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nobodycares
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Il doit faire à peu près 1 mètre 80, 75 kilos, les yeux bleux et les cheveux bruns. Beau gosse quoi!
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01.05.2007
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26.02.2008
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The Wire s05e02 Unconfirmed Reports

Posté le 15.01.2008 par nobodycares
Épisode qui prouve encore une fois que "The Wire" est bien la série la mieux écrite et la plus cohérente de tous les temps.
On nous ressort des personnages de la première saison comme le "sponsor" de Bubbles ou bien encore Avon Barksdale qui est toujours bel et bien présent même derrière des barreaux, et ça ne sonne jamais faux, ce n'est jamais du "deus ex machina", c'est logique et cela sert l'histoire, en bref c'est brillant.
Bubbles est plus touchant que jamais et son histoire est vraiment une des plus intéressantes de la série, le voir clean et seul après tout ce qu'il a vécu a quelque chose de profondément émouvant.
Comme on pouvait le pressentir avec le premier épisode, l'équipe des journalistes revient et sera à n'en pas douter une des pièces maîtresses de cette ultime saison. Les rapports de force et les conflits d'intérêts émergent déjà dans ce second épisode, on ne sait pas encore comment cette storyline s'imbriquera avec les autres, mais ça c'est une habitude dans "The Wire", on ne peut pas comprendre toutes les ramifications avant les derniers épisodes d'une saison, en attendant, il faut être attentif et ne pas en perdre une miette.
Du côté de la "dream team, " ce n'est pas franchement la joie, Lester continu son enquête sur Caly Davis et se fait rembarrer par le F.B.I.
Mais le gros de l'épisode, c'est bien évidemment encore une fois Mcnulty, on le sent plus instable que jamais durant tout l'épisode, il boit, il s'énerve et il découche même, en bref il redevient le Mcnulty ingérable des premières saisons. Mais la grosse claque, c'est bien sûr cette scène finale dans laquelle il pète littéralement les plombs, c'est grave et cela aura forcément des conséquences dramatiques, même Bunk, qui l'avait toujours soutenu jusqu'ici, préfère le laisser tout seul dans sa merde.
Un épisode dense, tragique, fort, intelligent et captivant, un épisode de "The Wire" quoi !!

