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nobodycares
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Il doit faire à peu près 1 mètre 80, 75 kilos, les yeux bleux et les cheveux bruns. Beau gosse quoi!
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Blog Cinéma
Date de création :
01.05.2007
Dernière mise à jour :
26.02.2008
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This is the end ...

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Voilà, j'arrête, sans plus de raisons que je n'avais commencé, c'est fini !
Cela aura tout de même duré presque un an, avec plus de 190 films chroniqué, une vingtaine de séries ... et 3 livres :D
Merci à tous ceux qui m'ont suivi et bonne année à tous.

Fin de la retransmission ......................................................................................... . . .

Run, Fatboy, Run

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
On est plus proche du téléfilm que du cinéma, c'est plat, prévisible et dégoulinant de bons sentiments, mais ça se laisse regarder sans trop de déplaisir.
Les acteurs sont bons mais pas inoubliables et l'on était en droit d'attendre beaucoup plus d'un tel cast, Thandie Newton est moins pire que d'habitude, c'est déjà ça ....
J'attendais tout de même beaucoup mieux du premier film de David Shwimmer en tant que réalisateur, parce que question mise en scène, c'est le vide cosmique, aucune inventivité, rien ne se dégage du film et on l'oublie 5 minutes après l'avoir vu.
Voilà, si vous êtes fan des comédies familiales un peu niaises mais mignonnettes, "Run, Fatboy, Run" est fait pour vous, pour les autres ça n'est pas très intéressant.

4/10 pour être gentil avec Schwimmer ...

Hulk

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Difficile d'aborder le cas particulier du "Hulk" d'Ang Lee, le film s'est fait démolir par la critique et il est clairement bourré de défauts, mais en ce qui me concerne, je trouve que les nombreuses qualités et la sincérité absolue qui se dégage du tout en font un film très attachant.
L'accueil très froid qui fut réservé au film est peut-être d'abord dût à l'effet de surprise, beaucoup de fans de Hulk ont dû être bien déçus. Ang Lee adapte un comic culte, mais il utilise cette adaptation comme un prétexte pour continuer à décortiquer les relations humaines sous toutes leurs formes.
Parce qu'avec le recul, il est clair qu'il se fout complètement de son personnage principal, ce qui l'intéresse c'est d'abord les interactions difficiles entre tous ses personnages, et il utilise la création d'Hulk comme l'élément déclencheur de tout un tas d'émotions complexes et de conflits ouverts entre des gens qui devraient s'aimer mais qui se déchirent, et c'est ça qui me plaît beaucoup dans le film.
Que ce soit les relations entre un père militaire ultra-strict et sa fille scientifique au cœur rempli d'amour pour l'Humain sous toutes ses formes, de celles entre un fils qui ne comprend pas ce qui lui arrive et un père tiraillé entre ses remords, sa curiosité scientifique et sa recherche du pouvoir absolu, ou bien encore cette relation amoureuse entre une femme qui tente désespérément de capter ne serait-ce qu'une bribe d'émotion de la part de son bien-aimé, Ang Lee décortique tous ces rapports humains avec une intelligence rare, mais ce n'est peut-être pas ce que le public que cible le film était venu chercher.
La mise en scène est magnifique, et c'est peut-être le film qui se rapproche le plus de la bande-dessiné dans son aspect purement visuel. Ang Lee use et abuse d'artifices de mise en scène, mais c'est toujours en totale adéquation avec le concept d'adaptation fidèle de la B.D., les transitions, le découpage, les splits-screen, tout est là pour nous rappeler le support original, c'est un parti pris artistique, que l'on aime ou pas, on ne peut pas lui reprocher cela.
On le sent par contre beaucoup moins inspiré dans les scènes d'action même si elles sont, dans l'ensemble, assez efficaces. Comme je le disais plus haut, on sent qu'il insert ces séquences parce qu'il le fallait, mais il est clair que ce n'est pas cela qui le passionne, cela donne donc des scènes complètement ratées comme la "fameuse" scène dans laquelle Hulk fait des bons dans le désert, c'est assez ridicule et indéfendable.
C'est un peu le même constat pour ce qui concerne le casting, si le duo principal est plus qu'excellent, Nick Nolte et Sam Elliott en font des caisses et cela ne sonne pas toujours très juste.
Mais quand on a un Eric Bana aussi énorme qui campe un personnage pourtant très difficile, plein de contradictions et de conflits intérieurs, et une Jennifer Connelly absolument exceptionnelle qui parvient toujours à se surpasser après plus de 20 ans de carrière, il serait bien mal venu de faire la fine bouche devant le cast, c'est très rare d'avoir un duo d'acteurs aussi parfaits dans un film et il faut absolument le souligner !!
Voilà, si vous cherchez un film d'action bourrin ou un gros divertissement avec un Hulk qui démolit tout sur son passage, ce film n'est certainement pas fait pour vous, mais si vous voulez voir un film qui propose une réflexion intelligente sur les rapports humains ponctué de quelques séquences d'action sympathiques, vous savez ce qu'il vous reste à faire.
Dans tous les cas, quoi que l'on en dise, "Hulk" c'est loin d'être aussi raté que sa réputation veut bien nous le faire croire, c'est une certitude.

