Films G L
Posté le 29.08.2007 par nobodycares
Pas grand-chose d'objectif à dire sur le film.
L'histoire familiale débordante de bons sentiments n'est qu'anecdotique, ce qui compte ici c'est le pitch original : un avocat qui ne peut plus mentir pendant 24 heures !!
L'idée est brillante, simple mais bien pensée.
Et à partir de là, c'est le "Jim Carrey Show", ceux que le bonhomme insupporte, passez votre chemin.
Pour les autres, dont je fais parti, c'est que du bonheur.
Jim Carrey en roues libres pendant près d'une heure et demie, ça donne la patate !!
Le film: peu importe/10
Jim Carrey: 10/10
"He's a pedantic, pontificating, pretentious bastard, a belligerent old fart, a worthless steaming pile of cow dung, figuratively speaking." Fletcher Reede
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Posté le 24.08.2007 par nobodycares
Version allongée de son court-métrage "Royalty" que j'avais beaucoup aimé, ce "London To Brighton" est le premier long de Paul Andrew Williams.
Et le premier constat qu'on peut faire après la vision du film, c'est que le choix de rallonger un court pour faire son premier long-métrage était loin d'être une bonne idée.
"London To Brighton" c'est du drame social pur et dur, dans la lignée du cinéma de Ken Loach, le film prend aux tripes et n'épargne rien au spectateur. C'est violent, aussi bien graphiquement que psychologiquement, mais là où "Royalty" s'arrêtait à ce seul aspect social, "London To Brighton" introduit un suspense qui plombe fortement l'intensité du film.
En voulant traité ce l'événement central du film comme une révélation choc, Paul Andrew Williams enlève donc une grande partie de sa force à cette histoire bouleversante.
Ce montage en parallèle des événements passés et présents devient à la longue franchement lourd et on se demande si ce n'est pas pour rallonger artificiellement la durée qu'Andrews utilise ce procédé.
Mais heureusement le bilan du film n'est pas totalement mauvais, à commencer par ses deux actrices principales, elles brillent toutes les deux par leurs puissances.
Lorrain Stanley, déjà présente dans "Royalty" est ici exceptionnelle, bouleversante tout le long elle émane un caractère et une force presque surnaturels.
La toute jeune Georgia Groome trouve ici son premier rôle, et quel rôle !! Elle interprète un personnage très complexe et elle le fait avec un talent qui laisse bouche bée. Durant les dernières vingt minutes du film, elle flirte même avec le génie tant sa prestation paraît naturelle, elle devient Joanne et ce n'est pas peu dire quand on voit les épreuves que le personnage doit traverser !
Au niveau de la mise en scène, c'est tout à fait correct même si on n'évite pas les clichés inhérents au genre. Il faut encore une fois chercher les références chez l'inévitable Ken Loach, ça reste honnête, mais on aurait aimé un peu plus de personnalité de la part d'Andrews. Mais vu que c'est un premier film, on dira que c'est pardonnable.
Au final "London To Brighton" n'apporte pas grand-chose à "Royalty", ça reste un film correct, mais l'allongement de la durée fait vraiment trop artificiel pour convaincre complètement, c'est dommage.
6/10
Posté le 20.08.2007 par nobodycares
Douze ans après ses déboires avec le deuxième frère Gruber, John McClane est de retour.
Alors mettons les choses au clair tout de suite, je partais avec un gros a priori négatif sur ce quatrième épisode, et la raison de cette appréhension n'est autre que Len Wiseman.
Mettre le tâcheron responsable de la série des "Underworld" aux commandes de la meilleure saga d'action de tous les temps relève purement et simplement du domaine de la connerie.
C'est donc fébrilement que j'entamais la séance, content de retrouver McClane mais avec la peur d'être immensément déçu.
Et le premier quart d'heure du métrage ne m'a certainement pas rassuré, les histoires de McClane avec sa fille et surtout la première grosse scène d'action du film sont complètement ratées, je m'attendais donc à suivre une purge, un crime contre le cinéma, mais heureusement ce ne fut pas le cas.
Car ce "Live Free Or Die Hard" est finalement bien meilleur que ce que j'avais pu imaginer. Tout d'abord John McClane est bel et bien de retour, Bruce Willlis prouve pour une quatrième fois que c'est bien dans ce rôle qu'il est le plus à l'aise. Ses nombreuses punchlines fonctionnent à merveille et on ne peut s'empêcher de sourrir quand on le voit à l'action, c'est un peu notre grand frère cinématographique, on a grandi en le regardant et le revoir en aussi bonne forme fait forcément plaisir.
