Posté le 19.12.2007 par nobodycares
C'est comme un clip de Linkin Park sauf que ça dure une heure et demie, c'est dire si c'est mauvais !
À côté Michael Bay c'est Antonioni et "Domino" c'est une pub Air France.
Attention ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre le film, je suis même assez admiratif en fait, pour arriver à un tel niveau de vide, il faut forcément un peu de génie.
Franchement si "Crank" ne gagne pas au moins une quinzaine d' NRJ movie awards je ne comprends plus rien.
Bon, moi je vais vomir ...
1/10 pour Amy Smart
Posté le 18.12.2007 par nobodycares
On était en droit d'espérer un final en grandes pompes, ça ne sera finalement pas le cas.
Cela fait-il de ce "The British Invasion" un mauvais épisode pour autant ? Et bien pas le moins du monde, c'est juste la conclusion logique d'une saison qui fut introspective pour Dexter et, avec le recul, on comprend très bien pourquoi elle devait se terminer de cette manière, la boucle est bouclée comme on dit.
Le monstre télévisuel le plus intéressant de tous les temps accepte finalement totalement ce qu'il est, il prend le bon comme le mauvais dans sa personnalité et s'assume totalement. Il ne comprend toujours pas pourquoi il est comme ça, il ne saurait dire si son comportement est totalement démoniaque mais il a compris que ce n'est pas là l'important.
Et quoi de plus beau pour un serial-killer en proie au doute que de tuer celle qui l'a finalement aidée à mieux se connaître ? Lila fut un personnage passionnant, sorte d'ange gardien pour un tueur en mal de compréhension et c'est finalement par sa mort qu'elle fera son plus beau cadeau à Dexter : celui de la liberté.
Ce "The British Invasion" est d'ailleurs l'épisode de l'acceptation de soi ou de la dure réalité pour beaucoup de personnage, Debra laisse partir Lundy, Rita comprend qu'elle aime Dexter quoi qu'il arrive et Laguerta accepte la mort de son ami et choisit consciemment d'occulter cette partie d'ombre de Doakes qu'elle n'a pas connue.
Il aura donc fallut deux saisons entières et très différentes l'une de l'autre pour que Dexter devienne complet. Ces deux premières saison forment d'ailleurs un diptyque parfait, la présentation des codes, de l'origine et de la façon de penser d'un tueur dans la première et la remise en question de toutes les valeurs qu'il prenait pour acquises dans la seconde.
Une chose est sûre: Dexter est un personnage extraordinaire. Complet, profond et très intelligemment écrit, il est peut-être même le personnage le plus fascinant que l'on puisse voir à la télévision en ce moment, et je l'ai déjà dit mais je me répète : nous faire à ce point adorer un être aussi ambiguë relève du génie pur et simple.
Et puis profitons de la fin de cette seconde saison pour enfoncer une porte ouverte: Michael C.Hall est grand, immense même dans cette deuxième saison. Il sait tout faire et il le fait en donnant toujours cette impression de naturel ce qui est le plus beau compliment que l'on puisse faire à un acteur, surtout lorsqu'il interprète un personnage aussi noir que Dexter, respect !!
Vu les audiences en hausse constante des épisodes de cette seconde saison, on peut pronostiquer sans trop prendre de risques que "Dexter" sera de retour pour une troisième année et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on attend cela avec impatience !!
10/10
Posté le 17.12.2007 par nobodycares
Le voilà, le troisième film tant attendu de James Gray, alors j'ai déjà eu l'occasion de vous dire tout le bien que je pensais de ses deux premiers films et j'attendais « We Own The Night » avec une excitation à peine contenue.
Alors autant le dire tout de suite je suis légèrement déçu, non pas que le film soit mauvais, loin de là même, mais je suis un peu resté sur ma fin. J'ai l'impression d'être passé à côté de la force du film, de ne pas totalement être rentré dans l'œuvre, mais en même temps, plus j'y repense et plus je me dis que c'était franchement excellent. Peut-être qu'une deuxième vision me sera nécessaire pour formuler un avis vraiment définitif mais pour l'instant je dois bien dire que je classerais « We Own The Night » un cran en dessous de « Little Odessa » et surtout de « The Yards ».