7/10

The Chronicles Of Riddick

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Fort du succès critique de son "Pitch Black", David Twohy s'est vu confier un budget cinq fois plus important pour en réaliser la suite. "The Chronicles Of Riddick" se déroule donc cinq ans après le fin de "Pitch Black", Riddick est toujours en exil et poursuivi par des chasseurs de primes, il va aussi très vite découvrir qu'il est une sorte "d'élu" qui est censé sauver la race humaine qui est sous la menace d'un race/secte : les Necromongers.
Pour tout vous dire, je n'ai pas grand-chose à dire sur le film, c'est du space opera assez classique, ça se laisse regarder sans trop de déplaisir, mais on est loin de la fraîcheur et de l'originalité de "Pitch Black".
La mise en scène de Twohy est très inégale, il tombe parfois un peu trop dans la surenchère et certaines scènes d'action, particulièrement au début, sont un peu brouillonnes, mais dans l'ensemble c'est plutôt bien, on sent toujours ce soucis du cadre et cette recherche du plan originale, alors ça ne fait pas toujours mouche, mais il a au moins le mérite d'essayer.
Techniquement le film est magnifique, les décors sont splendides et les planètes ont toutes leur personnalité, et puis les effets spéciaux sont, dans l'ensemble, parfaitement maîtrisés.
Les acteurs sont très moyens, Vin Diesel est toujours charismatique, mais autour de lui ce n'est franchement pas terrible. Je pense notamment à Thandie Newton, il faut qu'elle arrête, c'est juste pas possible, elle enchaîne les performances catastrophiques, elle en fait des tonnes et ça sonne affreusement faux, elle gâche toutes les séquences qui la mettent en scène, horrible !!
Voilà, je n'ai rien d'autre à ajouter, un film dispensable, quelques scènes sympathiques, mais ça n'a plus grand-chose à voir avec "Pitch Black", les capacités "oculaires" de Riddick n'étant, par exemple, pratiquement pas exploitées, un film anecdotique.

5/10

Pitch Black

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Avant de m'atteler à la vision de "The Chronicles Of Riddick", je me suis refait "Pitch Black", ça faisait un moment que je ne l'avais pas revu et, même si c'est un peu moins bon que dans mon souvenir, ça reste un très bon petit film de S.F.
Je ne vais pas m'attarder deux heures dessus, c'est une petite perle que tout amateur de S.F. se doit de voir au moins une fois dans sa vie.
Le film est bourré de bonnes idées et David Twohy exploite à merveille son budget modeste, certaines séquences sont vraiment impressionnantes et c'est bien la preuve que l'on a pas besoin d'un montant énorme pour faire un film intéressant visuellement. Alors il en fait peut-être un peu trop par moments, mais c'est pardonnable, c'est l'enthousiasme de la jeunesse, et puis il fait mouche la plupart du temps et c'est finalement tout ce qui compte.
Le scénario est intelligent, l'idée du personnage de Riddick est géniale et les acteurs sont plus que corrects dans l'ensemble. Le film évite de plus à peu près tous les clichés du genre et la fameuse scène tragique de la fin me fait toujours autant plaisir, c'est tellement rare un film qui tente ce genre de choses que cela rend "Pitch Black" immensément attachant.
Et puis il faut saluer le travail de David Egby à la photographie, le film est splendide et, je me répète, pour un budget aussi modeste c'est remarquable. L'idée des trois soleils aux teintes différentes est, à ce titre, une des meilleures du film, chapeau bas !
Voilà, je matte "The Chronicles Of Riddick" et je vous en parle, en attendant mattez "Pitch Black", ça vaut franchement le coup !

