La sortie de Zodiac étant fixée au 17 mai, j'entame un cycle David Fincher.
Après Rdiley Scott en 1979 et James Cameron en 1986, c'est donc à David Fincher qu'est confié "Alien 3", connu pour ses pubs et ses clips, le jeune réalisateur à la lourde responsabilité de succéder à deux monuments du cinéma contemporain pour son 1er film, rien que ça.
Alors il se pointe, la fleur au fusil, pensant encore naivement qu'Hollywood est une grande famille de gens qui s'aident et qui respectent la liberté artistique des metteurs en scène.
Il va tomber de haut, le tournage du film sera en effet chaotique, Fincher étant pratiquement tout le long en désaccord avec le studio, ce dernier se verra même éjecter du film pendant la post-production et ne il rejetra le film en bloc ne le considérant même pas comme un des siens.
Le film est donc bien un film tourné par Fincher mais pas un film DE David Fincher car le montage de celui-ci ne reflète pas la vision de l'artiste et ce n'est pas la version longue sortie pour la dernière édition DVD qui rectifiera le tir puisque celle-ci n'est en aucun cas un "Director's Cut".
Reste un film d'une beautée plastique fascinante, d'une noirceure totale et d'une virtuosité impréssionante pour un premier long métrage.
"Alien 3" renoue avec les origines de la série, il est en effet beaucoup plus proche du chef d'oeuvre angoissant de Scott que de celui plus bourrin de Cameron
Un seul alien ici donc et une unité de lieu, la prison remplaçant ici le mythique Nostromo.
Le film se déroule donc intégralement sur "Fiorina 161" une raffinerie qui sert également de prison où le vaisseau transportant Ripley s'écrase à cause d'un alien présent à bord, notre héroïne devant une nouvelle fois faire face à la vilaine bestiole.
Sigourney Weaver reprend son rôle et est encore une fois magistrale, elle est de plus cette fois-ci le seul personnage féminin du cast.
Et c'est là un des points les plus intéressants du film, Ripley étant placé dans un environement hostile en plus de faire face à la créature de Giger, créature qui n'a jamais été aussi inquiétante que dans cet opus.
Elle montre en effet un visage plus "humain" en épargnant Ripley, celle-ci portant la future reine dans son ventre, et prouve qu'elle n'est finalement pas si eloignée que ça de notre éspèce, cela fait froid dans le dos.
Tous les prisoniers sont excellents, et leur intéraction avec le Lieutnant des plus intéréssantes, cela rajoute une profondeur qui n'était pas présente dans les deux premiers opus.
La réalisation est ici magistrale, vraiment, pour un premier film cela relève franchement du tour de force et on ne peut qu'être admiratif devant le travail accompli par Fincher.
La scène de poursuite dans les conduits est d'ailleurs un modèle du genre, c'est nerveux mais très lisible et Fincher sait faire monter le tension comme il le faut, cette séquence contient déjà tout éléments pour comprendre que ce jeune est un futur grand.
La scène finale est, à mon humble avis, la plus belle de toute la saga, jamais je n'aurai penser être à ce point ému par un "Alien", magninfique.
Pour conclure on dira que ce troisième opus ne déçoit pas, loin de là, et qu'on regrettera toujours que Fincher n'ai pas eut l'occasion de monter lui même son film, on ne saura jamais ce que ça aurait donné, ce dernier ayant clairement dit qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec le film, vraiment dommage.
8,5/10
"Because they won't kill it. They might kill you just for having seen it but they're not gonna kill it. When they first heard about this thing, it was "crew expendable". The next time they sent in the marines - they were expendable too. What makes you think they're gonna care about a bunch of lifers who found God at the ass-end of space? You really think they're gonna let you interfere with their plans for this thing? They think we're crud. And they don't give a fuck about one friend of yours that's died. Not one." Ripley
Troisième collaboration entre Kurosawa et Mifune, ce "Chien Enragé" marque aussi la première incursion du maître dans le monde noir du polar, et le moins que l'on puisse dire c'est que le genre lui sied à merveille, il réalise ici une de ces pièces maîtresse et prouve définitivement qu'il fait parti des grands, des très grands !
Le postulat de départ est très simple, un flic vient de se faire voler son arme par un pickpocket dans le bus, rongé par les remords ce jeune détective va tout faire pour retrouver son arme avant qu'elle ne fasse trop de mal.
Le film est vraiment un polar pur et dur, Kurosawa réspecte scrupulesement les codes du genre et on sent clairement qu'il faut chercher ses références du côté de Hawks où encore de Welles.
Mais le film est bien plus que cela, on retrouve déjà la patte du réalisateur et ses intérrogations sur la nature humaine où encore sa vision sur le Japon d'après guerre se retrouve intimements liées au récit lui même.
L'oppositions des personnages est particulièrement intéressante, Murakami campé par un Mifune déjà excpetionnel comprend le criminel qu'il traque et est bien conscient qu'il aurait très bien pû suivre la même voie que lui, ambivalence que ne comprend Sato.
Sato interprété par Takashi Shimura est en effet un flic d'un autre génération, celle d'avant guerre, il devient le mentor de Murakami et on est obligé de faire le rapprochement entre Mifune et Shimura, le premier jeune acteur fougueux étant un peu le disciple du second plus éxpérimenté.
Les deux acteurs fétiches de Kurosawa sont clairement un des atouts majeur du film, ils sont très bons tout les deux mais c'est clairement leur relation qui donne toute se richesse au film.
La chaleur joue aussi un rôle primordiale dans le film, elle est omniprésente, oppréssante et participe beaucoup à créer cette atmosphère poisseuse propre aux films noirs, on ne compte plus les gros plans sur le visages en sueurs où les allusions à cette température étouffante.
Le film est franchement magnifique et la photographie de Nakai époustouflante, on retrouve aussi des compositions de plan dont seul Kurosawa à le secret, à ce titre le duel final dans la nature est vraiment éblouissant et annonce déjà les combats épiques qui suivront dans la carrière (extraordinaire) du bonhomme.
Pour conclure on dira que ce "Chien Enragé" est sûrement le premier grand film de son réalisateur et qu'il ammorce un série de chefs d'oeuvre absolument incroyable, les deux films qui suivront étants "Scandale" et "Rashômon", rien que ça !
9,5/10
Alors celui là, je l'attendais comme le messie, mais avec une certaine apréhension car Clerks n'est certainement le genre de film auquel il est facile de donner une suite.
Après le sympathique Jersey Girl (mais très loin de l'univers habituel de Smith) notre barbu préféré du New Jersey était attendu au tournant.Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne deçoit pas, ce Clerks 2 est en effet une réussite totale.
Dès les premieres minutes, tout les doutes s'envolent face au plaisir immense que procure les discussions entre Dante et Randall.Les dialogues de Smith sont au top niveau, les nouveaux personnages s'intègrent avec une facilité déconcertante à la bande et surtout Jay And Silent Bob n'ont jamais été aussi excellent, la scène « Silence Of The Lambs » devient automatiquement ma scène préférée des deux joyeux lurons.
Le métrage culmine avec la scène de « inter-species erotica » absolument ENORME. De plus, il y a une émotion qui n'était pas présente dans le premier, une sorte de mélancolie ambiante qui fait que le film est bien plus qu'un enchainement de saynettes non-sensiques et que ce Clerks 2 est un chef d'oeuvre n'ayons pas peur des mots.
Un bon 9,5/10 absolument mérité et une place parmis les meilleurs films de Smith.
"That guy's being awfully forward with that donkey " Jay