Posté le 09.12.2007 par nobodycares
ENORME !!!
Voilà, je pourrais m'arrêter là et même appliquer cette formule que j'apprécie beaucoup à l'ensemble de cette quatrième saison qui fait pour l'instant un sans faute !
C'est émotionnellement presque insupportable, du bon gros "Drama" dans le sens le plus noble du terme. C'est exécuté avec un précision et une virtuosité qui font tourner la tête, un nombre hallucinant de storylines sont gérées en même temps tout en laissant à chacune d'entre elles le temps qu'il faut pour être parfaitement crédible et efficace, en gros c'est tout simplement parfait.
Et, une fois n'est pas coutume, ce "Crash Into Me" est pratiquement entièrement basé sur les multiples chirurgies qui sont exécutées en même temps.
Les cast est, lui aussi, purement et simplement parfait, aucune fausse note, des personnages tous plus intéressants les uns que les autres, et l'on est bien obligé de s'incliner devant tant d'excellence.
Une storyline importante est enfin donnée au personnage de Lexi et c'était l'occasion de vraiment se faire une idée en ce qui concerne les capacités de la petite Chyler Leigh. Et bien elle fait plus que confirmer tout le bien que je pensais d'elle, elle se hisse au niveau des meilleures performances que l'on ait vu dans la série et son face à face avec Sandra Oh à la fin de l'épisode est bouleversant, un immense coup de chapeau et un gros respect pour elle !
Et puis l'épisode se termine sur cinq personnages principaux qui dansent au ralenti et le fait de rendre une scène au potentiel ridicule assez énorme aussi magnifique est la preuve pure et simple que l'on ne fait pas grand-chose de mieux à la télévision en ce moment, superbe !!!
10/10
Posté le 09.12.2007 par nobodycares
L'événement dans "C.S.I." cette semaine c'est bien entendu le fait que ce soit le grand William Friedkin qui réalise de "Cockroaches".
Alors quand on connaît ce qu'a donné la collaboration de ce dernier avec William Petersen dans le passé on a forcément l'eau à la bouche. Bon on savait clairement que ça ne serait pas un autre "To Live And Die In LA." mais il était inévitable de la mentionner.
Et bien au final, on peut dire que c'est une grosse déception, non pas que l'épisode soit mauvais, mais à aucun moment on ne sent la "patte" de Friedkin, c'est bien simple, ce "Cockroaches" est un épisode au mieux anonyme.
Centré sur Warrick et sa nouvelle addiction, ce "Cockroaches" nous emmène sur les traces de la mafia qui a un jour reignée sur Vegas et plus particulièrement sur les crimes supposés d'un de ses derniers survivants aujourd'hui propriétaire d'une boîte de striptease.
C'est du déjà vu, même dans "C.S.I." et on se demande tout le long de l'épisode: quand est-ce que ça va commencer ??
Et la réponse ne viendra que dans une fin d'épisode sous forme de trip où l'on ne sait plus ce qui est réel et ce qui ne l'est pas, et qui finira sur un cliffhanger qui se veut terrible mais devant lequel et il est impossible de ne pas penser : tout ça pour ça ??!!!
Alors on attendra tout de même de voir ce que les prochains épisodes vont nous réserver pour poser un jugement définitif sur cette storyline, mais pour le moment ce n'est pas franchement le gros truc passionnant que l'on attend depuis le début de cette huitième saison.
Je retiendrais la confrontation entre Warrick et Nick assez intense, et qui montre bien à quel point George Eads est excellent, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas de Gary Dourdan.
6,5/10
Posté le 08.12.2007 par nobodycares
Cela va être très dur de mettre des mots sur ce que m'a fait ressentir ce monument du film de guerre, du film russe et du cinéma tout court.
Parce que "Requiem Pour Un Massacre" est avant tout un film émotionnellement très intense, de la tristesse, de l'horreur, de la tendresse, de l'incompréhension, de la colère, de l'impuissance etc etc ...