Je n'ai pourtant objectivement rien à reprocher au film, je risque même parfois d'être dithyrambique dans les lignes qui suivront, mais je ne peux pas l'expliquer, je n'ai pas ressenti « l'étincelle » qui est la force caractéristique des grands chefs-d'œuvres.
« We Own The Night » est d'abord une histoire de famille, une famille dont le père et l'un de ses fils sont deux membres éminents de la police New-yorkaise et dont le second fils, le vilain petit canard, est une figure montante du milieu de la nuit et qui fréquente de loin quelques caïds de la mafia russe. On retrouve donc les grands thèmes qui « obsèdent » James Gray et même si cela peut sembler d'apparence très classique, le traitement qui en est fait est loin de l'être.
Alors commençons par la mise en scène, comme l'on pouvait s'en douter, c'est encore une fois du grand art, Gray prend son temps entre ses films (sept ans je le rappelle entre « The Yards » et « We Own The Night ») mais quand il termine son œuvre, force est de constater que c'est à chaque fois techniquement irréprochable. Une réalisation très posée, très fluide, avec quelques moments de fulgurances bien impressionnants. Gray sait faire monter la pression comme peu, deux séquences sortent vraiment du lot à mes yeux, tout d'abord la « visite de l'atelier » dans laquelle le réalisateur fait preuve d'une maîtrise assez impressionnante du rythme et de l'espace et puis bien sûr cette poursuite en voiture sous la pluie tout bonnement suffocante d'intensité.
La photographie de Joaquin Baca-Asay n'est pas en reste, le bonhomme livre un travail splendide, notamment quelques extérieurs qui rendent à merveille l'ambiance nocturne d'un New York à la fois magnifique et dangereux. Il est aussi pour beaucoup dans la réussite des deux séquences dont je parlais plus haut, dans la première il contribue grandement à retranscrire cette « moiteur claustrophobique » et dans la seconde et bien il suffit d'avoir des yeux pour se rendre compte de la fulgurante beauté de ces scènes sous la pluie, superbe !!
Mais, on le sait, c'est bien à cause de sa direction d'acteurs que James Gray est un réalisateur exceptionnel, et son travail avec les acteurs de « We Own The Night » ne vient certainement pas me contredire, tous les acteurs sont parfaits, tout simplement. A commencer par LA grosse surprise du film: Eva Mendes sait jouer, alors je sais dit comme ça cela paraît assez improbable mais c'est vrai, elle est ici vraiment très bonne (oui je sais, elle était facile celle-là ...). Loin de ses interprétations habituelles de la bonasse de service, son personnage trouve ici une vraie profondeur, et, même si elle n'est finalement pas très présente à l'écran, son rôle est vraiment essentiel.
On retrouve aussi Robert Duvall et Mark Wahlberg, ils sont tous les deux comme d'habitude excellents même si l'on pourra regretter la trop grande discrétion de Wahlberg mais c'est clairement le rôle qui veut cela.
Et puis il y a Joaquin Phoenix, immense !! C'est lui qui tient le film sur ses épaules, l'évolution de son personnage est très complexe et pourtant magnifiquement bien écrite. Il nous livre un personnage complet, et il crève littéralement l'écran. Alors on commence à en avoir l'habitude, mais il continue d'impressionner film après film, et ce quel que soit le rôle qu'il interprète. Après avoir raté deux fois l'Oscar pour « Gladiator » et « Walk The Line », gageons qu'il sera encore une fois nominé cette année et que c'est peut-être cette fois qui sera la bonne pour lui, je lui souhaite de tout cœur, il le mérite vraiment !
Un petit mot sur la musique du film, la partition de Wojciech Kilar est très bonne même si je trouve qu'elle est par moments un peu trop envahissante. Et puis le film contient deux morceaux de Blondie, et ça, ça m'enlève forcément toute objectivité parce que : Deborah Harry je t'aime !!!!!!!!
Voilà, je ne trouve donc aucun défaut majeur à « We Own The Night », une histoire intéressante et loin des clichés habituels du genre, des personnages charismatiques, profonds et magnifiquement interprètés, une mise en scène splendide, vraiment rien à redire.
