Films G L
Posté le 09.11.2007 par nobodycares
Mais pourquoi est ce que je continue à m'infliger des purges pareilles ??!!!
C'est la question qui m'est venue à l'esprit à la fin du générique de cet exécrable second volet qui suit un "Hostel" qui l'était tout autant.
J'avais lu à droit à gauche que ce "Hostel Part II" était supérieur au premier film, et pour une raison obscure, j'y croyais un peu.
J'avais tort, ce deuxième opus reprend tout ce qui avait fait le "succès" du premier: des clichés, une mise en place des plus laborieuses et enfin un climax qui n'en a que le nom.
Alors c'est bien beau, on remplace les jeunes américains par des jeunes américaines, super original, pour le reste c'est pratiquement du copier/coller. La Slovaquie est toujours décrite de manière déplorable, les acteurs sont presque tous insupportables, ça cabotine de tous les côtés, ça sur-joue, et au bout d'un quart d'heure on a qu'une envie: voir cette bande de grognasses se faire déchiqueter.
Si le fait de rendre deux de ses personnages principaux horripilants était voulu par Eli Roth je m'excuse, mais j'en doute tout de même fortement.
Seule Lauren German trouve grâce à mes yeux, son personnage fait preuve d'un minimum de jugeote et ça fait beaucoup de bien, mais tout cela est, bien entendu, gâché par un final d'un ridicule assez spectaculaire.
Les autres acteurs sont nuls, le duo comique sorti de "Desperate Housewives" est pathétique et l'on sent venir le retournement de situation dès le début et vu que cette "révélation" était censée être un grand moment du film bah au final c'est juste tout nul.
Eli Roth fait du Eli Roth post "Cabin Fever", c'est-à-dire de la merde, n'ayons pas peur des mots.
Car c'est bel et bien là le principal grief que je fais aux deux "Hostel", le film se prend beaucoup trop au sérieux pour être ironique, mais il est aussi bien trop ridicule pour être véritablement choquant. Tout le charme de "Cabin Fever" résidait dans le fait que le fun assumé du film mettait le spectateur tout de suite de bonne humeur, le second degré était magnifiquement géré par Roth et cela donnait des scènes drôlissimes comme celle de : "PPPPPPAAAAAAAAANNNNNNNCCCCCCAAAAAAAAAKKKKKKKEEEEEEESSSSSSSS !!!!!!", tout cela est totalement absent de ses films depuis, a-t-il prit la grosse tête ?? On attendra de le voir aux commandes d'un autre film pour se prononcer totalement.
"Hostel Part II" est donc une boursouflure qui a pour unique but de "choquer le bourgeois", j'en ai vu d'autres et le gore qui se prend au sérieux quand il est à ce point risible ça m'ennuie profondément !
1/10
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Posté le 05.11.2007 par nobodycares
Avant toute chose, je vous fais un petit récapitulatif de ce que j'avais pensé des quatre premiers opus :
- J'avais trouvé "Harry Potter And The Sorcerer's Stone" tout juste moyen, loin de ce qui était annoncé le film m'avait gentiment ennuyé, on va dire 5/10.
- "Harry Potter And The Chamber Of Secrets" est un très mauvais film, presque rien à sauver de ce naufrage, 2,5/10 et je suis gentil.
- Et puis ce fut le miracle "Harry Potter And The Prisoner Of Azkaban", là c'est pratiquement chef-d'œuvresque, de l'intensité, de l'action, de l'émotion et une mise en scène phénoménale d'Alfonso Cuaron, le seul film de la série qui met tout le monde d'accord, 9/10 facile.
- Et enfin "Harry Potter And The Goblet Of Fire" qui, même si il est loin d'être mauvais, met trois plombes à démarrer, le tournoi est sympathique dirons-nous mais de là à le faire durer plus d'une heure et demie... Heureusement qu'il y a la fin immense avec Voldemort dans le cimetière pour relever grandement le niveau, 6/10.
Voilà, je n'ai donc été réellement enthousiasmé que par le troisième volet, qui en plus d'être, et de loin, le meilleur de la série, est un grand film tout court, sublime.
C'est donc avec une appréhension certaine que j'entamais la vision de ce cinquième épisode des aventures du magicien le plus rentable de l'histoire du cinéma.