On passe par tous les états, Elmi Kilmov réalise peut-être le film qui exprime le mieux toute l'horreur de la guerre. Loin des classiques américains du genre, Kilmov nous plonge au cœur de la seconde guerre mondiale par le biais d'un adolescent Bielorusse qui va s'engager volontairement dans l'armée. Il part "la fleur au fusil" avec une idée très "glamourisée" de la guerre et il va vite se rendre compte que la folie guerrière des hommes n'a pas de limites.
L'identification est totale, le fait d'avoir choisi un être aussi "innocent" comme personnage principal se révèle, et ce dès les premières minutes du métrage, payant et le spectateur est tout de suite pris aux tripes et la tension ira crescendo jusqu'à un final d'une violence psychologique presque insoutenable.
Et le fait d'avoir réussi à aussi bien retranscrire l'enfer du conflit avec autant d'efficacité est encore renforcé par le peu de violence graphique et même de "scènes de combats", on se sent toujours au cœur du conflit, mais les séquences spectaculaires présentes dans à peu près tous les films américains du genre sont ici réduites au strict minimum. La guerre est ici comme un fantôme, elle est omniprésente, mais on en prend vraiment conscience que par de petites bribes, un avion par là, des tirs de mitrailleuses par ici et quelques bombardements d'un ennemi invisible.
L'horreur totale ne prendra finalement place que dans la dernière partie du film avec la décimation totale d'un petit village Bielorusse. Les scènes sont d'une violence rare, les images hanteront longtemps le spectateur et, je me répète, c'est peut-être la vision la plus proche de ce qu'a été cette terrible période de l'histoire qu'il m'est été donné l'occasion de voir.
La mise en scène de Klimov et purement et simplement parfaite. Le montage très fluide et les innombrables plans-séquences qui parcourent ce "Requiem Pour Un Massacre" contribuent grandement à plonger le spectateur au cœur de l'horreur. On pense inévitablement à l'immense Andreï Tarkovsky et ça c'est le plus grand compliment que l'on peut lui faire.
La photographie d'Aleksei Rodionov est tout simplement magnifique, entre la triste grisaille de ces paysages décimés et la beauté époustouflante de certaines séquences oniriques comme celle l'averse au début, son travail est remarquable et il faut lui tirer un grand coup de chapeau.
Mais plus encore que le travail sur l'image, c'est tout ce qui a été fait sur le son qui impressionne finalement le plus. Le point de vu de Florya est adopté en permanence et tous les sons sont retranscrits comme il les entend lui. Cela a pour effet d'encore renforcer l'identification et de faire de la vision de "Requiem Pour Un Massacre" une expérience éprouvante et inoubliable.
Mais l'énorme force du film, bien plus encore que son aspect visuel ou sonore, c'est la prestation hallucinante de son jeune acteur principal, à 15 ans, Aleksei Kravchenko livre une interprétation d'une justesse surnaturelle. C'est même effrayant de voir à quel point il devient son personnage, on croirait presque à un documentaire par moments, ça sentirait presque le vécu. Sa transformation physique entre le début et la fin du film en est l'exemple le plus flagrant, on dirait qu'il a pris 20 ans en deux heures, c'est tout simplement exceptionnel. Les nombreux gros-plans sur son visage meurtri par l'horreur resteront à tout jamais gravés dans la mémoire de quiconque à un jour visionné le film.
Au final "Requiem Pour Un Massacre" dépasse le simple cadre de l'œuvre cinématographique, c'est une œuvre dont la vision est presque nécessaire, et avec cette dernière scène suffocante d'intensité émotionnelle, Elmi Klimov pose une question, certes, maintes et maintes fois abordée mais qui trouve une pertinence toute nouvelle après la vision de son chef-d'œuvre : jusqu'où faut-il remonter pour trouver l'origine du Mal ?
10/10
Posté le 07.12.2007 par nobodycares
"Nip/Tuck" façon télé-réalité, voilà comment l'on pourrait résumer rapidement ce "Daniel Sands".
Alors le concept n'a rien d'original, je l'ai déjà vu deux fois: une fois dans "The West Wing" et une fois dans "The X-files".Mais transposé dans l'univers de Troy/McNamara, c'est quand même sacrément jouissif.