Mais la première grosse surprise du film c'est Justin Long, ce dernier est tout simplement excellent.
Alors je ne savais pas quoi attendre de lui mais au final il s'en sort vraiment très bien. Il est parfait en sidekick geek de McClane, il n'en fait jamais trop et livre un personnage attendrissant et son duo avec Bruce Willis est parfaitement huilé.
La seconde grosse satisfaction de cet épisode c'est son script, je redoutais un peu le côté high-tech de l'attaque terroriste, mais finalement cela fonctionne parfaitement. L'enchaînement des événements est très bien pensé et très intélligent, tellement efficace qu'on en vient à se demander si cela serait possible en vrai, ça fait quand même froid dans le dos. L'aspect "épée à double tranchant" des innovations technologiques est très bien traité et au final c'est peut-être l'histoire la plus astucieuse avec celle du troisième, une réussite donc !
Mais, car il y a un "mais", ce "Live Free Or Die Hard" a malheureusement deux défauts majeurs.
Tout d'abord son méchant, Timothy Olyphant, tout droit sortie d'une pub pour colgate et de l'école d'acteur de "Sous le soleil", possède le charisme d'une tranche de concombre. Il est transparent, il ne sert à rien, il ne fait jamais peur et il est à des années lumières de la prestance des frères Gruber, et ça a pour effet de désamorcer une grande partie du suspense du film. La scène dans laquelle McClane lui annonce qu'il a buté sa copine est un sommet de ridicule, sa réaction est tout droit sortie des "Feux de l'amour", on se fout de sa gueule et on ne le voit pas une seule seconde comme un adversaire de taille pour McClane, pathétique !
Et le deuxième gros point faible du film c'est, comme je le disais plus haut, Len Wiseman.
Alors c'était prévisible, je m'étais même préparé psychologiquement pour ça, mais le fait est que ce "réalisateur" est un usurpateur, un ersatz de Michael Bay, un tocard quoi !
Il plombe presque toutes les scènes d'actions du film avec son montage "ecstasiesque", la plupart du temps on ne comprend rien, et quand on comprend c'est pour nous montrer "comment il a des grosses couilles", surenchère sur surenchère, ça en devient parfois risible tellement c'est gros.
Alors on se prend, bien entendu, à rever de ce qu'aurait donné le film avec McTiernan aux commandes, lui qui préfère créer du mouvement avec ses idées de mise en scène plutôt qu'artificiellement en insérant 2000 plans par séquence d'action, c'est vraiment dommage.
Pour finir je parlerai de la musique de Marco Beltrami, Michael Kamen étant décédé, il avait la lourde tâche de lui succéder. Et bien contre toute attente, ça fonctionne très bien, sa partition est très respectueuse de celle de son prédécesseur et l'on retrouve bien l'ambiance sonore si caractéristique de la série, c'est donc un très bon point de ce côté-là.
Voilà, ce "Live Free Or Die Hard" n'est pas la catastrophe annoncée, mais il reste quand même l'épisode le plus faible de la série, un semi-échec ou bien une semi-réussite, c'est selon.
Maintenant je veux que vous allumiez tous un cierge et que vous commenciez à prier pour que l'Ange McTiernan vienne donner la conclusion qu'elle mérite à cette merveilleuse série des "Die Hard", Amen !!
6,5/10
"Yippie-kay-yay, mother ... ah non on a pas le droit on est PG13" John McClane pour les enfants ...
Posté le 12.08.2007 par nobodycares
J'adore Chris Rock et Louis C.K mais là c'est vraiment pas possible: c'est chiant, vain, pas drôle, prévisible et la fin est un des trucs les plus ridicules de tous les temps.
Vraiment affreux, affreux affreux affreux ....
0/10
Posté le 21.07.2007 par nobodycares
Trois ans après son très moyen "Les aventures d'un homme invisible", John Carpenter nous revient avec une pépite, un de ses meilleurs films et surtout un des trucs les plus flippants de l'histoire du cinéma.
Essayer de résumer "In The Mouth Of Madness" serait un exercice périlleux, je ne me lancerais donc pas dans une tentative de verbalisation de cette expérience unique, cette délicieuse spirale de mises en abîmes absolument exquise.
Le film fait partie de ce qu'on pourrait appeler les "films à tiroirs", il se déroule sur de nombreux niveau de réalité et joue avec le spectateur, qu'est ce qui est vrai ? Là est la question !
