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nobodycares
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Il doit faire à peu près 1 mètre 80, 75 kilos, les yeux bleux et les cheveux bruns. Beau gosse quoi!
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01.05.2007
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26.02.2008
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Blood Diamond

Posté le 24.02.2008 par nobodycares
Trois ans après l'exécrable "The Last Samuraï", Edward Zwick nous livrait ce "Blood Diamond", je ne l'avais pas encore vu et je me demande pourquoi je l'ai regardé, je dois être masochiste en fait !
Je n'ai même pas envie d'écrire une longue tirade, c'est complètement nul, c'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir.
Pourtant le trafic de diamants en Afrique et toute la violence qui va avec était un sujet potentiellement très intéressant, mais non, c'est juste pathétique.
Une succession de leçons de morales puantes entremêlées avec des scènes d'action d'un mauvais goût extrême vu le sujet, et dans ce bourbier gravitent des personnages archétypaux qui débittent des dialogues tellement stéréotypés que ça devient très vite insupportable.
On n'apprend rien, c'est limite si on ne nous accuse pas d'être complices, c'est ridicule.
Et puis la mise en scène de Zwick est tellement plate que ça n'arrange certainement pas les choses.
Quelques jolis plans subsistent, c'est déjà ça...
Et en plus de nous faire la morale, on nous ressort des "séquences émotions" horribles de prévisibilité, on s'attend presque à voir un panneau apparaître à l'écran avec "MAINTENANT IL FAUT PLEURER." écrit dessus, franchement insupportable.
Sinon les acteurs sont fades, Dicaprio n'est pas crédible une seule seconde, même Jennifer Connelly, d'ordinaire excellente, est transparente. Seul Djimon Hounsou sort son épingle du jeu, mais son personnage est tellement "lisse" qu'on s'en fout un peu.
Et la musique, affreuse, je n'ai pas d'autre mot.
Voilà, le pire, c'est que ça dure quand même 2h30, si vous avez un minimum d'exigences sur un sujet aussi compliqué, passez votre chemin !

2/10

Lost s04e04 Eggtown

Posté le 23.02.2008 par nobodycares
Épisode beaucoup moins riche en évènements que les trois précédents mais tout aussi intéressant.
La grande force de "Lost" a toujours été le développement des personnages qui prend son temps mais qui apporte toujours quelque chose à la série, ce "Eggtown" ne déroge pas à la règle et continue à creuser la personnalité compliquée de Kate, pour notre plus grand plaisir.
Les scénaristes continuent d'exploiter le filon des "flashforwards" avec intelligence et le procès de Kate est absolument passionnant. Tout d'abord parce que ça nous permet de la voir sous un jour nouveau, ses faiblesses sont plus que jamais apparentes et la façade de "tough girl" est pratiquement absente. Et ensuite parce que le témoignage de Jack est d'une puissance assez impressionnante, Matthew Fox est encore une fois excellent et c'est bien lui qui fait de Jack le personnage dont l'évolution est la plus radicale. Pour qu'il tienne un tel discours, il a vraiment dû se passer quelque chose d'énorme, ça renforce encore un peu plus le suspense et l'on a vraiment hâte de savoir ce qu'il va se passer de si terrible.
Sur l'île, Ben continue de jouer avec Locke et il confirme son ascendant psychologique sur celui-ci, la relation entre ces deux personnages est, de loin, la plus intéressante de la série.
Pour le reste, on n'apprend pas grand-chose, le face-à-face entre Ben et Miles est classique et sans grand intérêt et les frasques amoureuses de Kate et Sawyer sympathiques mais pas très intéressantes.
Pour la révélation finale, je m'en doutais, mais c'est quand même scotchant, ces "flashforwards" sont vraiment une bénédiction pour la série, le suspense est plus que jamais insoutenable !!