On rigole donc beaucoup, ils ont bien réussi à capter tous les tics de cette télé poubelle et tout le monde en prend pour son grade. Mais, au milieu de cette franche rigolade, quelques moments touchants émergent.
Sean passe donc à l'action après 5 épisodes de disette et il suffisait tout simplement qu'Eden joue la petite fille perdue pour le faire craquer, tout cela est finalement très logique.
Le discours de Portia à la fin m'a un peu dérangé, non pas qu'elle soit mauvaise, au contraire, elle est encore une fois parfaite, mais quand on connaît sa vie privée, cela sonne un peu trop comme de l'auto-congratulation, c'est vraiment dommage.
Voilà, un petit épisode divertissant, rien de bien marquant mais ça reste très sympathique. Par contre j'ai vu le trailer du prochain épisode et là ça a vraiment l'air d'être du lourd et l'on sent la grosse storyline de cette cinquième saison approcher à grands pas, j'ai vraiment hâte de voir ce qu'ils nous ont concoctés.
6,5/10
Posté le 06.12.2007 par nobodycares
Plus de 6 mois après avoir vu la désormais mythique bande-annonce de "Suck My Dick !", dire que j'attendais ce documentaire français sur les geeks serait un pléonasme.
L'attente fût longue, mais, après ces 50 minutes de pur bonheur, on se dit que cela en valait vraiment le coup !!!
"Suck My Geek !" est une réussite totale, un documentaire qui parle des geeks sans faire de caricature ou de langue de bois c'est tout simplement une première mondiale à ma connaissance, et c'est français messieurs dames !
On pourrait résumer le film comme une introduction à l'univers très varié des geeks, en 50 minutes on ne s'attendait de toute façon pas à voir une œuvre exhaustive tant le sujet est vaste et passionnant. Mais malgré sa courte durée, "Suck My Geek !" est un documentaire complet, intéressant, original et, si l'on fait partie de cette communauté, absolument jouissif !!
Beaucoup d'aspects de cette culture sont abordés, le cinéma bien sûr mais aussi les jeux vidéos, de rôles, de plateaux ou même de cartes, la bande-dessinée, le cosplay, l'informatique etc. etc ...
Les intervenants sont tous excellents, les geeks "anonymes" se partageant l'affiche avec des geeks "superstars" comme Edgard Wrigt et Nick Frost, notre frenchie Alexandre Astier et le "maître des geeks" : le légendaire Kevin Smith. C'est vraiment une excellente surprise de voir intervenir de telles icônes et les entendre converser sans aucune langue de bois ou censure procure un plaisir inouï.
Le seul défaut que j'ai trouvé au film n'en est même pas vraiment un: pratiquement rien de ce qui se trouvait dans la bande-annonce ne se retrouve dans le film. Adieu donc les répliqués cultes dont la plus emblématique restera certainement la magnifique : "Je peux très bien être féminine et poutrer du zombie dans God Of War !", énorme !!!
Au final ce "Suck My Geek !" est tout simplement indispensable pour quiconque s'intéresse de près ou de loin à la culture geek et cela fait vraiment plaisir de voir cette communauté enfin respectée, il était temps.
Il me semble de plus qu'une version longue est prévue pour la sortie dvd, j'en salive d'avance.
Vive les geeks et FUCK THE SYSTEM !!!!!
10/10
Posté le 05.12.2007 par nobodycares
Mis à part le "I'm Back !" de Sylar à la fin, c'est aussi nul que le season finale de l'année dernière, c'est beau la constance !!!
Le virus… bah non en fait...
Hiro que ne tue pas Adam comme ça on pourra le resortir quand on aura besoin de lui.
Chez les Benett c'est "les feux de l'amour", c'est ridicule !!
Mais la palme revient encore une fois au "gang des voleurs de comics pyromanes assassins méchants pas beau booouuuhhhh !!!!", là on croirait carrément une parodie !
Et puis Sylar avait buté la mexicaine quand même, mais non, fallait bien la ressusciter, c'est logique parce que son personnage est surement le plus intéressant de la série, tout le monde le sait !
Bon, en gros c'est de la merde, de la bonne grosse merde !!