Et bien au final ce "Harry Potter And The Order Of The Phœnix" est plutôt une bonne surprise, on peut tout de même lui reprocher une certaine lenteur dans la mise en place mais dans une bien moindre mesure que dans le volume précédent.
Les codes de la série se trouvent ici directement chamboulés par l'arrivée d'un personnage que l'on adore détester: Dolores Umbridge. Interprétée par la fabuleuse Imelda Staunton, le personnage est un véritable régal, sorte de mix improbable entre Marry Popins et un dictateur totalitaire, elle vient foutre un grand coup de neuf sur un Poudlard qui commençait sérieusement à devenir limite chiant.
L'idée est bonne, mais je trouve qu'elle dure un chouia trop longtemps, enchaîner directement après les vacances de noël aurait été une bonne chose mais tant pis.
Tous les personnages habituels sont bien présents et l'évolution de ceux-ci est vraiment la grande force de la saga. Hermione, Ron et Harry ont vraiment tous gagnés en maturité et l'on a même le droit à un petit bisou en ce qui concerne ce dernier.
L'histoire se déroule sans accroc majeur, c'est plaisant, Gary Oldman est toujours aussi génial et l'on regrette qu'il soit si peu présent à l'écran.
Puis vient la dernière demi-heure et là, pardonnez-moi l'expression, mais ça déboite quand même sérieusement sa maman !!
Anthologique, je crois que c'est le mot qui convient le mieux. L'enchaînement des combats est magnifiquement géré avec en climax un face à face Dumbledore-Voldemort qui restera dans la légende. J'en profite au passage pour donner un grand coup de chapeau à l'équipe qui s'occupe des SFX, c'est tout simplement magnifique, le combat final est un festival de couleurs et de bonnes idées et on en prend vraiment plein les mirettes, respect.
Mais ce qui promet le plus c'est finalement le personnage de Bellatrix Lestrange. Helena Bonham Carter est encore une fois immense, son temps de présence à l'écran est vraiment minime mais alors quel charisme !!! Elle vampirise littéralement l'attention, on sait d'ores et déjà que son personnage sera de la partie pour le prochain film et on espère vraiment qu'il lui sera fait une place importante tant sa courte apparition dans ce film fut mémorable.
Au final ce "Harry Potter And The Order Of The Phœnix" remporte sans trop forcer la médaille d'argent de la saga, même si l'on reste, à part la dernière demi-heure, encore assez loin de l'exceptionnel film de Cuaron.
7,5/10
Posté le 25.10.2007 par nobodycares
Un ramassis de clichés sur fond de moralisme mielleux, rarement la forme et le fond d'un film n'auront été aussi contradictoires.
On sourit tout de même à quelques reprises, notamment grace à Rhames et Buscemi, mais la plupart du temps on lutte plutôt pour rester éveillé.
Heureusement qu'il y a Jessica Biel pour le plaisir des yeux, "quelques grammes de finesse dans un film de merde" comme disait l'autre ...
2/10
Posté le 15.10.2007 par nobodycares
Un grand chef-d'œuvre, tout simplement !!
Alors tout a déjà été dit sur "High Noon" et je ne peux que vous encourager à le voir.
Un casting tellement exceptionnel que ça en donnerait presque le vertige. On retrouve Grace Kelly, Gary Cooper, Lloyd Bridges, Otto Kruger, Lon Chaney et même Lee Van Cleef dans un petit rôle.
Le script de Carl Foreman est extraordinaire et d'une modernité assez impressionnante, je pense notamment au personnage interprèté par Katy Jurado, les rôles de businesswoman Méxicaine et indépendante, ça ne courait tout de même pas les rues au début des années 50.
Et puis cette histoire brille d'une aura toute particulière quand on sait que le film est sorti en plein Mccarthisme et que plusieurs de ses participants se sont retrouvés sur la fameuse liste noire.
Et puis il y a la mise en scène de Fred Zinneman, et là encore c'est extrêmement en avance sur son temps. Le génial réalisateur s'amuse à transgresser tous les codes du western. Ici point d'action avant la dernière séquence du film. Beaucoup de plans fixes et de métaphores filmiques, les rails qui représentent le danger imminent et surtout l'horloge omniprésente contribuent grandement à instaurer la tension qui fait toute la force du film.
Le montage de "High Noon" est, lui aussi, un modèle d'efficacité et de modernisme, le film est filmé de manière très statique, mais la qualité du travail effectué par Elmo Williams fait qu'une grande fluidité se dégage du film.