9/10

A Mighty Heart

Posté le 22.02.2008 par nobodycares
Le film est tiré du livre de Mariane Pearl, la femme de Daniel Pearl, journaliste américain et juif qui fut sauvagement assassiné par des terroristes au Pakistan. "A Mighty Heart" retrace l'enquête qui aboutira à la découverte du corps et se focalise en particulier sur les réactions de Mariane.
Voilà, c'est donc un sujet en rapport direct avec son magnifique "The Road To Guantanamo" que Michael Winterbottom a choisi pour son dernier film en date.
Alors autant le dire franchement, j'avais un gros a priori négatif sur "A Mighty Heart", tout d'abord parce que ça sentait le gros mélodrame ultra-patriotique et manichéen à des kilomètres, et ensuite parce que le choix d'Angelina Jolie pour le rôle de Mariane Pearl ne me paraissait pas très judicieux, j'ai beaucoup de respect pour elle, mais franchement elle est loin d'être une grande actrice et je ne la sentais pas capable d'endosser un rôle aussi délicat.
Et bien pour couper court au suspense, je dois bien reconnaître que j'avais tort sur ces deux points, le film n'est absolument pas un mélodrame et la miss Jolie est bluffante dans le rôle de Mariane Pearl, "A Mighty Heart" fut donc une agréable surprise.
L'angle choisit pour aborder le sujet est plus celui du faux documentaire, Michael Winterbottom avait déjà mélangé la fiction et le documentaire dans son "The Road To Guantamo" et, cette fois ci, il met son film en scène comme si c'était une reconstitution des faits.
On se concentre principalement sur l'enquête et "A Mighty Heart" prend, à plusieurs reprises, des airs de thriller, le suspense est présent même si l'on connaît la fin et on ne s'ennuie pas une seule seconde.
Le deuxième point fort c'est bien sur l'absence totale de manichéisme et même de point de vu politique, comme je le disais plus haut, Winterbottom se contente d'exposer des faits, il ne porte aucun jugement de valeur et n'accentue jamais la réalité, il ne tombe pas dans le piège facile du racolage qui est pourtant l'apanage des films du genre et son film en sort grandi.
Le seul reproche que l'on pourrait faire à "A Mighty Heart" va de pair avec sa plus grande qualité que je viens d'exposer, le film se contentant d'être une succession de faits, il ne propose aucune réflexion sur un sujet qui mériterait pourtant d'être longuement creusé, mais c'est clairement un parti pris, c'est l'histoire d'un petit groupe de personnes et pas du conflit global.
L'aspect documentaire est encore renforcé par une galerie d'acteurs tous plus parfaits les uns que les autres, tout le monde se focalisera sur prestation d'Angelina Jolie, mais il ne faut pas occulter le fait qu'elle est entourée d'un cast excellent à tous les niveaux. Les acteurs "secondaires", donc beaucoup ne s'expriment pas en Anglais, sont d'un réalisme qui sert magnifiquement le film, à aucun moment ça ne sonne faux et on se passionne d'autant plus pour l'histoire qu'on ne se sent jamais dans une fiction, c'est vraiment une excellente surprise de ce côté-là.
Et puis il y a Angelina Jolie, et là, je dois bien avouer que j'ai été bluffé, elle est parfaite, elle n'en fait pas trop, son accent français ne fait pas forcé et l'on sent qu'elle s'est vraiment investie dans le rôle et qu'elle a un véritable respect pour le texte et, par conséquent, pour Mariane Pearl.C'est ce loin la meilleure performance de sa carrière, pas de doutes là-dessus.
Finalement, seule la scène de l'annonce de la mort de Danny fait un peu tâche, on tombe un peu trop dans le larmoyant à mon goût, mais cela ne représente qu'un court instant du film et c'était assez inévitable quand on y réfléchit bien..
"A Might Heart" est donc une très bonne surprise, un sujet difficile mis en scène avec classe et en évitant tout sensationnalisme, servit par des acteurs excellents et qui ne trahit jamais l'idéologie de Mariane Pearl, un très bon film.