10/10



--

Le Labyrinthe De Pan

Posté le 14.01.2008 par nobodycares
Deux ans après le très sympathique "Hellboy", Guillermo Del Toro, un des réalisateurs qui représente le mieux la comunauté "geek", est de retour avec ce qu'il annonce comme étant son film le plus personnel, alors forcément, ça attise la curiosité.
L'accueil de la critique fut plutôt mitigé, le film fut totalement boudé à Cannes, mais ça on pouvait s'y attendre, et les avis sont généralement très tranchés, en gros on crie au chef-d'œuvre où l'on trouve ça "tout pourri". Je ne savais donc pas du tout à quoi m'attendre en enfournant le Hd-Dvd (oui j'me la pète :-D) dans le lecteur, et dès le premier plan du film, tous les doutes se sont envolés, ça allait être une expérience extraordinaire, un point c'est tout !
Et extraordinaire ça le fut, il va être très difficile d'expliquer avec des mots toute la puissance évocatrice de ce grand chef-d'œuvre, parce que grand chef-d'œuvre il y a, sans aucun doute !
"Le Labyrinthe de Pan" raconte l'histoire d'une jeune fille et de sa mère enceinte qui déménagent pour aller rejoindre le nouveau mari de celle-ci qui se trouve être un capitaine franquiste. La jeune fille qui répond au doux nom d'Ofelia trouvera en arrivant là-bas deux mondes bien distincts : d'un côté celui bien réel des horreurs commises par l'armée franquiste et donc son beau-père et de l'autre un monde imaginaire peuplé de créatures étranges et intrigantes qu'elle s'invente.
Alors il est clair que dans l'idée, le pitch n'a rien d'original, s'évader d'une réalité morose en se réfugiant dans un monde imaginaire rassurant est un concept que l'on a déjà vu des dizaines de fois.
Mais toute l'originalité de "Le Labyrinthe de Pan" réside dans le fait que l'univers fantasmé par Ofelia n'a rien de rassurant, il possède ses propres codes, ses propres personnages ambigus et surtout ses propres dangers.
Et c'est bien là la grande force du film, le récit imaginé par Guillermo Del Toro est magnifique et plein de sincérité, mais l'on ressent également une tristesse infinie, le génial réalisateur ne fait jamais de concessions, quitte à se mettre à dos tout un pan du public qui ne supporte pas que l'on puisse traiter un film si "fantasque" de manière aussi sérieuse.
Mais laissons les boudeurs faire la fine bouche, "Le Labyrinthe de Pan" propose une réflexion très juste sur la nécessité absolue du pouvoir de l'imagination, mais il est catégorique sur le fait qu'il ne faille pas que ces univers fantasmagoriques soient édulcorés ou formatés comme c'est le cas dans 90 % des films de genre actuel.
Et en plus de cette déclaration d'amour absolue au cinéma qu'il aime et qu'il défend, Guillermo Del Toro propose aussi une œuvre forte et violente, la partie se déroulant dans le "monde réel" étant d'une horreur réaliste absolue.
La mise en scène est d'une beauté, d'une efficacité et surtout d'une intelligence à couper le souffle. La caméra de Del Toro est constamment en mouvement et le montage de Bernat Vilaplana est très proche de la perfection. On est happé par le film dès les premières images, on est assaillis par un torrent d'émotions divers allant de la colère au dégoût en passant par la fascination absolue pour ce personnage mythique qu'est le "Pale Man", une chose est sûre, on ne ressort pas indemne d'une telle expérience, on a l'impression d'avoir assisté à une œuvre majeure, enfin en gros c'est la grosse tatane dans les gencives !!
Et l'aspect visuel du film dont je viens de parler est SUBLIMÉ, et je pèse mes mots, par un travail époustouflant de Guillermo Navarro à la photographie. Alors je l'ai vu en HD donc ça aide forcément mais putain qu'est ce que c'est beau. Chaque plan est travaillé comme un tableau de maître, les deux univers ont leurs personnalités propres et on en prend plein les mirettes pendant deux heures. La première nuit dans la chambre d'Ofelia et de sa mère est, par exemple, belle à en pleurer, les tons très froids et bleutés de cette chambre se mêlent magnifiquement avec la chaleur "dorée" qui s'échappe de la cheminée, c'est splendide !! Guillermo Navarro n'a certainement pas volé son Oscar, un immense coup de chapeau à lui, vraiment !!
L'univers sonore du film est tout aussi riche que son homologue visuel, les bruitages sont travaillés avec un soin tout particulier et la musique de Javier Navarrete est sublime et pas du tout envahissante et ça c'est une qualité inestimable.
Et pour couronner le tout, on a le droit à un cast exceptionnel, tous les seconds rôles sont parfaits, mais deux performances se détachent clairement du reste.
Tout d'abord la jeune Ivana Baquero qui, à 12 ans, livre une préstation bouleversante Elle est impressionnante de maturité tout le long, mais elle sait garder cette étincelle enfantine si particulière qui fait que l'on sent qu'elle y croirait presque vraiment et elle nous fait croire par la même occasion. La scène finale dans le labyrinthe est d'une justesse surnaturelle, à la fois horrible et sublime, elle touche le spectateur au cœur et ancre définitivement le film dans sa mémoire, c'est juste immense.
Mais la grosse claque nous est délivrée par le toujours très bon Sergi Lopez. Il incarne ce personnage de salaud ultime sans jamais tomber dans la caricature, il est violent, odieux, cruel et antipathique au possible, mais il parvient tout de même à être touchant à plusieurs reprises et ça, c'est juste énorme. La séquence durant laquelle il se rase devant le miroir avec la montre de son père à ses côtés et d'une justesse et d'une intensité cataclysmiques, je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler, mais c'est grand.
"Le Labyrinthe de Pan" s'impose donc comme un immense chef-d'œuvre, Gulliermo Del Toro a su allier un fond très intelligent à une forme époustouflante, et il a donné au tout des accents de déclaration d'amour à un cinéma de genre en perdition totale et juste pour cela, son film mérite un respect absolu !!