2/10
Posté le 04.12.2007 par nobodycares
Alors là bravo, je suis littéralement conquis par cet épisode, c'est simple, c'est le meilleur épisode de "Desperate Housewives" toutes saisons confondues, ni plus, ni moins !
Ça en serait presque choquant tellement ça ne rentre pas dans les codes habituels de la série, les scénaristes ont pris des risques, ils ont tout donné et cela se ressent grandement, quand le "monde des bisounours" rencontre l'apocalypse, superbe !!
Quand au début de l'épisode on nous annonce une tempête et que la voix-off nous prévient que l'épisode qui va suivre sera tragique, on a presque envie d'en rire, on connaît la série et l'on sait que la tiédeur confortable du politiquement correct est le carcan habituel des habitants de Wysteria Lane et l'on se dit que l'on aura le droit à une petite bourrasque sans grandes conséquences.
Et bien non, cette fois-ci on est tous prit à contre-pied, par surprise, et le choc et la dramaturgie de l'ensemble n'en sont que d'autant plus renforcés.
C'est énorme, tout se met en place avec une précision et une inexorabilité émotionnellement très dures et à la fin de l'épisode, on se pince pour être sûr de ne pas avoir rêvé, c'est grand.
Le cliffhanger final est horrible, c'est du drama pur et dur et tout le second degré et la jovialité qui font de "Desperate Housewives" une série mainstream gentillette se trouvent ici balayés d'un grand coup de vent et le spectateur est laissé pantois devant l'horreur brute de la situation.
Ce "Something's Coming" pourrait de plus bien être le dernier épisode de cette quatrième saison, grève oblige, et, si c'est le cas, l'attente sera presque insoutenable. Si l'on m'avait dit au début de cette quatrième saison que j'aurais pris une aussi grosse claque en regardant le "Fall Finale", je ne l'aurais certainement pas cru, mais le fait est que "Desperate Housewives" n'est pas morte, et mieux que ça, elle est plus vivante et plus intéressante que jamais.
Vite, la suite !!
10/10
Posté le 04.12.2007 par nobodycares
L'introspection de Dexter Morgan continue, se complexifie épisode après épisode, minute après minute, le personnage en devient de plus en plus fascinant et est maintenant définitivement rentré dans la légende.
C'est passionnant de bout en bout, on retient son souffle pendant les 55 minutes et, une fois l'épisode terminé, on reste là, la bouche grande ouverte, abasourdi par tant de justesse et d'intelligence, "Dexter" c'est grand, tout simplement.
Le plan de notre sociopathe semble se dérouler à merveille, il construit petit à petit mais avec une précision redoutable la "fausse vérité" qui pourrait bien entraîner Doakes jusqu'aux fins fonds de l'enfer.
Mais, comme son nom l'indique, l'épisode est bien plus centré sur le passé que sur le présent, on sentait bien depuis le début que quelque chose ne tournait pas rond chez Harry, c'est quand même un père qui a appris à son fils à devenir un tueur méthodique et très prudent. Ce "There's Something About Harry" éclaire donc le père de notre tueur favori sous un jour totalement inédit, avec ses doutes, ses regrets et finalement avec un dégoût de lui-même et de ce qu'il a créé qui lui sera fatal.
Et cela risque d'être terrible pour Dexter qui se rend compte à la fin de l'épisode, après une petite séquence de boucherie, que c'est sans doute lui qui a "tué son père".
Il reste encore deux épisodes dans cette seconde saison et je n'ai absolument aucune idée de comment tout cela va finir, et ça, c'est inestimable.
J'attends la suite avec impatience et les deux épisodes restants devraient être anthologiques, et la clé pourrait finalement bien venir de Lila qui n'a pas dit son dernier mot.
10/10
Posté le 03.12.2007 par nobodycares
Alors celui-là je l'attendais avec impatience, tout d'abord il est écrit par Seth Rogen et que j'aime beaucoup le bonhomme et surtout parce que le casting était très alléchant. Ce ne sont pas moins que Seth Rogen lui-même, Michael Cera que j'adore depuis "Arrested Development", Jonah Hill qui est dans tous les bons coups depuis quelques temps et même Bill Hader du "Saturday Night Live".
