence qui n'a d'égale que l'intelligence avec laquelle il aborde ce personnage mythique qu'est Superman.
L'erreur fatale aurait été de faire un "remake" du film de Donner, celui-ci étant inégalable et tellement ancré dans l'inconscient collectif qu'il aurait été impossible de le surpasser sur ses propres plates-bandes. Il fallait jeter un regard nouveau sur le personnage pour captiver réellement le spectateur, et ça Bryan Singer l'a parfaitement réussi.
Comme pour ses "X-Men", le réalisateur livre presque une analyse psychologique du super-héros, l'action est finalement peu présente et c'est bien la fascination presque hypnotique que suscite "l'homme en collants" qui est ici exploitée de manière brillante.
Et c'est là que le titre est très judicieux, car dès le début du film, on comprend que le sens de ce "Superman Returns" est bien double, Superman est de retour au cinéma bien sûr, mais il s'était aussi absenté de Metropolis. Il se posait des questions sur ses origines, et en pleine crise existentielle il est parti voir de ses propres yeux les ruines de sa défunte planète natale.
Et durant son absence sa bien aimée Lois Lane l'avait mauvaise, elle a même gagné le prix Pullitzer avec un article cinglant nommé "Why the world doesn't need Superman..
Et pour rendre les états d'âme de l'alter-ego de Clark Kent, c'est le jeune Brandon Routh qui a été choisit. Il s'en sort plutôt bien, mais est tout de même à des kilomètres de Christopher Reeve, alors je ne sais pas si c'est mes yeux de gosse qui me font dire cela mais ça me paraît quand même évident. Routh fait ce qu'il peut mais à aucun moment il n'atteint le charisme exceptionnel de Reeve qui restera à tout jamais le SEUL Superman aux yeux du monde.
Par contre Kate Bosworth est tout simplement remarquable, et ça c'est une grosse surprise. Je ne l'avais jamais trouvé bien convaincante dans quoi que ce soit, mais elle trouve, sous la houlette de Singer, une nouvelle aura. Son interprétation de la Miss Lane est d'ailleurs peut-être la plus convaincante de tous les temps. Alors c'est peut-être aussi le contexte de ce "Superman Returns " qui donne à la journaliste surdouée une profondeur toute nouvelle. La scène sur le toit où elle dialogue de nouveau avec son bien aimé après une si longue absence est à ce titre tout à fait excellente.
Mais là où l'opus Singerien surpasse de très loin tout ce qui avait été fait jusqu'à maintenant sur Superman c'est bien entendu dans le choix de Kevin Spacey. Alors là c'est que du bonheur, Spacey est un acteur immense, on le sait, et le voir entrer si facilement dans la peau de Lex Luthor est une réjouissance de tous les instants. Il éclabousse toutes les scènes dans lesquelles il est présent de son charisme légendaire, son "WWWWWRRRRROOOOOONNNNNGGGGGG !!!!!!" balancé à Bosworth sur le bateau restera dans la légende. On dit souvent qu'un film de super-héros n'est réussi que s'il a un méchant marquant, et bien là ça dépasse tout ce que l'on pouvait imaginer et rien que pour cela, "Superman Returns" est un excellent film !!
C'est de plus la deuxième collaboration entre Singer et Spacey, et si ça donne à chaque fois un truc aussi excellent, il ne faut plus qu'ils se quittent !!
La mise en scène de Singer est parfaite, mais ça c'est une habitude. Les séquences d'action sont impressionnantes, les séquences émotions sont émouvantes et l'on a même le droit à quelques plans d'une virtuosité jouissive, je pense notamment au merveilleux plan qui se termine sur Luthor ouvrant le journal sur le titre qui est techniquement assez exceptionnelle et placer tant de talent dans une scène aussi "anecdotique" relève du génie pur et simple.
La vision que Singer à de Superman est aussi très intéressante, il avait livré une parabole géante sur l'homosexualité avec ses "X-Men", et ici il "humanise" le plus "surhumain" des super-héros. Son Kal-El à lui il ment, il doute, il a un enfant illégitime et il ne finit pas le film triomphant sur des trompettes, il le finit dans un lit d'hôpital soigné par des humains. Cette vision fraîche et originale fait beaucoup de bien à un personnage sur lequel tout ou presque avait été dit.
Et pour finir j'aimerais dire un petit mot sur la musique, et là encore "ça poutre". John Ottman, compositeur attitré de Singer depuis son premier film, reprend à merveille le thème mythique de John Williams et y ajoute sa petite touche personnelle, superbe tout du long !
Au final, je dirais que ce "Superman Returns" est une grande réussite, il n'est pas exempt de défauts et certains lui reprocheront sa lenteur ou sa trop longue durée mais c'est simplement une question de point de vue, personnellement j'adhère totalement à la "démarche Singer" et mon admiration sans fin pour ce génial réalisateur m'empêche d'être totalement objectif mais j'assume, pour le moment j'ai vu et aimé (à des degrés divers) tous les films de Singer, vivement le prochain :-D
9/10