10/10

Once

Posté le 13.01.2008 par nobodycares
Un grand moment de fraîcheur et surtout de bonheur, voilà la façon la plus honnête de résumer ce petit film indépendant qu'est "Once".
À défaut d'être intéressant d'un point de vue purement cinématographique, cette petite chronique de la rencontre entre un homme et une femme qui se retrouvent unis par l'amour de la musique est un pur moment de beauté et de pureté cristalline, si bien qu'il en devient presque impossible d'être un minimum objectif.
Parce que si l'on veut chipoter, il y a grandement moyen de le faire. À commencer par la mise en scène inexistante de John Carney, celui-ci, peu aidé il est vrai par un budget famélique, se contente de suivre ses personnages caméra à l'épaule. Pas d'éclairages travaillés, un grain ultra-prononcé et surtout absolument aucun projet de mise en scène, c'est purement et simplement de l'amateurisme à ce niveau-là.
Oui mais voilà, cette pauvreté évidente de l'aspect technique du film est largement compensée par une profonde sincérité, quand on fait un film avec son cœur, cela transparaît obligatoirement à l'écran et c'est indéniablement le cas ici.
Les acteurs n'en sont pas, ce sont plutôt des musiciens qui se prêtent au jeu de la comédie et cela fonctionne paradoxalement à merveille. À aucun moment on ne se doute qu'ils jouent la comédie, on a l'impression d'un documentaire tellement c'est juste, très simple mais infiniment touchant.
L'histoire de cette rencontre est de plus tout à fait originale, loin des clichés habituels du genre, on nous raconte cette histoire qui ne dépassera jamais le cadre de l'amitié, pas de deus ex-machina mal venu pour qu'ils finissent ensemble, ce n'était pas leur destin et c'est finalement bien plus réaliste et touchant comme cela.
Mais le cœur du film, ce qui lui donne toute sa force, c'est bien entendu sa bande-son, et là c'est du caviar. Les compostions de Glen Hansar et de Marketa Irglova sont sublimes, vraiment rien à jeter.
De la première chanson interprétée dans la rue jusqu'au marathon final dans le studio en passant par le splendide duo dans le magasin de musique, c'est un sans faute, c'est magnifique, simple, sincère, bien écrit et surtout magnifiquement interpreté.
Je vais de ce pas me jeter sur tout ce que ces deux artistes ont sorti et je ne pense pas être déçu, si c'est du même niveau que la B.O. de "Once" ça sera inestimable.
Au final "Once" est un film touchant et sincère, et, même s'il n'a rien d'intéressant au niveau cinématographique, il serait dommage de passer à côté d'un tel moment de bonheur.

8/10

Grey's Anatomy s04e11 Lay Your Hands On Me

Posté le 12.01.2008 par nobodycares
Bon bah ça poutre, ce n'est pas très poétique comme expression mais c'est tellement vrai que je ne peux pas m'en empêcher, la quatrième saison de "Grey's Anatomy" elle poutre, point barre !!
Ils nous refont le coup des 2000 storylines qui s'entrecroisent, on commence à en avoir l'habitude, mais c'est toujours aussi impressionnant, et à la fin des 45 minutes on se demande encore une fois comment ils ont fait pour faire rentrer autant de choses en si peu de temps, ça doit être ça le talent.
La relation entre Derek et Meredith n'a jamais paru si proche du point final, peut-être que l'on va enfin passe à autre chose.
La mère de George nous réserve de grands moments d'émotion et même d'introspection en ce qui concerne ce dernier, c'est vraiment un des personnages les mieux écrits de la télévision et il semble tellement "humain" qu'il est difficile d'avoir autre chose que de la sympathie pour ce pauvre George.
Le gros de l'épisode c'est bien entendu le bébé de Miranda, c'était assez casse-gueule comme sujet, mais comme d'habitude c'est traité avec tellement d'intelligence que l'on s'accroche à son siège même si l'on se doute forcément qu'il va s'en sortir.
Mais la plus grande preuve du talent immense des scénaristes de la série, c'est sans aucun doute l'histoire de la "guérisseuse", ça parle de foi et ça le fait de manière un peu guimauvesque et je pense que cette histoire aurait pu m'énerver dans n'importe quel autre contexte, mais là encore c'est tellement bien écrit que ça laisse sans voix, et dans la dernière scène quand Alex amène Izzie dans la salle et lui balance : "Yang's got nothing on you", on se surprend à se dire à soi-même : "Mais pourquoi je souris comme un débile moi ???!!!".
Et puis ça fait quand même plaisir de retrouver Katherine après plus d'un mois d'absence, aaaaaaaaahhhhhhh Katherine .......