Mais répondre à cette question serait totalement vain tant le film est d'abord basé sur le ressenti, il jongle avec les peurs les plus primales de l'être humain, il instaure une ambiance totalement paranoïaque et l'identification du spectateur avec John Trent est totale.
À ce titre, la fin du film est tout simplement jouissive, Carpenter de lâche aucune explication, pire, il rit au nez de ceux qui attendaient une conclusion logique à ce chef-d'œuvre du surréalisme, c'est génial !!
Et comment parler d'un film de "Big John" sans aborder sa mise en scène, ici il est au top-niveau, il altère un peu son classicisme habituel et rend son film beaucoup plus dynamique, notamment grâce à un montage très nerveux.
Mais là où Carpenter est un maître parmi les maîtres, c'est bien entendu au niveau des cadrages, c'est un des réalisateurs qui utilise le mieux le Scope et il le prouve encore une fois avec un brio exceptionnel.
Il suffit pour s'en convaincre de regarder le plan d'ouverture du film, un plan large magnifiquement composé, presque statique, la caméra qui bouge à peine pour suivre le parcours de cette ambulance vers l'asile, c'est splendide et il en sera de même pour chacun des plans du film.
On peut reprocher beaucoup de choses à Carpenter mais techniquement il est juste irréprochable, et il le prouve film après film depuis plus de 30 ans !
Le deuxième GROS point fort du film, c'est la prestation hallucinée de Sam Neil, il incarne un personnage très compliqué et il le fait avec un naturel phénoménal. Il en serait presque trop bon, à côté de lui, tous les autres acteurs paraissent bien fades, non pas qu'ils soient mauvais, loin de là, mais Neil est tellement au-dessus du lot que le contraste saute violement aux yeux.
Rien de plus à ajouter, si vous voulez voir le dernier GRAND film d'horreur réalisé avant l'avènement de l'époque des films d'horreur pour pucelles en manque de sensations fortes dont "Scream" est le triste leader, "In The Mouth Of Madness" est fait pour vous.
9/10
"I think, therefore you are." Sutter Cane
Posté le 09.07.2007 par nobodycares
Une fois de temps en temps, le cinéma indépendant américain nous offre une surprise. Et bien ce "Half Nelson" fait partie de ces perles rares, un film bouleversant, une bouffée d'oxygène dans ce monde de blockbusters à plus de 100 000 000 de dollars, et le moins que l'on puisse dire c'est que cela fait du bien.
Premier long de Ryan Fleck, le film est en fait l'adaptation au format long-métrage d'un court dans lequel jouait déjà la stupéfiante Shareeka Epps.
Il n'y a pas vraiment d'histoire dans "Half Nelson", c'est un juste un moment dans la vie d'un prof junkie complètement paumé et d'une de ses élèves sur le fil du rasoir, ils se lient d'amitié et combattent chacun de leur côté le quotidien morose dans ce quartier fantôme d'une ville anonyme.
La mise en scène est très "brute", caméra à l'épaule, constantes mises au point, grain prononcé et couleurs saturées sont aux programme. Mais le tout fonctionne très bien, ça donne un cachet très réaliste au film et aide grandement le spectateur à rentrer dans cette ambiance si particulière.
Mais là où le film impressionne vraiment c'est au niveau de l'interprétation.
Les deux principaux protagonistes sont en état de grace, à commencer par la toute jeune Shareeka Epps, elle est tout simplement parfaite, elle ne manque pas une réplique, elle est prodigieuse de réalisme et de sincérité et à peine 17 ans, ça force le respect.
Et puis il y a Ryan Gosling, je le connaissais peu, mais là il m'a littéralement scié, il est énorme. On ressent toute sa détresse, il apparaît comme un fantôme, il est juste phénoménal. Nominé aux Oscars pour le rôle, il livre la meilleure performance de sa jeune carrière et s'il continue sur cette voie, il promet de devenir immense.
Le fait que le film soit peu dialogué renforce encore la puissance de ces deux interprétations magistrales, vraiment un grand coup de chapeau à ces deux jeunes acteurs.
Un petit mot sur la musique des Boken-Social-Scene qui est, elle aussi, excellente, toute en retenue, elle participe à rendre cette ambiance si magnifiquement mélancolique.
À des années lumières de toutes les grosses productions estivales, "Half Nelson" vient violement nous rappeler que le monde du cinéma n'est pas seulement peuplé d'apprentis magiciens ou de flics indestructibles, il subsiste encore dans ce monde de vrais êtres humains avec toutes leurs faiblesses, tous leurs défauts mais avec une beauté infinie.