Mais pour une raison que j'ignore, le film ne m'a pas si emballé que cela, et j'en suis le premier surpris, je lui laisserais volontiers une seconde chance et je vous dirais si « l'illumination » m'est venue, mais pour l'instant je suis contraint de le classer derrière les deux premiers films de James Gray. Cela dit, pour un « moins bon film » c'est tout de même une sacrée réussite et l'admiration que j'ai pour Gray ne s'en trouve en rien diminuée.
7,5/10 jusqu'à nouvel ordre.
Posté le 16.12.2007 par nobodycares
En partie centré sur l'enquête concernant le meurtre de la semaine dernière, ce "Lying Down With Dog" remonte un peu le niveau du "Cockroaches" de Friedkin.
On se doutait bien que Warrick serait très vite acquité, et ,comme l'on pouvait s'en douter, c'est bien Lou Gedda qui semble être derrière tout ça. Et comme c'est un des derniers membres de la mafia à l'ancienne, il fait, bien entendu, porter le chapeau au clochard que l'on avait aperçu dans "Cockroaches".
Warrick est toujours aussi impliqué dans l'affaire et, malgré les innombrables avertissements de Grissom, il refuse de délaisser totalement l'affaire, ce qui lui vaudra une suspension à la fin de l'épisode. On apprend aussi que Gedda à des "amis" au sein même de la police de Las-Vegas, ce qui sera à n'en pas douter un axe scénaristique important de cette huitième saison.
L'autre enquête est classique mais efficace. On est plongé dans le monde impitoyable des combats de chiens, alors rien de bien transcendant, mais l'on a cependant le droit à quelques scènes bien touchantes. Je pense plus particulièrement à celle de l'interrogatoire de Tommy, Mark L.Young est vraiment excellent et la séquence est poignante.
Voilà, un petit épisode sympathique, pas du grand "C.S.I." mais divertissant quand même.
7/10
Posté le 15.12.2007 par nobodycares
Il aura fallu attendre 6 ans pour voir débarquer le deuxième film de James Gray. Auréolé du succès critique quasi unanime de son "Little Odessa", le jeune réalisateur et son nouveau "bébé" se retrouvent propulsés sur le devant de la scène et c'est pendant le festival de Cannes que le monde découvre "The Yards". Alors les critiques ne seront pas tendres avec le film, il reçoit un accueil au mieux mitigé et quand, comme moi, on a littéralement adoré "Little Odessa" on doute forcément, on se dit: "Encore un réalisateur qui se plante dès son deuxième film, c'est triste."
La claque monumentale que je me suis mangé lors de ma première vision de "The Yards" a certainement été renforcée par ce "lynchage médiatique" et encore aujourd'hui je me demande ce qui a bien put passer par la tête de cette critique tant le film est, à mes yeux, un immense chef-d'œuvre !!
Gray reprend dans "The Yards" tous les ingrédients qui avait fait le succès de "Little Odessa" et si on pousse la comparaison un peu plus loin, on pourrait même dire que le premier est presque un remake du second.
Le retour du fils dans son foyer du Queens où il vit seul avec sa mère malade, et qui va, de par ses actions et celles de son entourage proche, détruire sa vie et très vite remballer ses rêves de réinsertion réussie.
Le pitch est donc, dans l'esprit, très proche de celui de "Little Odessa" et l'on commence déjà à comprendre les thèmes favoris de Gray : la famille, la trahison, la rédemption, la corruption etc ...
L'intrigue se déroule dans un milieu qui, à première vue n'est pas très célèbre pour la malhonnêteté qui y reigne : la lutte pour les contrats d'exploitation et d'entretien du métro new-yorkais.
Mais Gray dépeint un portrait peu reluisant de toute cette industrie, portrait qui voit sa force d'autant plus décuplée que son père travaillait dans ce milieu et qu'il a donc grandit dedans, alors bien sûr on ne saura jamais ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas mais cela donne tout de même matière à réfléchir.