10/10

C.S.I. s08e11 Bull

Posté le 12.01.2008 par nobodycares
Episode sympathique bien que mineur.
Les deux enquêtes se rejoignent très vite, d'un côté l'histoire d'un adepte du rodéo retrouvé mort dans l'arène dans laquelle il avait concouru la veille, et de l'autre celle d'une femme retrouvée morte sur la route, femme qui s'avérera être la petite amie du cow-boy.
Rien de bien transcendant donc, c'est plaisant à suivre, mais on est loin de tutoyer les sommets de la série.
Pas un mot sur les événements qui se sont déroulés dans le double épisode précédent si ce n'est que Warrick semble avoir été réinstitué, mais là aussi, on s'en doutait fortement.
Il y a aussi quelques petites allusions zoophiles qui font sourire.

6/10

Alpha Dog

Posté le 11.01.2008 par nobodycares
Film étrange que cet "Alpha Dog", il va être très dur d'expliquer avec des mots ce que m'a fait ressentir le film, mais je vais quand même essayer, on ne sait jamais.
Je ne peux pas vraiment affirmer que j'ai trouvé le film mauvais mais ce qui est certain, c'est que je ne l'ai pas trouvé bon.
C'est très bizarre comme sensation, je comprends parfaitement pourquoi "Alpha Dog" aurait put être un film très intéressant, ce "faux crime" commis par des "pseudos gangsters" qui tourne affreusement mal a quelque chose de tragique et de fascinant, le problème, c'est que le traitement qui en est fait est raté si l'on veut être gentil ou complètement débile si on le voit de mon point de vue.
C'est en tout cas une nouvelle preuve que les films "tirés de faits réels" ne sont pas toujours les meilleurs, même si, comme je le disais plus haut, il y avait ici matière à offrir une réflexion intéressante sur cette bourgeoisie du crime, ces jeunes branleurs en quête de sensations fortes qui, à force de se prendre pour Tony Montana, vont très vite s'apercevoir qu'être un gangster n'a pas que des bons côtés.
Mais en lieu et place de cette réflexion, on le droit à un film qui se déroule en intégralité (ou presque) sur un faux rythme et à des personnages pratiquement tous insupportables.
Des jeunes tout juste pubères un peu néo-nazis sur les bords qui s'expriment à coups de "fuck" et de "bitch" en fumant des spliffs et en écoutant du rap us ou du r'n'b bien dégoulinant, voilà la galerie que l'on nous propose, ça va bien cinq minutes, mais cela devient très vite lassant.
Pour ce qui est de la gent féminine c'est exactement le même constat, des poufiasses à voix de crécelles complètement connes et tellement persuadées de leur "sex-appeal" qu'elles en deviennent très vite absolument inintéressantes.
Les jeunes acteurs et actrices qui "jouent" dans le film sont dans l'ensemble plutôt médiocres, voir carrément catastrophique pour ce qui est de Ben Foster. Alors lui je ne sais pas ce qui lui a pris mais il est clair qu'il ne joue pas dans le même film que les autres, il crie, il gesticule dans tous les sens, il bave, il crache sa hargne et sa rage alors que pendant ce temps-là les autres font la fête et se roulent des pelles, c'est vraiment très bizarre.
Même Bruce Willis est fade et Sharon Stone plus ridicule qu'autre chose, mais pour elle on savait que s'il n'y a pas un grand directeur d'acteur derrière, ça ne sert à rien d'espérer.
Seuls deux acteurs sortent du lot, tout d'abord Anton Yelchin très touchant et finalement beaucoup plus juste que les autres. Il est même excellent dans le rôle de cet "otage" de circonstances, personnage central du film et pourtant totalement sous-exploité, un comble.
Le second acteur qui sort du lot c'est, à ma grande surprise, Justin Timberlake. Je suis loin d'être fan de sa musique, mais force est de constater qu'il s'en sort très bien devant une caméra. Il est juste la plupart du temps et surtout je trouve qu'il ne tombe jamais dans la caricature, contrairement au reste de ses camarades. La séquence finale, même si elle est moche, est franchement touchante et toutes les interactions entre Timbelake et Yelchin sont, pour moi, tout ce qu'il y a à sauver du film.
La mise en scène est correcte dans l'ensemble, mais, là aussi, il y a parfois quelques effets dont on se demande encore ce qu'ils foutent là. Je pense notamment aux splits-screen qui ne servent STRICTEMENT à rien, alors je sais que ça fait "cool" d'utiliser cet effet redevenu très à la mode depuis que la série "24" l'a remis au goût du jour, mais il faut que cela se justifie en termes de mise en scène et ce n'est jamais le cas ici.
Au final, "Alpha Dog" est un film étrange et raté, mais paradoxalement pas ennuyeux, on cherche encore la raison d'être du film, je suis peut-être passé complètement à côté, mais je ne comprends vraiment pas cette structure et le traitement de cette histoire pourtant potentiellement intéressante. Cela se résume à quatre actes : dans le premier on fait la fête avec des "bitches" en étant content, dans le second on fait la fête avec des "bitches" et un "otage" en étant toujours content, dans le troisième on fait toujours la fête avec des "bitches" et un "otage" mais l'on commence franchement à flipper et dans le quatrième c'est le drame et ses conséquences.
Alors je comprends parfaitement pourquoi cette histoire est intéressante d'un point de vue sociologique ou même humain, mais il aurait fallu rendre le tout cinématographiquement intéressant, les bonnes histoires ne faisant pas toujours de bons films.