Le film sort le 18 juillet en France et l'on sait déjà qu'il fera un bide aux vues des mastodontes qui lui servent de concurrents. Mais si vous cherchez quelque chose de différent, quelque chose de brillant, allez le voir, vous ne serez pas déçus.
10/10
"One thing doesn't make a man." Dan
Posté le 02.07.2007 par nobodycares
Le team qui nous avait offert l'excellent "Shaun Of The Dead" nous revient au grand complet, après cette incursion dans le monde du film de zombies, c'est maintenant à un autre gros morceau du cinéma de genre qu'ils s'en prennent : le film action/policier.
Comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouve le exactement le même trio, Edgard Wright à la mise en scène, Simon Pegg ici en officier modèle muté dans une petite ville de campagne et Nick Frost en policier soudoué et cinéphage.
Le film commence donc sur les chapeaux de roue, la présentation des états de fait de Nicholas Angel est excellente, le montage est frénétique et parodie à merveille les meilleurs films du genre, on s'attend à suivre un divertissement magnifiquement rythmé et haletant.
Malheureusement ça ne sera pas le cas, enfin pas complètement.
A partir du moment où Angel est transféré, le rythme retombe grandement, il y a bien 20 bonnes minutes durant lesquelles il ne se passe pratiquement rien. C'est vraiment dommage et il est évident que le film aurait gagné à être plus court, il frôle ici les deux heures et c'est un peu trop pour garder le punch tout du long, c'est dommage.
Mais à partir du moment où les meurtres commencent ça redevient très bon, on rit de bon cœur et l'histoire est vraiment bien ficelée. Alors le film est moins immédiatement hilarant que son grand frère et ses zombies mais il est clairement mieux maîtrisé. La mise en scène de Wright est très bonne et il s'approprie très bien toutes les tiques du genre, c'était nécessaire pour que le film fonctionne et c'est donc un bon point de ce côté-là.
Notre duo de flics est lui hilarant et la complicité entre les deux acteurs se ressent vividement.
Et puis il y a bien toute la séquence finale et là c'est du grand art, ça n'arrête pas une seconde, des fusillades de partout, des courses-poursuites, des combats à mains nues, des lancés de caddies et un running-gag exceptionnel avec le cygne, ENORME !!!
An final reste donc un excellent divertissement qui remplit son contrat haut la main mais qui aurait gagné à être raccourci d'un bon quart d'heure, l'équipe de "Shaun Of The Dead" confirme qu'il faudra désormais compter avec elle.
7,5/10
"SWAN !!!" Tout le monde
Posté le 28.06.2007 par nobodycares
Documentaire sur les églises evangelsistes radicales au states, et plus particulièrement leur travail d'endoctrinement sur les enfants et leur influence sur la politique du pays.
On suit donc une bande d'enfants âgés d'environ 5 à 12 ans dans le camp "Kids On Fire" organisé par Becky Fischer.
J'ai même pas de mots pour expliquer à quel point c'est effrayant, on rit nerveusement tout le long du film mais au final c'est vraiment un des trucs les plus flippants que j'ai vu dans ma vie.
On y voit des gosses de 10 ans porter des t-shirts arborant des slogans tel que : "Jesus died for our sins" ou bien encore "My dad is in the army", on y voit des mères enseigner à leurs enfants que" la science ne prouve rien" ou que" le réchauffement climatique est une légende" , on y voit une organisatrice de camps pour enfants dire sans sourciller que" si les Musulmans entraînent leurs enfants à êtres des soldats dès leur plus jeune âge, c'est une bonne raison pour les Chretiens d'en faire de même" , on y voit une prêcheuse balancer à une salle pleine d'enfants que" Harry Potter aurait été éxécuté s'il avait vécu au temps de Jesus" , on y voit toutes ces choses et ça fait franchement froid dans le dos.
Les réalisatrices du documentaire se contentent de filmer, elles n'interviennent jamais et ne portent donc aucun jugement, le seul point de vue opposé est celui d'un pasteur qui anime une émission de radio et qui montre qu'il y a quand même des Chretiens qui ont les pieds sur terre dans le pays de l'oncle Sam, il est peu présent mais son rôle est absolument nécessaire.
Alors je ne me permettrais pas de le noter, mais je conseille vivement à tout le monde de le voir, ça fait beaucoup réfléchir et ça met en perspective pas mal de sujets d'actualités.