8/10

The Darjeeling Limited

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Wes Anderson est un des réalisateurs qui me touche le plus, je ne peux pas l'expliquer, mais à chaque fois que je regarde un de ses films, j'ai l'impression très agréable qu'il a été fait juste pour moi. J'ai vu, et aimé, tous ses films, avec une grosse préférence pour ses deux immenses chefs-d'œuvre que sont "Rushmore" et "The Royal Tenebaums".
Trois ans après "The Life Aquatic With Steve Zissou", Anderson est donc de retour avec ce "The Darjeeling Limited" qui conte le périple de trois frères qui ne s'étaient plus parlé depuis l'enterrement de leur père il y a un an. Les trois frères Whitman se retrouvent à bord d'un train qui traverse l'Inde à la manière de l'Orient Express: le Darjeeling Limited.
C'est à peu près tout ce que j'ai d'objectif à raconter sur le film, c'est du Wes Anderson pur jus et ça m'a donc encore une fois touché en plein cœur, je ne sais pas comment il fait, mais pour le moment ça marche à tous les coups.
Le mélange si particulier du tragique et du burlesque, l'utilisation si particulière de la musique, les personnages décalés et immensément touchants et surtout ces constantes ruptures dans le ton, tout me parle, je ne peux pas l'expliquer avec des mots, mais j'ai encore une fois pleuré.
La mise en scène est toujours aussi maîtrisée, les multiples plans-séquences, les travellings latéraux et les petits mouvements fluides sont bien présents et le style Wes Anderson est immédiatement reconnaissable, que l'on aime ou pas, il est indéniable que le réalisateur possède une personnalité unique et que l'on sait instantanément que l'on est devant l'un de ses films.
Les acteurs sont parfaits, on retrouve la "grande famille" du réalisateur, à commencer par Owen Wilson qui trouve encore une fois un rôle qui lui sied parfaitement, c'est bien chez Anderson qu'il est le plus à l'aise, cela transparaît dans chacune de ses scènes. On retrouve également Jason Schwartzman qui avait fait ses grands débuts dans "Rushomre", les habituels Bill Murray, Anjelica Huston ou bien encore l'inénarrable Kumar Pallana, inutile de préciser qu'ils sont tous énormes.
Le "petit" nouveau n'est autre que l'excellent Adrien Brody, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il se fond dans la masse avec une facilité déconcertante. Son regard de "chien battu" colle à merveille avec le personnage et il a su capté toute l'essence des personnages "Andersonien", un membre de plus dans la famille en quelque sorte.
Les seconds rôles Indiens sont tous parfaits, en particulier le génial Waris Ahluwalia et la très charmante Amara Karan.
Voilà, je crois que je vais m'arrêter là, la B.O. est parfaite, mais c'est une habitude, la photographie aussi etc. etc ...
"The Darjeeling Limited" est donc dans la plus pure tradition des films de Wes Anderson, si vous n'avez pas aimé ses premiers opus, passez votre chemin, sinon c'est que du bonheur.
Et pour ceux qui n'auraient pas encore tenté l'expérience Wes Anderson, je ne peux que les encourager à sauter le pas, ça mérite au moins un coup d'œil.