La mise en scène de Gray gagne encore en maturité, les 6 ans qui se sont écoulé entre "Little Odessa" et "The Yards" n'auront certainement pas été vains. Le réalisateur qui faisait preuve d'une maturité impressionnante du haut de ses 25 ans nous offre à tout juste 31 ans un film ahurissant de maîtrise. C'est bien simple, c'est parfait, du premier plan qui voit le train qui ramène le personnage de Wahlberg chez lui sortir de la pénombre d'un tunnel, jusqu'au dernier qui voit ce même personnage y retourner. On cherche les défauts, James Gray est vraiment à l'aise dans tous les genres et il passe de l'un à l'autre de façon très naturelle, il fait passer le spectateur par un spectre d'émotion infinie et, à la fin de ces deux heures d'une intensité vertigineuse, on reste là, bouche bée par tant de classe et de maîtrise. Après "The Yards" un constat évident s'impose: James Gray est un grand et même un très grand, c'est irréfutable.
L'autre grande force de l'aspect esthétique du film c'est bien entendu la présence d'Harris Savides à la photographie. Il livre un travail d'une infinie beauté, son travail sur les clairs-obscurs est remarquable et il contribue énormément à rendre le film aussi "classe", vraiment magnifique.
James Gray confirme aussi avec "The Yards" qu'il est un grand directeur d'acteur, certains diront que c'est facile lorsque l'on a un cast de cette qualité, mais il parvient à chaque fois à tirer le meilleur de ses acteurs. Alors je ne vais pas détailler les prestations de chacun, ça serait beaucoup trop long et surtout redondant, pour faire court : ils sont tous parfaits. Et puis retrouver Mark Wahlberg, Joaquin Phoenix, Charlize Theron, James Caan, Ellen Burstyn, Faye Dunaway, Victor Argo et toutes une tripotée de seconds rôles tous plus excellents les uns que les autres dans le même film, ça fait forcément plaisir, surtout quand ils sont tous à leurs meilleurs niveaux.
Enfin la partition d'Howard Shore termine d'installer le souffle de "tragédie Shakespearienne" qui souffle sur "The Yards", c'est magnifique de bout en bout.
Au final "The Yards" est donc une œuvre forte, une pièce maîtresse du cinéma des années 2000, un film qui deviendra à n'en pas douter, au fil du temps, un immense classique.
Enfin c'est un bon gros chef-d'œuvre pour résumer et je ne saurais que vous en conseiller la vision, ça serait bien dommage de passer à côté d'un tel monument.
10/10
Posté le 14.12.2007 par nobodycares
Le dernier épisode de cette première saison est à l'image de celle-ci: MAGIQUE !!
Alors je vous épargne les superlatifs habituels, mais c'est toujours aussi bon.
La série gagne même en maturité, c'est un peu moins jovial et un peu plus profond que d'habitude, mais c'est toujours aussi divertissant et cela rend les personnages d'autant plus attachants.
Le cliffhanger, même si on le sentait un peu venir, est énorme et cela promet une seconde saison tout aussi parfaite.
Sinon, même quand sa série marche bien, Fuller doit tout de même se contenter d'une saison de 9 petits épisodes, si ce n'est pas une malédiction, je ne sais pas ce que c'est.
10/10
Posté le 13.12.2007 par nobodycares
Ça pète de tous les côtés, le grand "Nip/Tuck" est bien de retour après s'être octroyé une saison de repos et franchement, ça fait du bien !!
Tous les personnages sont excellents, et quand je dis tous, c'est vraiment tous, y comprit ceux qui ne font qu'une petite apparition dans ce "Dr. Joshua Lee".
Ce Joshua Lee justement parlons-en, il vient se faire retirer un implant soi-disant extra-terrestre, au début tout le monde se fout joyeusement de sa gueule, mais plus les minutes passent plus on se rend compte qu'en fait c'est… peut-être vrai !! La dernière scène avec sa "vraie" fille est tout simplement énorme, j'étais mort de rire et les regards inquiets et vides de compréhension que se lancent Sean et Christian sont hilarants.
Sinon le gros événement de l'épisode s'est bien entendu l'attaque du couple lesbien, comme l'on pouvait s'en douter, l'aspect "dure à cuire" de la personnalité d'Olivia n'est qu'une façade et c'est bel et bien Julia qui porte la culotte dans les moments difficiles. Cela amène tout un tas de complications dont une forcément évidente: Julia est-elle faite pour vivre avec une femme ?
La réponse est sûrement non et ce n'est pas la petite visite que celle-ci rend à Christian en fin d'épisode qui va me contredire.