Et puis il est impossible de parler de "High Noon" sans évoquer la musique de Dimitri Tiomkin, elle est présente tout le long du film et elle fonctionne à la perfection. Tiomkin a d'ailleurs gagné deux oscars pour le film, un pour son score et un pour la chanson titre.
Voilà, "High Noon" est donc un film indispensable qui doit être vu par quiconque s'intéresse de près ou de loin au cinéma !
10/10
P.S: le titre français ("Le train sifflera trois fois") est d'une débilité assez impréssionante ...
P.S 2: Le making-of présent sur le DVD est, lui aussi, excellent.
PS3: si quelqu'un veut bien me l'offrir, je suis preneur ...
Posté le 04.10.2007 par nobodycares
Première séance: "Death Proof" de Quentin Tarantino:
Trois ans après l'épopée vengeresse de la miss Kiddo, Tarantino est de retour. Il s'offre avec ce "Death Proof" une récréation, son film le moins profond, certes, mais quel pied mes amis, QUEL PIED !!
Un plan sur un fessier en mouvement, un autre sur des pieds de femme, une musique délicieusement "old school" et une référence cinématographique, en retrouve tout cela dans la première scène de "Death Proof", pas de doute, on est bien chez Tarantino !
L'histoire ? On s'en fout !!
On est ici pour prendre du bon temps, pour se détendre, et de ce côté-là, c'est vraiment le carton plein. Des dialogues comme d'habitude immédiatement cultes, des bonnasses à tous les étages, de la violence, du fétichisme, de l'alcool, de la musique qui met le sourire aux lèvres, "Death Proof" c'est le trip Épicurien ULTIME !
Le film est construit en deux parties qui sont comme les deux côtés d'un même miroir. Le chasseur de la première heure devenant le chassé dans la seconde.
Tarantino s'amuse comme un petit fou et ça se voit, son amour pour le recyclage cinématographique n'a jamais été aussi flagrant et il pousse même le vice jusqu'à s'autoréférencer à maintes reprises.
Sa mise en scène est de plus toujours aussi virtuose, le concept "Grindhouse" ne l'empêche certainement pas de livrer un film maîtrisé de bout en bout avec quelques moments de bravoure distillé tout au long du film, superbe !!
Les non-initiés à son cinéma se demanderont sûrement qu'est ce que c'est que ce film de dingue dans lequel tout ce que l'on fait c'est de parler mais les autres apprécieront grandement le délire.
Le concept de "Grindhouse" est aussi une idée de génie, les griffures, sautes d'images, faux-raccords, bobines manquantes et autres réjouissances font que le film devient instantanément attachant.
La seconde partie du métrage est à ce titre beaucoup moins "vintage" que la première mais cela renforce d'autant plus le contraste entre les deux sections de ce foutoir.
Le casting est irréprochable, mais ça c'est une habitude chez le bonhomme. Les "chicks" de la première partie font toutes des merveilles et leurs discussions d'adolescentes attardées mettent obligatoirement le sourire aux lèvres. Mention spéciale à Vanessa Ferlito et Rose Mcgowan qui crèvent toutes les deux l'écran. L'art de divertir avec du vide n'a jamais été aussi maîtrisé que dans cette première partie de "Death Proof".
Kurt Russel est toujours aussi génial, ici en ex-cascadeur assoiffé de sang, aussi intrigant qu'effrayant, il est énorme, tout simplement irremplaçable !
Et puis il y a les séquences d'action, il faut attendre 45 minutes pour voir la première grosse tuerie prendre place, mais quand elle arrive, elle explose tout sur son passage.
La violence des films de Tarantino est toujours aussi sèche, l'accident est une des scènes les plus traumatisantes de l'histoire du cinéma et par la même occasion une des plus jouissives !
La seconde partie est beaucoup plus orientée action et la bande à Rosario Dawson a beaucoup moins de dialogues que celle de Ferlito mais elle se rattrape largement pour ce qui est de l'action.
La poursuite en voiture que nous offre le génial réalisateur est un GRAND moment. Près de 30 minutes non-stop, c'est énorme !!!