8/10

Nip/Tuck s05e14 Darlene Lowell

Posté le 21.02.2008 par nobodycares
Après un début de saison plaisant mais sans grands évènements, cette cinquième saison a définitivement décollé, il se passe plus de choses dans ce "Darlene Lowell" que dans tout le reste de la saison.
Et le triste constat de cet épisode c'est que la famille McNamara est en bien piteux état !!!
Julia est dans le coma pendant la moitié de l'épisode après avoir été "shooteé" par la fille de sa compagne lesbienne, et quand elle en sort, les scénaristes nous ressortent la "rolls-royce du deus-ex-machina": l'amnésie !! C'est clairement facile, mais c'est aussi très efficace, ça donne lieu à une scène très touchante dans laquelle Sean lui dit qu'ils sont toujours mariés et aussi heureux qu'au premier jour, quand on connaît les états de faits du couple, c'est bien triste !!
Annie se retrouve avec une cicatrice énorme sur le front après avoir été victime d'un accident de voiture causé par des paparazzi qui la pourchassaient à cause de la notoriété grandissante de Sean, là encore c'est assez ironique et l'on ne peut s'empêcher d'avoir pitié de cette pauvre petite.
Matt est amoureux de sa sœur et fait tout pour résister à la tentation sexuelle, s'ils nous jouent la carte de la relation incestueuse assumée, moi je dis bravo !!
Et puis le gros morceau, c'est quand même Sean, qui trouve le cadavre de son ex-agent dans son placard et qui est harcelé par la toujours aussi flippante Colleen. Et juste quand il reprend ses esprits et décide de quitter "Hearts Ans Scalpels", et bien il est rattrapé par notre psychopathe préférée dans une excellente scène, violente et nerveusement mise en scène, le tout sur le magnifique "Fame" de David Bowie, absolument énorme !!!
Le cliffhanger est ultime, insoutenable !!!!

10/10

Prison Break s03e13 The Art Of The Deal

Posté le 20.02.2008 par nobodycares
Jusqu'ici, la saison trois c'était nul mais c'était drôle, là c'est juste nul.
Un "season finale" à l'image de la saison: tout pourri !!
On ne sait pas si il y aura une quatrième saison, si il y en a une, je ne comprend plus rien.
Voilà, bonne année à tous :-D

0,5/10

The Wire s05e07 Took

Posté le 19.02.2008 par nobodycares
Enorme, McNulty en "Robin des bois", Lester qui cogite sur le code de Marlo, Clay Davis qui s'en sort grace à ses talents d'orateur, Bunk outré, le journaliste mythomane qui commence à suciter de gros doutes chez ses collègues et la "vendetta" d'Omar, c'est ÉNORME !
Et puis les scènes avec "Bubbles" sont vraiment très touchantes et très justes, tout comme la dernière séquence absolument sublime entre "Kima" et son fils.
Voilà, j'ai pas envie de m'attarder des heures, c'est génial, et l'on se rapproche inéluctablement d'un final nihiliste, ça va être grand !!!

10/10 !