3,5/10 mais je le reverrais sûrement pour voir si je rentre plus dedans durant la seconde vision.

2 Days In Paris

Posté le 10.01.2008 par nobodycares
Le deuxième film de Julie Delpy en tant que réalisatrice m'intriguait beaucoup pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce qu'en plus de mettre en scène ce "2 Days In Paris", elle en a aussi signé le scénario et que j'avais beaucoup aimé son travail sur l'écriture de "Before Sunrise".
Et ensuite parce qu'elle tient le premier rôle aux côtés d'Adam Golberg, acteur que je trouve bien trop sous-exploité et le voir tenir le haut de l'affiche dans une comédie romantique attisait encore plus ma curiosité.
Le pitch de ce "2 Days In Paris" est très simple et c'est généralement une très bonne nouvelle pour ce qui concerne ce genre particulier. C'est l'histoire d'un couple composé d'une photographe française expatriée à New York depuis quelques années et d'un décorateur en intérieur New-yorkais, les deux tourtereaux vont passer deux jours dans la capitale française.
À partir de ce postulat de départ efficace, Julie Delpy va jouer avec les clichés, Américains et Français en prennent pour leur grade, le décalage culturel est très bien rendu et la barrière de la langue magnifiquement utlisée pour rendre le tout extrêmement divertissant.
Le premier constat qui se dégage de "2 Days In Paris", c'est bien entendu le talent de Julie Delpy, l'écriture est, encore une fois, tout à fait excellente, le rythme est soutenu, le tout est souvent très drôle, mais l'équilibre entre le comique et le romantique est bien présent. Les dialogues en particulier sont vraiment très bien écrits, ça respire le naturel tout en étant suffisamment sophistiqué pour être intéressant et, je me répète, souvent très drôle, c'est parfois très cru, mais cela fonctionne toujours parfaitement.
Le duo principal est, comme l'on pouvait s'y attendre, parfait. Julie Delpy démontre encore une fois toute la richesse de son jeu, tantôt drôle, tantôt chieuse mais toujours attachante, son charisme est de plus toujours très prononcé, elle crève l'écran, c'est indéniable.
Et Andy Goldberg confirme tout le bien que je pensais de lui et fait même mieux que cela, on le savait très drôle, mais il prouve ici qu'il est tout aussi à l'aise dans un registre plus "dramatique".
La séquence de la confrontation finale en est la preuve parfaite, les expressions de son visage et les larmes qui coulent sur son visage sentent bon la sincérité et il est impossible de ne pas reconnaître son talent, vraiment une excellente performance.
Pour ce qui est de la mise en scène, on sent Delpy un peu moins à son aise ou peut-être bien le contraire. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle en fait trop mais il est vrai que cela fait parfois un peu trop "hype" et certains des effets utilisés n'étaient certainement pas indispensables.
Mais c'est correct dans l'ensemble, je n'ai pas vu la première réalisation de Delpy, mais on mettra cela sur le compte de l'inexpérience. Et puis il serait dommage et trop facile lui jeter la pierre, elle porte tout de même au moins quatre casquettes pour le film et c'est tellement rare, encore plus dans le cinéma français, qu'il est très difficile d'avoir autre chose qu'un immense respect pour la miss.
La galerie de personnages secondaires est très réussie, en particulier les vrais parents de Delpy qui viennent tous les deux se prêter au jeu, leurs intéractions avec le personnage de Goldberg font parties des moments les plus hilarants du film.
Enfin j'aimerais mentionner la musique du film, non pas qu'elle ait quoi que ce soit de transcendant, c'est bon mais loin d'être inoubliable, mais il fallait mentionner que la partition est signée... Julie Delpy, encore et toujours, quand je vous dis qu'elle force le respect...
Au final, "2 Days In Paris" est une excellente surprise, un film drôle, rythmé, magnifiquement écrit et interprété et tout cela est dû en grande partie au talent de Julie Delpy dont le parcours atypique continu de me surpendre, si bien que j'attends impatiemment de voir ce qu'elle va nous concocter pour la suite, j'ai hâte !