10/10

"I wonder if the three of us would've been friends in real life. Not as brothers, but as people." Jack Whitman

Into The Wild

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Il aura fallu attendre six ans pour voir débarquer sur nos écrans le nouveau film du Sean Penn réalisateur. Le bonhomme prend son temps entre ses films et c'est généralement une bonne chose tant il ne nous avait jamais déçu pas le passé. Après les excellents "The Indian Runner", "The Crossing Guard" et "The Pledge", il effectue un virage à 180 degrés en quittant l'intensité urbaine étouffante pour se pencher sur l'histoire vraie de Christopher Mccandless, ce jeune Américain issu d'une famille aisée qui décide de tout plaquer pour partir à l'aventure le jour où il obtient son diplôme universitaire, il part avec un objectif en tête : l'Alaska.
Le pitch de ce "Into The Wild" est donc très simple, un road-movie qui prend des airs des quête initiatique avec la nature comme personnage principal.
Alors l'histoire est, certes, touchante et la galerie de personnages secondaires est vraiment très attachante mais le film est bourré de petits "tics" qui font qu'il n'est pas si agréable à suivre que cela.
A commencer par ce personnage principal qui m'est très antipathique, ce petit "monsieur-je-sais-tout" qui, du haut de ses 23 ans, donne des leçons de vie à tout le monde et qui pense détenir la vérité absolue devient très vite énervant. On comprend ses motivations et on a même du respect pour ce qu'il entreprend, mais cette manie de vouloir faire de sa quête personnelle un acte que "tout le monde devrait faire au lieu de se laisser bouffer par la société, l'agent, bla bla bla ...." fait que le tout sent un peu trop le pamphlet pour être réellement touchant, et quand vient la scène-choc du film, et bah franchement on se dit qu'il l'a bien mérité !!
Le deuxième mauvais point du film, c'est cette voix-off qui vient nous narrer les états-d'âmes de la petite sœur abandonnée tout le long du film. Je comprends parfaitement les motivations de cette narration, elle vient nous rappeler que l'acte égoïste de Chris n'est pas sans conséquences et que, pendant qu'il s'éclate, il fait souffrir des gens qu'il aime. C'est plutôt la façon dont le texte est écrit qui me dérange, trop littéraire pour être touchant et trop disparate pour marquer durablement le spectateur. C'est vraiment dommage, surtout que Jena Malone est, comme toujours, absolument parfaite dans le rôle.
Mais ce qui dérange le plus dans "Into The Wild" ce sont sans aucun doute les "tics" de mise en scène qui étaient jusqu'ici totalement absents des films de Penn. Et c'est d'autant plus gênant que le film parle de pureté et de la beauté de la nature, la simplicité était de mise, mais non, au lieu de cela Penn nous sort une multitude d'effets "tape-à-l'œil" et inutiles. Tout y passe, du ralenti en passant pas le "split-screen" jusqu'à un vilain plan tournoyant au-dessus du personnage qui rappelle fortement un certain "I'm the king of the world !!!!!!!!!". L'artificialité de la mise en scène annihile donc un bon nombre de séquences qui auraient été magnifiques avec un peu plus de sobriété, n'est pas Terrence Mallick qui veut...
Mais "Into The Wild" n'est pas un grand "ratage", il possède même beaucoup de qualités qui feraient presque oublier les défauts que je viens de citer.
A commencer par le casting qui est, comme dans les précédents films de Penn, proche de la perfection. Le jeune Émile Hirsh est très impressionnant dans le rôle principal, on sent qu'il s'est vraiment investi à 100 % dans le personnage et sa performance mérite un respect absolu. Il s'est même transformé physiquement pour le rôle, il a perdu quelques kilos et les dernières scènes du film font vraiment froid dans le dos.
Et puis il y a tous ces personnages secondaires, dont je parlais plus haut, qui viennent ponctuer le film, et ce sont vraiment eux qui sont l'âme de "Into The Wild". Du couple de hippies campé par un excellent Brian Dierker et une Catherine Keener comme toujours parfaite, au vieux papy en manque de compagnie interprété par le très touchant Hal Hol Brook, en passant par Vince Vaughn qui vient faire une courte apparition en fermier criminel ou la jeune Kristen Stewart en "withe trash" en quête d'amour, ils sont tous excellents, tous intéressants et ce sont vraiment leurs interactions avec Chris qui font toute la force du film.
Et puis, même si les "tics" dont je parlais plus haut sont agaçants, il reste tout de même quelques plans d'une rare beauté, sublimés il est vrai par le splendide travail d'Eric Gautier à la photographie et la musique envoûtante du trio Brook, King, Vedder.
Au final, "Into The Wild" est un film bancal dont la forme est parfois un peu trop en contradiction avec le fond pour être totalement réussi, mais qui reste à voir ne serait-ce que pour cette galerie d'excellents acteurs et les quelques très beaux plans que l'on retrouve parsemés tout au long de ces deux heures et demie. Le moins bon film de Sean Penn mais un bon film quand même.