Zoe Bell, cascadeuse de son métier, joue ici son propre rôle et ce qu'elle réussit mérite un grand coup de chapeau. Tout d'abord elle s'en sort magnifiquement dans les scènes de comédie pure, mais elle est surtout impériale sur son terrain. La séance de "Nascar" qu'elle passe sur le capot d'une voiture lancée à pleine allure restera sans aucun doute dans les annales, REPECT !!
Voilà, le premier segment de "Grindhouse" est donc une réussite totale, un film dans la plus pure veine du réalisateur, mais, avec un côté, "je m'en foutiste" en plus qui fait de ce "Death Proof" la récréation parfaite et ça tombe bien, c'est exactement ce qu'on lui demandait !
Entracte: les fausses bandes-annonces:
Elles sont toutes réussies mais la palme revient largement à "Machete" de Robert Rodriguez, absolument ENORME !
Deuxième séance: Planet Terror de Robert Rodriguez:
Là où Tarantino utilisait le concept des films "Grindhouse" pour en faire un film immédiatement reconnaissable comme étant l'un des siens, Robert Rodriguez choisit de faire un film "Grindhouse".
C'est beaucoup moins personnel et surtout beaucoup moins maîtrisé que "Death Proof" mais "Planet Terror" reste un divertissement de grande qualité.
Le scénario est donc dans la plus pure tradition du Z: un virus qui transforme tous ceux qui entrent à son contact en "zombies en état de putréfaction avancée" ;
à partir de ce pitch simple mais oh combien efficace, rodriguez fait mumuse avec ses personnages. On ne compte plus les moments gores de "Planet Terror", tout y passe et on est surpris et dégoûté à chaque minute du métrage, vraiment une grande réussite de ce côté-là.
Mais le film de Rodriguez souffre forcément de la comparaison avec le segment de son pote de toujours, le casting, la musique et surtout la mise en scène de "Planet Terror" sont tous un cran en dessous de ce que "Death Proof" nous proposait.
Seule Rose McGowan (encore elle !) est vraiment mémorable dans le rôle de "Cherry l'unijambiste ex-gogo danseuse se rêvant star de la stand-up comedy" qui restera dans la légende. Elle possède une classe incroyable et sa grace éblouit l'écran à chacune de ses nombreuses apparitions.
Le reste du cast est bon mais à force de vouloir coller de trop près au concept, on finit par être fatigué de cette "fausse médiocrité", les personnages devenant en effet tous lassant une fois l'effet de surprise passé. Tous à part peut-être Bruce Willis qui trouve ici un rôle sur mesure en chef d'une faction militaire ayant mit fin aux jours de Ben Laden, malheureusement son rôle est très peu développé et se révèle plus anecdotique qu'autre chose.
"Planet Terror" est donc une réussite, mais si le film peut paraître plus instantanément fun que "Death Proof", il n'en reste pas moins que ce dernier lui est supérieur en tout point.
"Death Proof" 9/10
"Planet Terror" 7,5/10
Posté le 23.09.2007 par nobodycares
"There, living among
two beautiful daughters.
Of a man who possesses
two beautiful daughters,
you cannot know
nor yet try to guess
the sweet soothingness
of their caress.
The outstanding genius
of this pair
is understood by few,
they are so rare.
Oh, darling! Ha ha!
Hello. Welcome home.
Compared with these
two, every man is a fool.
The world is most honored
that they should deign to rule,
and I worship the power
of these lovely two
with that adoring love
known to so few.
'Tis indeed
a miracle one must feel
that two such
heavenly creatures are real.
Both sets of eyes,
though different far,
hold many mysteries strange,
and passively,
they watch the race of men
decay and change.
Hatride burning bright
in the brown eyes
with enemies for fuel.
Icy scorn
glitters in the gray eyes,
comtemptuous and cruel.
And why are men such fools
they will not realize
the wisdom
that is hidden
behind those strange eyes?
And these wondeful people
are you and I."
Pauline Yvonne Rieper
En 1994, Peter Jackson change le monde avec un film, ce film, c'est "Heavenly Creatures".
10/10
Posté le 22.09.2007 par nobodycares
Adaptation éponyme du roman de William Golding dont je parlais ici hier, ce "Lord Of The Flies" est une grande réussite, tant au niveau de la fidélité au livre que de la puissance cinématographique de l'œuvre.
Le travail de Peter Brook à la mise en scène et de Tom Hollyman (dont c'est malheureusement le seul film) à la photographie, est remarquable, tout se déroule avec une fluidité et une inventivité qui soulignent les moments clés de l'histoire avec brio et la beauté du noir et blanc contraste vraiment avec la noirceur du propos. Techniquement c'est donc un sans faute.