Avec tous ces facteurs réunis, il était impossible de ne pas passer un bon moment, et "Superbad" remplit allégrement son contrat, c'est très drôle et les deux heures passent très vite, c'est tout ce que je demandais, contrat parfaitement remplis.
Alors si vous êtes plutôt friand d'un humour fin et raffiné, passez votre chemin, "Superbad" c'est le comique gras et en dessous de la ceinture élévé au rang de référence absolue, j'adore !!!
Le pitch est finalement très proche d'un "American Pie" mais la comparaison s'arrête là, "Superbad " est beaucoup mieux interprèté, beaucoup plus "borderline" et surtout beaucoup mieux écrit.
Comme je le disais plus haut, le cast est vraiment excellent, tous les acteurs que j'ai cité sont parfaits et ils sont accompagnés par de jeunes actrices et acteurs très prometteurs, à commencer par Christopher Mintz-Plasse qui partage le haut de l'affiche avec Cera et Hill.
C'est son premier rôle et quel rôle !!!! Il entre dans la peau d'un personnage qui devient automatiquement culte: McLovin !! Alors je n'en dis pas plus pour ne pas gâcher la surprise, mais c'est juste énorme, un des trucs les plus surréalistes et hilarant que j'ai vu depuis longtemps.
L'autre grande force de "Superbad" ce sont ces dialogues. Là aussi c'est parfait de bout en bout, c'est très cru mais finalement c'est bien ça qui fait que ça sonne aussi juste. Quelques répliques resterons à n'en pas douter dans la légende geekienne, je pense en particulier au fabuleux "We could be that mistake !!!", énorme.
Toutes les séquences entre McLovin et les deux flics sont exceptionnelles, on se les repassera certainement en boucle pendant des années.
Au niveau de la réalisation c'est classique mais efficace, mais l'éssentiel n'est vraiment pas là.
La bande-originale très "funky" est, elle aussi, exellente et en parfait accord avec le propos.
Voilà, "Superbad" n'est pas révolutionnaire, pas de bon goût et ne méritte sûrement pas la note que je lui attibut mais que voulez vous, un film dont le générique de fin est composé de dessins de bites, bah moi ça m'enlève toute objéctivité.
Ah oui, j'oubliais, Michael Cera, je t'aime !!!
10/10
Posté le 02.12.2007 par nobodycares
C'est le film réalisé par Thomas Bangalter et Guy-Emmanuel De Homen-Christo alias les "Daft Punk". Sorti de cela, je ne vois pas grand-chose d'autre de constructif à dire se "Electroma", le film fait partie de ceux sur lesquels il est très difficile de converser.
Un trip, voilà ce qui résume le mieux "Electroma", deux robots qui conduisent, marchent dans une ville remplie de leurs semblables, tentent de se transformer en humains pour se rendre très vite compte que ce n'est qu'illusoire, puis une dernière partie dans le désert très "traumatique", le tout en un peu plus d'une heure et sans aucun dialogue.
Même avec ce petit résumé, il est très difficile de se faire une idée, il faut le voir, enfin quand je dis qu'il faut le voir c'est bien entendu pour les plus curieux d'entre-vous, parce qu'il est clair que 95 % des gens trouveront cela très ennuyeux et peut-être même prétentieux. Et on ne pourra certainement pas leur donner tort, le film étant tellement "bizarre" qu'il n'est même pas possible de poser un regard ne serait-ce qu'un minimum objectif dessus.
Ce que l'on peut dire c'est que les images sont très belles, la mise en scène des deux compères est très épurée tout en étant très stylisée, la bande-son n'est pas signée par le groupe mais est excellente et très éclectique, on passe de Curtis Mayfield à Brian Eno en passant par Chopin ou Haydn et les mélodies se marient parfaitement avec les images, et enfin la photographie de Bangalter est splendide, le générique de fin avec ce robot qui se consume est d'une beauté plastique saisissante.
Voilà, je ne permettrais pas noter "Electroma", je ne sais même pas si j'ai aimé ou pas, mais je l'ai vu, une chose est sûre, après tant d'années, les Daft Punk parviennent toujours à me surprendre et ça c'est une très bonne chose.