Sweeney Todd: The Demon Barber Of Fleet Street

Posté le 18.02.2008 par nobodycares
On s'était fait une raison, depuis quatre films, la carrière de Tim Burton s'était écartée de l'univers gothique et des personnages marginaux et torturés. Je ne fais pas partie des fans qui se sont sentis trahis (à part pour le vilain "Planet Of The Apes"), j'aime bien "Big Fish", "Charlie And The Chocolate Factory" et "Corpse Bride", mais il est aussi clair que l'on est de loin de ces meilleurs films. Et bien réjouissez-vous fans déçus, "Sweeney Todd: The Demon Barber Of Fleet Street" marque le retour en grandes pompes du Tim Burton qui a fait aimer le cinéma à toute une génération, Amen !
Et ce magnifique retour se fait sous forme de comédie musicale, les trois quarts du film sont chantés et les paroles des chansons s'imbriquent directement dans la narration, si vous êtes allergiques au genre, il faut très vite passer votre chemin, sinon c'est que du bonheur.
Le mélange entre la comédie musicale et l'univers sombre et violent de Burton fait des merveilles, quand une œuvre finie rencontre le réalisateur qui était destiné à la mettre en scène, ça donne "Sweeney Todd : The Demon Barber Of Fleet Street".
Parce que la gande force de Burton c'est bien entendu d'avoir transcendé le matériau original avec sa mise en scène qui est ici plus virtuose que jamais. C'est virevoltant, inventif, dynamique tout en restant centré sur les personnages et leurs performances musicales, du point vu de la mise en scène pure c'est peut-être un des meilleurs films de Tim Burton, c'est vraiment impressionnant et maîtrisé de bout en bout, une bonne petite claque.
Il subsiste tout de même quelques petites fautes de goût comme ce générique d'ouverture pas très réussi, mais très intéressant quand on le met en parallèle avec celui de "Charlie And The Chocolate Factory", ou encore ce long travelling numérique dans les rues de Londres qui fait vraiment tache, mais c'est vraiment pour chipoter.
Et puis l'aspect visuel du film est vraiment magnifique, la photographie de Dariusz Wolski est d'une beauté formelle à couper le souffle, les tons froids et même presque monochromes contrastent magnifiquement avec les éclairages chauds et les gerbes de sang d'un rouge très vif, rarement l'imagerie gothique n'aura été aussi réussie que dans "Sweeney Todd : The Demon Barber Of Fleet Street". Et puis Dariusz Wolski confirme qu'il est vraiment à l'aise dans le genre, c'est quand même lui qui avait travaillé sur "The Crow" et "Dark City" qui sont deux immenses réussites visuelles.
Ce qui me faisait le plus peur, c'est l'absence de Dany Elfman, mais je n'ai vraiment pas ressenti de manque, les chansons de Stephen Sondheim sont magnifiquement composées et servies par des paroles très bien écrites, tellement qu'il faudra revoir le film plusieurs fois pour en saisir toutes les nuances. Ces morceaux chantés sont de plus dans la plus pure tradition de Broadway, les grandes envolées lyriques sont ici de mise, cela en irritera certains, mais j'aime beaucoup, et encore plus lorsque l'on voit le contraste entre le contenu et le contenant, c'est proche d'être génial.
Et pour interpréter toutes ces réjouissances musicales, Tim Burton s'est encore une fois entouré d'un casting proche de la perfection. Johnny Depp est, comme toujours, parfait et c'est presque énervant, il sait même chanter le mec, ça fait peur tant de talent. Helena Bonham Carter trouve enfin un rôle digne de son talent dans un film de Burton, elle est énorme de bout en bout et son duo avec Depp, qui est le cœur du film, fonctionne parfaitement et les deux acteurs nous offrent même le meilleur passage musical du film avec le magnifique "A Little Priest".
Et autour de ce duo principal, on a le droit à une galerie de personnages secondaires tous plus excellents les uns que les autres, d'un Sacha Baron Cohen qui confirme film après film qu'il fait bien partie des meilleurs, à un Alan Rickman jouissif en méchant ultime, en passant par un Timothy Spall énorme, un Jamie Campbell Bower touchant ou encore un Ed Sanders plus que prometteur, les acteurs sont tous parfaits, aussi bien dans le jeu pur que dans la chanson, c'est remarquable.
Et puis ce crescendo dans la violence, quel plaisir, la dernière demi-heure est d'une puissance lyrique et émotionnelle qui n'a d'égale que son horreur totale qui culminera dans un plan final exceptionnel qui est un des plus beaux de la carrière du cinéaste, c'est immense.
Au final "Sweeney Todd: The Demon Barber Of Fleet Street" est le film qui marque le retour du "vrai" Tim Burton et est, malgré ses petits défauts, une immense réussite que l'on ne se lassera pas de voir et de revoir, un classique immédiat !

9/10

"They all deserve to die.Tell you why, Mrs. Lovett, tell you why.Because in all of the whole human race Mrs. Lovett there are two kinds of men and only two.There's the one staying put in his proper place and one with his foot in the other one's face.Look at me, Mrs Lovett! Look at you!. No, we all deserve to die. Even you, Mrs Lovett, even I !" Sweeney Todd