7/10

Michael Clayton

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Pour son premier film en tant que réalisateur, Tony Gilroy, l'excellent scénariste de la série des "Bourne" ou encore du très bon "The Devil's Advocate", à choisit de se livrer à l'exercice difficile du "thriller juridique".
Le genre nous a offert quelques perles, dont la plus brillante est certainement ce grand chef-d'œuvre de Michael Mann qu'est "The Insider", mais beaucoup tombent dans le piège de l'excès d'explications ou du dialogue indigeste.
Le risque était donc grand, plus encore pour un premier film, mais force est de constater que Tony Gilroy s'en sort bien, il livre même avec ce "Michael Clayton" un très bon film.
Je ne me lancerais pas dans un résumé laborieux du scénario car il est très dense et j'en oublierais forcément en route, sachez simplement que c'est franchement bien écrit, et surtout passionnant de bout en bout.
La meilleure idée de Tony Gilroy, c'est d'avoir permis l'identification totale du spectateur avec le personnage titre, ce Michæl Calyton "subit" les faits, il les découvre en même temps que nous et ses réactions sont donc très liées aux notres.
Le suspense fonctionne parfaitement, les deux heures passent très vite et on se demande tout le long où tout cela va nous amener, les enjeux sont énormes et le côté très "humain" de la grande méchante fait froid dans le dos. L'identification avec Clayton se termine dans le dernier acte dans lequel c'est lui qui tire les ficelles, cette dernière partie est, par conséquent, la moins intéressante du film, même si l'on comprend parfaitement son utilité.
La mise en scène de Tony Gilroy est, dans l'ensemble, très sobre et c'est une immense qualité pour un film dont l'intérêt principal est sans aucun doute le scénario. C'est très fluide, il laisse ses personnages respirer et il installe une atmosphère lourde et mystérieuse qui contribue grandement à renforcer le suspense qui fait toute la force du film, un réalisateur prometteur.
Et pour couronner le tout, il s'est entouré d'un casting quatre étoiles et très éclectique qui est pour beaucoup dans le succès du film.
D'un George Clooney proche de la perfection dans un rôle pourtant très compliqué, en passant par un Sydney Pollack dont les courtes apparitions nous rappellent à quel point il est immense, jusqu'à un Tom Wilkinson ahurissant dans justesse et absolument fascinant, on ne dénote aucun faux pas de leurs parts et ils méritent tous un grand coup de chapeau.
Mais celle qui m'a le plus impressionné, c'est sans hésitation la très sous-estimée Tida Swinton. Son personnage est très important même si son temps à l'écran n'est finalement pas si élevé que cela, mais à chaque fois qu'elle apparaît, elle illumine le film de son charisme, elle est à la fois bouleversante dans ses faiblesses et très terrifiante dans son jusqu'au boutisme, une grande performance !
À souligner également une excellente partition de James Newton Howard pleine de mystère et de discrétion, très efficace.
Au final ce "Michael Clayton" est une grande réussite, pour un premier film, c'est même remarquable, un bon scénario servi par une mise en scène limpide et des acteurs excellents, que demander de plus ?

8/10

The Wire s05e08 Clarifications

Posté le 26.02.2008 par nobodycares
Tout simplement le meilleur épisode de série de l'année jusqu'à maintenant, époustouflant !!!
Je suis en panne de superlatifs donc je vous épargne mes tirades habituelles. Je n'ai qu'une chose à dire: IL FAUT VOIR "THE WIRE" !!!!!!!!!!!!