Ensuite, le père Sean met enfin sa cartouche à l'affolante eden, il se prend pour un "Djeuns", il prend même de l'ecstasy, ce qui lui vaudra une petite frayeur qui arrivera à point nommée pour lui rappeler qu'il n'a plus 20 ans. Il avoue même sa petite aventure à Julia et Christian, celle-ci est bien entendu outré et va remettre la jeune allumeuse dans le droit chemin comme elle sait si bien le faire !!! Non mais !!
Et puis notre couple de drogués refait son apparition et là c'est Chirstian qui les remet à leurs places, et c'est Matt qui mange, comme d'habitude j'ai envie de dire.
Sinon la scène finale est juste splendide, commencer une séquence sur "Total Eclipse Of The Heart" de Bonnie Tyler et la finir sur un plan tout droit sorti de "Sunset Blvd.", moi j'appelle ça du génie total.
Un excellent épisode donc, vivement la suite !!
9/10
Posté le 12.12.2007 par nobodycares
La sortie toute récente de "We Own The Night" est l'occasion pour moi de faire une petite rétrospective de la carrière peu prolifique mais tout à fait remarquable du réalisateur James Gray.
C'est donc en 1994 que Gray fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma avec son excellent "Little Odessa".
Le film raconte l'histoire d'un famille brisée et plus particulièrement de deux frères qui se retrouvent après une longue absence de l'aîné parti de la "little Odessa" dans des circonstances dramatiques.
Un film intimiste, c'est la première chose qui saute aux yeux à la vision du film, Gray filme ses personnages de manière très fluide, mais jamais il ne fait de "tape-à-l'œil", c'est très réaliste, très touchant dans le fond mais aussi très violent par moments.
Et cette "discrétion" de la mise en scène est d'autant plus étonnante et appréciable que c'est un premier film, beaucoup de jeunes réalisateurs ont tendance à vouloir "tout donner" et finissent par en faire trop dans leurs premiers films, mais, à 25 ans seulement, James Gray fait preuve d'une maturité impressionnante et son film respire presque le vécu.
Mais la grande force du réalisateur, et qui transparaît déjà énormément dans ce "Little Odessa", c'est sa direction d'acteurs. Il parvient toujours à tirer le meilleur de ses acteurs et c'est totalement évident quand on voit les performances de TOUS les acteurs de "Little Odessa".
Le duo principal formé de Tim Roth (la même année que "Pulp Fiction" !!!) et Edward Furlong atteint des sommets de justesse. C'est très peu dialogué, mais parfois un silence en dit beaucoup plus qu'un long discours et c'est totalement le cas ici. La relation entre ces deux frères que beaucoup de choses opposent est bouleversante de justesse, Roth est à la fois très touchant et effrayant, il a un charisme fou et il passe des séquences "brutales" aux scènes "tendres" dans aucun accroc, tout simplement parfait. Et Furlong est .... énorme, ce mec est un génie, alors son parcours personnel un peu chaotique a sérieusement freiné sa carrière, mais il transpire le talent et sa performance dans "Little Odessa" en est la parfaite illustration.
Les seconds rôles sont tous excellents avec une Vanessa Redgrave tellement exceptionnelle qu'il est bien difficile de retenir ses larmes dans toutes les scènes où elle apparaît, immense.
Vous ajoutez à cela une partition magnifiquement lyrique et très "religieuse" de Dana Sano et vous obtenez un petit chef-d'œuvre.
Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître, très remaqué par la critique ce "Little Odessa" est devenu au fil des ans un "classique", mais rien ne nous préparait à la claque immense qui suivrait 6 ans plus tard avec "The Yards" dont je parlerais prochainement.
9/10
Posté le 11.12.2007 par nobodycares
Épisode tout aussi excellent que les précédents, mais comme beaucoup d'avant-derniers épisodes de saison, il fait un peu office de "calme avant la tempête".
Ce "requiem pour un tueur repenti" ne fait donc pas illusion et on se doute dès le début que tout cela n'est qu'une pirouette scénaristique. Mais le tout se laisse suivre avec beaucoup de plaisir, on retrouve un Dexter plus "apaisé", qui est prêt à tout lâcher mais qui se rend compte à la dernière minute, grace à Debra, que la solution c'est finalement bel et bien d'assumer totalement qui il est, et ce malgré la fin du "code de Harry".