Gone Baby Gone

Posté le 17.02.2008 par nobodycares
Pour son premier film en tant que réalisateur, Ben Affleck s'est entouré d'une équipe de grande qualité et il n'a pas choisi la facilité quand on voit le sujet du film.
"Gone Baby Gone" est un polar très noir, l'histoire d'un jeune couple de détectives privés qui est engagé pour retrouver une petite fille disparue, on suit leur enquête et donc leurs relations avec la police, mais le film nous offre surtout une réflexion intéressante et loin d'être politiquement correct sur un sujet bien délicat: est-ce toujours une bonne chose pour un enfant de rester avec sa famille ?
Dès les premiers plans du film, on est agréablement surpris, Affleck réalisateur ne semble pas un adepte de la mise en scène "Bay-ienne" comme l'on pouvait le craindre, des cadrages travaillés, des mouvements lents mais efficaces et une bonne utilisation de la musique, c'est donc la sobriété qui est ici de mise, et cela fait franchement plaisir.
Tout n'est pas parfait dans sa mise en scène et l'on ressent encore un manque de maîtrise dans les scènes d'action parfois un peu brouillonnes, mais dans l'ensemble c'est vraiment très encourageant et surtout plein de bonnes intentions. Ces fameuses séquences d'actions par exemple, si elles ne sont pas limpides, elles sont par contre parfaitement bien amenées et l'on sursaute à plusieurs reprises, la violence et sèche et soudaine et, j'ai l'impression que le travaille sonore sur les bruits de tirs a été particulièrement soigné.
Et puis son équipe technique est véritablement remarquable, la photographie de John Toll est superbe, et le montage de William Goldenberg sert magnifiquement le film le rend très agréable à suivre.
Mais étant avant tout un acteur (si, si, bande de mauvaises langues ...), c'est bien dans la direction des acteurs qu'il faut chercher la plus grande qualité du bonhomme. Le casting est excellent et il en tire vraiment un maximum, alors on passera sur Morgan Freeman et Ed Harris qui sont parfaits comme très souvent pour se pencher sur le jeune duo principal.
Michelle Monaghan est décidément toujours aussi excellente, ici dans un rôle radicalement différent de ce qu'elle avait l'habitude de nous montrer, elle délivre une performance toute en nuances et en douceur, elle a peu de dialogue, mais on l'écoute attentivement à chaque fois qu'elle parle et on l'admire quand elle reste muette.
Mais la grosse claque c'est encore une fois Casey Affleck, ça fait deux fois en moins d'une semaine que le petit frangin me met une grosse claque, il n'est tout de même pas au même niveau que dans «The Assassination Of Jesse James By The Coward Robert Ford» mais il reste vraiment exceptionnel. Son personnage est de loin le mieux écrit et il en tire le maximum, jamais manichéen ou même caricatural et livre une interprétation convaincante de tous les doutes et de toutes les interrogations morales qui déchirent le personnage et on ne peut s'empêcher d'être touché.
La musique d'Harry Gregson-Williams est excellente et utilisée avec parcimonie, elle sait se faire discrète et souligne parfaitement les moments importants du film, rien à redire de ce côté-là.
Venons-en maintenant à ce qui fâche: le script. Co-écrit par Affleck lui-même et Aaron Stockard, il est excellent dans toute la première heure, mais s'écroule un peu en ayant recours à de nombreux twists pas toujours judicieux et cela casse significativement le rythme du film, c'est vraiment dommage. Je n'ai pas lu le roman de Dennis Lehane, mais c'est lui qui avait signé le magnifique «Mystic River» dont l'adaptation cinématographique par Eastwood était, elle, sans failles.
Heureusement la dernière scène vient sauver un peu cette deuxième heure plus laborieuse, elle laisse planer le doute et laisse au spectateur le soin de se faire sa propre idée sur la question, c'est tellement rare à Hollywood qu'il faut saluer l'initiative, le didactisme, c'est mal !!
"Gone Baby Gone" reste donc un bon film dans l'ensemble, les petites problèmes rythmiques et «scriptiques » sont largement compensés par un casting trois étoiles et une mise en scène inspirée de Ben Affleck, on attend la suite de sa carrière avec impatience.

7/10

Lost s04e03 The Economist

Posté le 16.02.2008 par nobodycares
Bon bah ça continue, sans temps morts, c'est vraiment le début de saison le plus rythmé que "Lost" ait jamais connu, plus de storylines secondaires, enfin pas pour le moment.
L'épisode est centré sur Sayid et les flashforwards sont toujours aussi efficaces, c'est vraiment une excellente idée et ça relance complètement le mystère. On se demande vraiment ce qui va se passer pour que le mec change à ce point d'avis, parce que la dernière scène est franchement excellente et surtout magnifiquement bien amenée. Et puis les événements sur l'île sont en corrélation directe avec ce qui se passe dans les flashforwards, et le "the day I start trusting him is the day I would have sold my soul" renforce encore le choc de cette scène finale et par la même occasion l'addiction immense que la série engendre.
Et puis sur l'île, c'est quand même énorme, alors on n'a toujours aucune réponse, mais qu'est ce qu'on a comme nouvelles questions !!!!
À commencer par ces fa museuse "31 minutes", ça m'a beaucoup fait pense aux Langoliers et ça pourrait bien être l'explication tant attendue à beaucoup des mystères de l'île. Et puis, comme prévu, le personnage interprété par Jeremy Davies est toujours le même, mais il le fait tellement bien que c'est un régal de tous les instants, de grands moments en perspective.
Sinon la guerre des clans à déjà commencée, c'est gentillet pour le moment mais la scission est clairement confirmée. Le duo Locke/Ben est toujours aussi passionnant et l'on attend vraiment de voir comment tout cela va finir.
On connaît maintenant 4 des 6 "Oceanic 6" : Jack, Kate, Hurley et Sayid, plus que deux et l'on saura qui va finir en cadavre, j'ai vraiment hâte !!