8,5/10

"Jolie quequette with balloons ..." Anna

The Wire s05e01 More With Less

Posté le 09.01.2008 par nobodycares
Plus d'un an après le final dantesque de la quatrième saison, la ville de Baltimore reprend vie devant nos yeux tout grands écarquillés, et ça fait du bien.
Alors je ne tenterais même pas de faire un résumé des quatre premières saisons, c'est tellement dense qu'il me faudrait écrire plusieurs romans pour couvrir tous les aspects de la série, je ne peux que vous encouragez à découvrir cette magnifique série qu'est "The Wire", c'est tout simplement la série la mieux écrite et la plus cohérente de tous les temps, ni plus, ni moins !!
Et ce "More With Less" en est l'illustration parfaite, on connaît les personnages par cœur, mais ils arrivent toujours à nous surprendre, on nous ressort des storylines de la seconde saison sans qu'on en questionne ne serait qu'une seule seconde la logique ou le bien-fondé et surtout on se retrouve à la fin de cet épisode à peu près au point de départ de la série, c'est-à-dire avec un McNulty qui reprend son poste au service des homicides.
La fine équipe se retrouve encore une fois séparée, la faute à un nouveau maire qui se retrouve dans la merde jusqu'au cou après avoir refusé l'argent sale du sénateur Clay Davis pour fixer le budget de l'éducation.
L'investigation qui concerne Marlo et son "crew" est donc une nouvelle fois suspendue et on en vient même à se demander s'il sera arrêté un jour, une fin beaucoup plus "brutale" paraît presque inévitable pour le nouveau "boss" des rues de Baltimore.
On comprend aussi que l'axe scénaristique principal de cette dernière saison sera certainement basé sur les journalistes de la ville, c'est logique, c'est le seul "pouvoir" de la ville qui n'avait pas encore été passé au scanner par les géniaux scénaristes de la série. Gageons que cela sera fait sans aucune langue de bois et très intelligemment, comme d'habitude quoi !
Sinon les acteurs sont parfaits, mais ça c'est presque une évidence, je retiendrais en particulier le petit numéro de Wendell Pierce en début d'épisode, c'est hilarant et la classe du bonhomme rend le tout absolument irrésistible. Dukie à également l'air d'avoir grandement gagné en maturité, j'aime beaucoup ce personnage et je suis impatient de voir quel sort, probablement tragique, il lui sera réservé.
Cette cinquième saison démarre donc sur les chapeaux de roues et terminera, à n'en pas douter, d'ancrer "The Wire" dans le panthéon des séries les plus indispensables de tous les temps, on attend la suite avec une impatience à peine contenue.