Au niveau de l'interprétation c'est correct, tous les acteurs étant des enfants, il ne fallait pas s'attendre à des performances exceptionnelles. Mais ils font ce qu'il faut et restent crédibles tout le long du film avec une mention spéciale pour James Aubrey et Hugh Edwards qui sont tous les deux très bons dans les rôles de Ralph et de Piggy (Porcinet) qui sont les deux grands "gentils" de l'histoire.
Au final ce "Lord Of The Flies" est un excellent film qui retranscrit parfaitement toute la puissance du livre de Golding, que demander de plus ?
8/10
Posté le 12.09.2007 par nobodycares
L'éclectique Curtis Hanson a choisi le poker comme sujet pour son nouveau film, enfin ça c'est surtout ce qu'on a voulu nous faire croire.
Hanson est capable de tout, il nous a pondu un putain de chef-d'œuvre en adaptant magnifiquement le "L.A Confidential" de James Ellroy, il nous a livré les deux petites comédies sympathiques que sont "Wonder Boys" et "In Her Shoes" et il nous a offert un bon gros caca bien chiant en nous racontant la vie du "chanteur" Eminem dans "8 Mile".
Je ne savais donc pas quoi attendre de ce "Lucky You", mais en bon fan de poker il me fallait y jeter un coup d'œil.
Et le premier constat que l'on peut faire du film, c'est que ce n'est certainement pas un film sur poker, c'est plus un comédie romantique insipide se déroulant à Las Vegas avec des morceaux de poker dedans.
Alors autant le dire tout de suite: c'est chiant !!! C'est même à la limite du soporifique, l'histoire d'amour entre les personnages de Bana et de Barrymore est d'une débilité rarement atteinte au cinéma. Tous les clichés y passent l'un après l'autre et l'on a la désagréable impression qu'on se fout royalement de notre gueule.
Du côté de la relation entre le père et le fils, c'est le même tarif, c'est plat, creux, et tellement stéréotypé que ça en deviendrait presque risible.
Pour les parties de poker, c'est correct sans atteindre des sommets de tension, mieux vaut se mater un bon petit tournoi à la télé ou en DVD, c'est beaucoup plus intéressant.
Et le pire dans tout cela c'est que les acteurs et le réalisateur sont plutôt bons, et l'on pourrait même dire excellent en ce qui concerne l'immense Robert Duvall. Mais cela ne suffit pas à rendre le film potable, au contraire, on se dit que tout ce talent est vraiment gâché dans cette bouillie pleurnicharde, prévisible et surtout (je sais je me répète) chiante comme la mort.
Si vous êtes fan de poker, rabattez-vous plutôt sur l'excellent "Rounders" de John Dahl ou bien sur les neufs épisodes de la très bonne série "TILT", et si vous voulez une "comédie romantique" qui ne se fout pas du spectateur, regardez "Knocked Up" comme j'en parlais hier.
2/10
Posté le 11.09.2007 par nobodycares
Deux ans après le très bon "The 40 Year Old Virgin", Judd Apatow nous revient avec son deuxième film en tant que réalisateur. Et cette fois-ci il choisit de nous raconter, toujours sur le ton de la comédie, l'histoire de la grossesse accidentelle d'Alison jeune présentatrice télé qui va se retrouver enceinte de Ben, un jeune branleur au chômage, après une soirée bien arrosée.
Et que dire si ce n'est qu'Apatow met encore une fois en plein dans le mille, mieux que ça, il réussit à surpasser en tout points son premier film.
Il réussit à trouver l'équilibre parfait entre humour un peu gras, intelligence du propos, et il réussit le tout sans que jamais cela ne paraisse forcé. "Knocked Up" sonne toujours juste, les situations sont crédibles et jamais édulcorées et les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres et ce malgré tous leurs défauts, c'est tout simplement brillant.
Et si le film fonctionne aussi bien c'est d'abord grâce à ses acteurs, c'est un sans fautes de ce côté-là.
On retrouve dans les quatre rôles principaux Leslie Mann, Katherine Heigl, Paul Rudd et Seth Rogen.