Posté le 21.06.2007 par nobodycares
En partant d'un pitch très proche de celui du génial "Futurama", Mike Judge nous offre un film "d'anticipation" sur un futur dans lequel l'humanité est devenue complètement débile.
Alors il y avait ici matière à faire quelque chose de grand, quelque chose de bien cynique et bien non, Judge dans un élan créatif scatologique nous pond un film qui devient assez rapidement ce qu'il dénonce.
Rien à sauver dans ce désastre horrible, le scénario se résume au concept, rien d'intéressant ne se passe pendant les 85 petites minutes que dure le film, pire que ça, on arrive même à s'ennuyer devant ce navet et ce malgré sa très courte durée.
Même les acteurs sont tous transparents, Luke Wilson que j'aime pourtant beaucoup est ici bien fade et Maya Rudolph qui est pourtant hilarante dans "Saturday Night Live" ne m'a même pas arraché un sourire.
Au niveau de la réalisation, c'est le désert, c'est même pas mauvais c'est juste sans absolument aucune saveur.
Au final, on a donc un film qui ne vaut que pour son idée de départ et on se prend à rêver de ce que cela aurait pu donner si des gens comme Trey Parker et Matt Stone avaient été aux commandes.
Dans le film, on peut voir un film sur un cul qui pète pendant une heure et demie, et bien c'est peut-être la plus belle autoparodie de tous les temps.
J'ai même pas envie de le noter, déçu, déçu déçu déçu .......................
Posté le 20.06.2007 par nobodycares
La grande famille de l'animation 3D accueil un nouveau membre prestigieux en la personne de George Miller. Le réalisateur, à qui l'on doit les "Mad Max" ou encore le génialissime "Babe 2", va donc nous raconter la vie trépidante de Mumble, un jeune pingouin pas comme les autres.
Sur une idée archi-connue, le metteur en scène va se surpasser pour nous offrir un film plein, ici pas de temps morts, c'est du divertissement divertissant, et ça devient de plus en plus rare !
L'histoire n'a donc au final que peu d'importance, c'est une énième variation sur le thème du vilain petit canard et l'on sait dès le début comment ça finira. L'important c'était de ne surtout pas susciter l'ennuie chez le spectateur, et sur ce point-là, c'est une réussite totale.
On suit la vie de ces pingouins avec beaucoup de plaisir, tous les personnages sont intéressants et on s'amuse beaucoup à les regarder se dandiner ou chanter des tubes interplanétaires.
La musique à une grande importance dans le film, et il fallait donc une bande-orginale à la hauteur.
Et le bien le moins que l'on puisse dire c'est que cette B.O est énorme, on a le droit à du Prince, du Freddie Mercury, en passant par les Beach Boys ou le grand Steevie Wonder. C'est du lourd de bout en bout et ça contribue grandement à la réussite du film, tous les numéros de music-hall fonctionnent à merveille et le film donne la patate, on en ressort d'ailleurs avec le sourire jusqu'aux oreilles.
Qui dit film d'animation dit doublage, et de ce côté-là c'est du caviar : Elijah Wood, Brittany Murphy, Hugh Jackman, Hugo Weaving, Robin Williams ou encore Nicole Kidman pour les plus connus, ça donnerait presque le vertige. Alors ils sont tous absolument parfaits, en particulier Robin Williams, grand spéccialiste du doublage (c'est lui le génie dans "Aladdin" quand même !), il double ici les deux personnages les plus déjantés du film, le jeune fougueux Ramon et l'énormissime Guru Lovelace, il en fait des caisses comme lui seul sait le faire et il "vole" littéralement le film, génial.
Du côté technique il n'y a absolument rien à dire, l'eau en synthèse est certainement la plus belle qu'on ait vue et le reste du film est tout aussi parfait. Petit bémol quand même pour le mélange réel/animation à la fin, dans certaines scènes, on voit clairement que ce n'est pas encore maîtrisé, mais rien de grave.
"Happy Feet" est donc une réussite totale, un film qui divertit le spectateur magistralement et devant lequel il est impossible de ne pas sourire. Le studio PIXAR à peut-être enfin trouver un adversaire à sa taille si George Miller décide de persévérer dans cette voie.
8,5/10
"Debe decir, debe gritar, debe sentir, en la verdad. Luché, gagné, sobresali, lo hice MYYYYY WWWWWWAAAAAAAAAYYYYYYYYY !!!!!!!" Ramon