10/10

Desperate Housewiwes s04e10 Welcome To Kanagawa

Posté le 08.01.2008 par nobodycares
Apèrs la claque de l'épisode 9, j'attendais beaucoup de ce "Welcome To Kanagawa", avec le recul, je me dis que c'était peut-être de la naïveté mais j'y croyais.
Et bien ce dixième épisode de la pourtant très bonne quatrième saison est certainement un des plus gros "foutages de gueule" de l'histoire de la télévision.
C'est bien simple, le potentiel énorme de la situation n'est JAMAIS exploité, et pire que cela, on nous torche les enjeux dramatiques en 2 minutes et on repart comme si rien ne s'était passé.
Dès la première séquence, c'est le monde des bisounours, tous les personnages "importants" s'en sortent, à commencer par la famille de Lynette. Bon on s'en doutait un peu, mais il y avait quand même un respect du spectateur à avoir, un suspense minimum à créer, mais rien de tout ça, ils sortent de leur trou sans aucune égratignure, les uns après les autres, avec tout de même un peu de saleté sur leurs visages bien maquillés pour souligner "l'horreur" qu'ils ont vécu, c'est pathétique.
La vieille dont j'ai oublié le nom ne s'en sort pas, on s'en fout complètement et cela n'a aucun impact puisque le personnage ne servait déjà pas à grand-chose de son vivant.
Et il en va de même pour la "fouteuse de merde" qui était venu rendre visite au nouveau couple, elle est morte et franchement ON S'EN BAT LES COUILLES !!!!
Le seul personnage principal qui meurt est Victor mais là aussi c'est torché en 5 minutes, une petite séquence entre le père de celui-ci et Gabrielle pour nous apprendre qu'elle ne touchera rien et c'est fini.
Mais le pire dans tout ça c'est le mépris terrible des scénaristes envers le spectateur et l'offense constante à son intellect. J'en veux pour preuve les maisons de Susan et de Katherine qui sont apparemment "tornado-proof", un petit coup de balais et c'est comme neuf.
Cela va même encore plus loin pour la maison de Katherine puisque le bout de papier qu'avait fait tomber sa mère en mourant n'a PAS BOUGÉ D'UN CENTIMETRE !!!! Ce petit bout de papier étant également, en plus d'être "tornado-proof", "fire-proof" comme on l'apprendra en toute fin d'épisode, après qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne se fout pas de ma gueule.
Seule la scène du dîner trouve grâce à mes yeux, c'est drôle, politiquement incorrect et le duo formé par Marcia Cross et Kyle MacLachlan fonctionne toujours aussi bien, mais c'est une maigre consolation devant le désastre total de ce doigt d'honneur brandit fièrement devant la tronche du spectateur, UNE HONTE !!!

0,5/10 pour Bree.

Futurama: Bender's Big Score

Posté le 07.01.2008 par nobodycares
Près de cinq ans après son annulation (injuste et stupide), la deuxième grande série animée de Matt Groening est de retour sous la forme de quatre téléfilms et franchement, ça fait vraiment plaisir.
Dans ce "Bender's Big Score" on retrouve donc tous les personnages qui nous manquaient tant, la recette est toujours la même, l'humour est toujours aussi efficace et les histoires de paradoxes temporels qu'engendre ce premier téléfilm sont dignes des meilleurs épisodes de la série.
Alors je ne vais pas m'étendre des heures sur le sujet, ça ne servirait à rien, sachez simplement que si vous êtes fan de "Futurama", l'esprit qui a fait le succès de la série est toujours présent et l'on a même le droit à quelques pics envoyés à la Fox en début d'épisode.
Voilà, vive "Futurama" et vif Matt Groening, Amen !!

10/10

"011001101101010110101010110101110100111010111011010110101" Bender
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