10/10

Across The Universe

Posté le 15.02.2008 par nobodycares
Ah la comédie musicale, genre qui a donné au septième art quelques-uns de ces moments les plus jouissifs, mais qui peut aussi bien être casse-gueule. Quand en plus on choisit de transposer 31 chansons d'un petit groupe appelé les Beatles, il faut absolument s'appliquer sous peine de se faire lyncher par une horde de fanatiques enragés.
"Across The Universe" c'est donc le troisième film de l'intéressante Julie Taymor après les sympathiques "Titus" et "Frida", elle choisit donc de nous raconter cette histoire d'amour entre un jeune anglais qui découvre le pays de l'oncle Sam et une petite bourgeoise qui découvre les joies du militantisme, le tout sur fond de 60's et donc de guerre du vietnam et en utilisant les paroles de 31 chansons des Beatles comme principale trame narrative.
C'était risqué, mais ça avait au moins le mérite de susciter la curiosité, et les premières chansons du film ne m'ont pas tellement rassuré, on le droit à deux ou trois chansons pour lesquelles les acteurs sont simplement filmés en train de chanter, c'est visuellement pas très intéressant et surtout un peu ennuyeux. C'est alors que survient la fantastique "I Want To Hold You Hand" qui est esthétiquement très intéressante, la mise en scène commence doucement à se lâcher et l'on aime ça, mais ce qui est surtout très fort, c'est d'avoir transformé la chanson en hymne lesbien, je commençais à y croire.
Puis vient un "With A Little Help From My Friends" qui part dans tous les sens et qui sent bon les classiques des années 50/60, de multiples figurants, des numéros de danse jouissifs et une mise en scène dynamique qui met le sourire aux lèvres.
Mais c'est "I've Just Seen A Face" qui m'a définitivement conquis, la bonne humeur qui se dégage du numéro et les multiples idées visuelles font qu'il est impossible de résister. Et à partir de là, c'est que du bonheur, les montagnes russes émotionnelles, on rit, on pleure, on est trimballé dans tous les sens par la mise en scène toujours inventive de Julie Taynor, c'est énorme.
Et l'immense coup de génie, c'est bien entendu l'utilisation de ces chansons que tout le monde connaît sur le bout des doigts mais qui trouvent de nouvelles significations dans le film, on chantonne avec les acteurs alors que c'est la première fois que l'on voit le film et ça lui donne un côté immensément attachant. On pleure en réentendant un "Let It Be" que l'on pensait connaître par cœur, on est ébloui par la virtuosité de la séquence "Strawberry Fields Forever" et on sourit devant le "Dear Prudence" qui devient une invitation au "coming out" de cette Prudence qui est "trapped in the closet", c'est génial.
Les acteurs sont tous parfaits, les scène "classiques" sont très bien interprétées et font magnifiquement le lien entre les morceaux, mais ce qui force le respect, c'est que toutes les chansons du film sont chantés par ces mêmes acteurs, franchement je dis bravo.
Et pour couronner le tout, on a le droit à une pléiade de guest star comme Jœ Cocker qui reprend "Come Together" ou encore Eddie Izzard en gourou psychédélique et même Bono dans un rôle plus conséquent ou Salma Hayek dans une courte séquence qui restera dans toutes les mémoires.
"Across The Universe" est donc une immense réussite, une magnifique peinture de cette période si spéciale de l'histoire et qui nous fait redécouvrir des chansons dont on n'attendait plus aucune surprise, c'est jousissif.
Et puis cette mise en scène bourrées de bonnes idées, d'une sincérité absolue et surtout sans aucune retenue fait qu'il est pratiquement impossible de ne pas se laisser porter par le film, en fait pour faire un bon film: "All You Need Is Love" !!

10/10, j'suis obligé !!

P.S: Le générique de fin sur "Lucy In The Sky With Diamonds" est génial !!
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