10/10

Beowulf

Posté le 25.02.2008 par nobodycares
Trois ans après avoir inauguré la technique de la "Performance capture" dans un très bon "The Polar Express", Robert Zemeckis est de retour, toujours avec la même technologie, mais elle est cette fois-ci au service d'un film barbare… ou presque.
D'un point de vue purement technique, "Beowulf" alterne entre l'exceptionnel et le très moyen, il est incontestable que la "Performance Capture" a encore passé un cap mais elle reste encore très perfectible en ce qui concerne l'animation. Parce que la modélisation des visages et tout simplement hallucinante, certains sont plus réussis que d'autres mais dans l'ensemble c'est quand même une grosse tatane dans la gueule. Anthony Hopkins est presque photoréaliste, c'est bluffant et l'on imagine déjà tout ce que l'on pourra faire quand cette technologie sera pleinement maîtrisée, il suffit de voir le plan final pour s'en convaincre, il devient carrément difficile de séparer le réel du virtuel.
Mais malheureusement l'animation n'est pas encore à la hauteur, on est très loin des productions Pixar ou encore de l'immense "Final Fantasy VII : Advent Children" de ce côté-là. Cela manque parfois de fluidité et tous les petits détails, comme l'eau ou les effets de particules, sont encore à des années lumières de ce que l'on a pu voir récemment dans "Ratatouille". Mais c'est pardonnable, la technologie n'en est qu'à ses débuts et l'on sent un potentiel gigantesque, et si l'on écoute des réalisateurs comme Spielberg, Cameron, Jackson, Deltoro ou Zemeckis lui-même, c'est clairement dans cette "Performance capture" que réside l'avenir du cinéma.
Passons maintenant aux choses qui fâchent, parce que c'est bien beau toutes ces prouesses techniques mais ça n'a jamais fait un film, et c'est bien là le problème de ce "Beowulf", c'est beau, mais c'est presque vide.
Le scénario, pourtant signé par Roger Avary et Neil Gaiman qui sont deux grands scénaristes, est famélique, l'histoire aurait très bien pue rentrer dans 45 minutes si l'on avait retiré tout ce qui est inutile.
Cela se résume à deux grands combats avec beaucoup de bla-bla entre les deux, c'est très peu pour un film approche les deux heures. Et puis cette immense ellipse est très mal amenée, on saute 30 ans sans savoir pourquoi, on nous explique rien, et c'est la fin, pas très captivant.
Et il en va un peu de même pour la mise en scène de Zemeckis qui, si elle reste toujours aussi maîtrisée, fait beaucoup de bruit pour rien. Parce que oui il se sert parfaitement des possibilités infinies offertes par le support mais on se demande encore quel est le but de tout cela, l'esbroufe pour l'esbroufe, ça va bien cinq minutes, mais ça devient vite lassant et ce ne sont pas tous ces plans "impossibles" qui vont nous faire oublier la pauvreté du scénario.
Par contre il n'y a vraiment rien à redire en ce qui concerne les acteurs, le casting est des plus prestigieux et il n'y a vraiment pas de fausse note à l'exception peut-être du "I AAAMM BBBEEEOOOWWWUUUUULLLLFFF !!!!!" qui m'a un peu trop rappelé un film avec des barbus en slibard. Mais retrouver Anthony Hopkins, Ray Winstone, Robin Wright Penn, John Malkovich, Angelina Jolie et même Crispin Glover dans le même film, ça force un peu le respect.
Enfin la musique de Silvestri est encore une fois parfaite, mais ça c'est presque une habitude !
Au final, force est de constater que "Beowulf" n'est pas un bon film, c'est même peut-être un des plus faibles de Zemeckis, mais il en ressort tout de même quelques moments brutaux comme on aimerait en voir plus souvent dans l'animation américaine, c'est très peu, mais c'est déjà pas mal.
Et puis s'il reste techniquement ce que la "Performance capture" nous a offert de plus impressionnant, on reste encore très loin de "The Polar Express" et encore plus de "Monster House" cinématographiquement parlant, c'est dommage.

4/10
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