Honneur aux dames, Katherine Heigl explose ici aux yeux de la masse, elle est époustouflante de bout en bout, à la fois dure et fragile, drôle et tendre, craquante et chieuse, elle réussit tout, son personnage est extrêmement bien développé et elle livre ici tout simplement la meilleure performance de sa jeune carrière. Et la cerise sur le gâteau, elle n'a jamais été aussi belle, elle illumine chaque plan de sa grace naturelle et il en devient presque impossible de ne pas tomber amoureux.
Leslie Mann, qui jusqu'ici était cantonnée à des rôles insignifiants dans des films médiocres, trouve, elle aussi, avec "Knocked Up" son meilleur rôle, et de loin ! Elle est parfaite dans le rôle de Debbie, grande sœur d'Alison avec déjà dix ans de mariage et deux gosses au compteur, elle a un rôle ingrat, mais elle n'en fait jamais trop, elle aurait pu être insupportable mais, au final, on ne peut qu'avoir de la sympathie pour son personnage qui n'est finalement qu'une femme un peu paumée.
Pour Paul Rudd c'est comme d'habitude, c'est-à-dire excellent, son personnage est le moins développé des quatre, mais il délivre une prestation solide et ses échanges Ben sont absolument vitaux pour le film.
Et pour finir LA grosse confirmation du film, Seth Rogen est juste énorme tout le long. C'est la première fois qu'il tient le premier rôle dans un film et que dire si ce n'est qu'il explose tout sur son passage. Son personnage, sorte d'ado attardé emprisonné dans un corps d'adulte qui découvre les joies de la prise de responsabilités est un régal de tous les instants. Il est tour à tour hilarant et touchant et sans que le passage de l'un à l'autre ne se fasse sentir ne serait-ce qu'une fois. On le connaissait un peu par biais de ses multiples seconds rôles et il confirme tout le bien que l'on pensait de lui, vraiment LA grosse révélation du film.
Vous ajoutez à cela une galerie de seconds rôles tous plus bizarres et drôles les uns que les autres et vous obtenez un cast parfait, pas une seule faute de goût, chapeau bas.
Au niveau de la mise en scène, c'est très classique, mais c'est le film qui veut ça, Apataow n'utilise aucun effet tape-à-l'œil et se contente de filmer l'essentiel : ses personnages.
Et pour finir un petit mot sur l'excellente B.O très éclectique, mélanger le Wu-Tang, Lily Allen et Bob Dylan dans le même film, ça force le respect.
Au final "Knocked Up" est une énorme surprise, une comédie intelligente, drôle, tendre, crédible et sans aucune langue de bois. Apatow et Rogen confirment tous les deux qu'il faudra désormais compter avec eux et puis il y a Katherine Heigl… aaaaaahhhh Katherine...
9/10
"Marriage is like that show ‘Everybody Loves Raymond’, but it’s not funny. All the problems are the same, but ..... you know instead of all the funny, pithy dialogue, everybody is really pissed off and tense." Pete
Posté le 04.09.2007 par nobodycares
Tenter d'expliquer ou même de résumer une œuvre comme "Koyaanisqatsi" serait un exercice complètement vain et je ne m'y prêterais certainement pas.
Un trip visuel et sonore unique, qui ne ressemble à rien d'autre, qui fascinera certains et qui en ennuiera certainement d'autres.
Toujours est-il que "Koyaanisqatsi" est une œuvre qu'il faut tenter de voir au moins une fois dans sa vie, passer à côté d'un trip pareil serait criminel.
Rien que pour la musique de Phillip Glass l'expérience vaut d'être vécue. Une partition d'une puissance et d'une beauté incomparables, c'est simplement prodigieux.
J'avais déjà tenté de visionner "Koyaanisqatsi" quand j'étais plus jeune mais l'essai s'était rapidement transformé en échec tant le film m'avait paru hermétique. Mais cette fois-ci ce fût la bonne, les 90 minutes sont passées à une vitesse folle, la beauté et l'intelligence de l'œuvre m'ont littéralement subjuguées, fascinant.
Il me reste à voir les deux autres volets de la trilogie que sont "Powaqqatsi" et "Naqoyqatsi"
Je ne mettrais pas de note à "Koyaanisqatsi", ça ne serait pas honnête de ma part.
Par contre pour les curieux, je vous balance un petit lien Wikipedia qui traite du film mais le mieux pour se faire vraiment une idée, c'est bien sûr de tenter de le voir.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Koyaanisqatsi