Lila est de plus en plus diabolique et s'en prend maintenant au pauvre Angel pour faire réagir Dexter. Elle prendra même des mesures drastiques et sera à l'origine d'un cliffhanger énorme.
Voilà, on attend le season finale de pied ferme, et on espère qu'il sera à la hauteur de cette exceptionnelle seconde saison, vivement la semaine prochaine !!
10/10
Posté le 10.12.2007 par nobodycares
Adaptation éponyme du roman de Neil Gaiman que j'ai vraiment adoré, ce "Stardust" était l'une de mes plus grosses attentes cinématographique pour cette année 2007. Alors le film fait-il honneur au bouquin ou est-ce une adaptation ratée comme le fut "The Black Dahlia" l'année dernière ?
Et bien le fait que Gaiman soit derrière l'adaptation avait déjà de quoi rassurer, mais voir "Stardust" prendre vie sur grand écran de si belle manière, c'est tout de même le pied total, que ce soit bien clair !!
Parce qu'en plus d'être une adaptation totalement réussie, le film est de plus un grand film d'aventure bourré de tendresse et d'humour, on en prend plein les mirettes et on retrouve son âme de gosse, c'est simple, on n'avait pas connu un tel cocktail d'humour et d'aventure depuis... "The Princess bride", ça c'est du compliment !!
Toutes les idées principales du roman sont ici magnifiquement retranscrites et optimisées pour être le plus cinématographique possible, on retrouve tous les personnages que l'on avait adorés et certains gagnent même largement en profondeur et en intérêt dans le film, je pense, bien entendu, au génialissime pirate interprété par le non moins génialissime Robert Deniro.
Ce qui m'emmène à parler d'une des (la ?) grande force du film : son casting. Et bien c'est simple, ils sont tous excellents, il n'y a absolument rien à jeter. De Michelle Pfeiffer en sorcière vieillissante à la recherche de la jeunesse éternelle avec un humour douteux, à Sienna Miller en petite pimbêche imbue de sa personne et de sa beauté en passant par Claire Danes exceptionnelle en étoile perdue dans un monde qu'elle n'a pas l'habitude de côtoyer, les personnages du livre prennent vie dans un torrent de justesse et d'émotion et le temps de ces deux heures totalement féeriques, on oublie le quotidien pour se plonger dans le monde merveilleux de Neil Gaiman.
Et pour tenir tête à ces trois fortes femmes, le jeune Charlie Cox s'en sort parfaitement bien, il incarne un Tristan Thorne exactement comme on l'imaginait en lisant le roman et une grosse partie de la réussite du film est due à son incarnation sans failles du personnage le plus important de l'histoire, un grand coup de chapeau à ce "newbie" dont on suivra la carrière de très près.
Mais, comme je le disais plus haut, c'est encore une fois Deniro qui "vole" le film, son personnage est anecdotique et même banal dans le livre, mais, dans le film , cest tout simplement le personnage le plus réussi de cette année cinématographique 2007 !
On retrouve aussi une galerie de seconds rôles absolument irrésistibles, de Peter O'toole en roi cynique jusqu'à Ricky Gervais absolument hilarant en vendeur de camelote ou bien encore des sept frères qui "se tirent la bourre" pour la succession, on n'a pas le temps de s'ennuyer ne serait-ce qu'une seule seconde.
La mise en scène de Matthew Vaughn est parfaitement maîtrisée, bien aidé par des SFX de toute beauté et une musique splendide d'Ilan Eshkeri, le réalisateur du sympathique "Layer Cake" donne vie au royaume de Stormhold et à tous les lieux magiques qui parcourent ce magnifique "Stadust".
Pour conclure je dirais simplement qu'on est en présence d'un film qui marquera sans doute toute une génération de cinéphiles comme "The Princess Bride" a marqué la mienne et on les voit bien revoir "Stardust" dans 10 ans les yeux bercés de larmes et le cœur remplie de nostalgie, une œuvre inestimable en quelque sorte.
10/10
"What do stars do ? .... they shine !!" Yvaine